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Platon

Socrate dans le Criton de Platon Passage 46

Passage 4 sur 12

Référence canonique 46

Grec ancien

perseus-plato-crito-grc

ΚΡ. ταῦτα οὖν, ὦ Σώκρατες, ὅρα μὴ ἅμα τῷ κακῷ καὶ αἰσχρὰ ᾖ σοί τε καὶ ἡμῖν. ἀλλὰ βουλεύου - μᾶλλον δὲ οὐδὲ βουλεύεσθαι ἔτι ὥρα ἀλλὰ βεβουλεῦσθαι - μία δὲ βουλή· τῆς γὰρ ἐπιούσης νυκτὸς πάντα ταῦτα δεῖ πεπρᾶχθαι, εἰ δʼ ἔτι περιμενοῦμεν, ἀδύνατον καὶ οὐκέτι οἷόν τε. ἀλλὰ παντὶ τρόπῳ, ὦ Σώκρατες, πείθου μοι καὶ μηδαμῶς ἄλλως ποίει. ΣΩ. ὦ φίλε Κρίτων, ἡ προθυμία σου πολλοῦ ἀξία εἰ μετά τινος ὀρθότητος εἴη· εἰ δὲ μή, ὅσῳ μείζων τοσούτῳ χαλεπωτέρα. σκοπεῖσθαι οὖν χρὴ ἡμᾶς εἴτε ταῦτα πρακτέον εἴτε μή· ὡς ἐγὼ οὐ νῦν πρῶτον ἀλλὰ καὶ ἀεὶ τοιοῦτος οἷος τῶν ἐμῶν μηδενὶ ἄλλῳ πείθεσθαι ἢ τῷ λόγῳ ὃς ἄν μοι λογιζομένῳ βέλτιστος φαίνηται. τοὺς δὴ λόγους οὓς ἐν τῷ ἔμπροσθεν ἔλεγον οὐ δύναμαι νῦν ἐκβαλεῖν, ἐπειδή μοι ἥδε ἡ τύχη γέγονεν, ἀλλὰ σχεδόν τι ὅμοιοι φαίνονταί μοι, καὶ τοὺς αὐτοὺς πρεσβεύω καὶ τιμῶ οὕσπερ καὶ πρότερον· ὧν ἐὰν μὴ βελτίω ἔχωμεν λέγειν ἐν τῷ παρόντι, εὖ ἴσθι ὅτι οὐ μή σοι συγχωρήσω, οὐδʼ ἂν πλείω τῶν νῦν παρόντων ἡ τῶν πολλῶν δύναμις ὥσπερ παῖδας ἡμᾶς μορμολύττηται, δεσμοὺς καὶ θανάτους ἐπιπέμπουσα καὶ χρημάτων ἀφαιρέσεις. πῶς οὖν ἂν μετριώτατα σκοποίμεθα αὐτά; εἰ πρῶτον μὲν τοῦτον τὸν λόγον ἀναλάβοιμεν, ὃν σὺ λέγεις περὶ τῶν δοξῶν. πότερον καλῶς ἐλέγετο ἑκάστοτε ἢ οὔ, ὅτι ταῖς μὲν δεῖ τῶν δοξῶν προσέχειν τὸν νοῦν, ταῖς δὲ οὔ; ἢ πρὶν μὲν ἐμὲ δεῖν ἀποθνῄσκειν καλῶς ἐλέγετο, νῦν δὲ κατάδηλος ἄρα ἐγένετο ὅτι ἄλλως ἕνεκα λόγου ἐλέγετο, ἦν δὲ παιδιὰ καὶ φλυαρία ὡς ἀληθῶς; ἐπιθυμῶ δʼ ἔγωγʼ ἐπισκέψασθαι, ὦ Κρίτων, κοινῇ μετὰ σοῦ εἴ τί μοι ἀλλοιότερος φανεῖται, ἐπειδὴ ὧδε ἔχω, ἢ ὁ αὐτός, καὶ ἐάσομεν χαίρειν ἢ πεισόμεθα αὐτῷ. ἐλέγετο δέ πως, ὡς ἐγᾦμαι, ἑκάστοτε ὧδε ὑπὸ τῶν οἰομένων τὶ λέγειν, ὥσπερ νυνδὴ ἐγὼ ἔλεγον, ὅτι τῶν δοξῶν ἃς οἱ ἄνθρωποι δοξάζουσιν δέοι τὰς μὲν περὶ πολλοῦ ποιεῖσθαι, τὰς δὲ μή. τοῦτο πρὸς θεῶν, ὦ Κρίτων, οὐ δοκεῖ καλῶς σοι λέγεσθαι;

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-crito-en

Crito. Take care, Socrates, that these things be not disgraceful, as well as evil, both to you and to us. Just consider, or rather it is time not to consider any longer, but to have finished considering. And there is just one possible plan; for all this must be done in the coming night. And if we delay it can no longer be done. But I beg you, Socrates, do as I say and don’t refuse. Socrates. My dear Crito, your eagerness is worth a great deal, if it should prove to be rightly directed; but otherwise, the greater it is, the more hard to bear. So we must examine the question whether we ought to do this or not; for I am not only now but always a man who follows nothing but the reasoning which on consideration seems to me best. Aud I cannot, now that this has happened to us, discard the arguments I used to advance, but they seem to me much the same as ever, and I revere and honor the same ones as before. And unless we can bring forward better ones in our present situation, be assured that I shall not give way to you, not even if the power of the multitude frighten us with even more terrors than at present, as children are frightened with goblins, threatening us with imprisonments and deaths and confiscations of property. Now how could we examine the matter most reasonably? By taking up first what you say about opinions and asking whether we were right when we always used to say that we ought to pay attention to some opinions and not to others? Or were we right before I was condemned to death, whereas it has how been made clear that we were talking merely for the sake of argument and it was really mere play and nonsense? And I wish to investigate, Crito, in common with you, and see whether our former argument seems different to me under our present conditions, or the same, and whether we shall give it up or be guided by it. But it used to be said, I think, by those who thought they were speaking sensibly, just as I was saying now, that of the opinions held by men some ought to be highly esteemed and others not. In God’s name, Crito, do you not think this is correct?

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Criton. Prends garde, Socrate, que ces choses ne soient honteuses aussi bien que mauvaises, pour toi comme pour nous. Réfléchis seulement, ou plutôt il n’est plus temps de réfléchir, mais d’avoir achevé de le faire. Et il n’existe qu’un seul plan possible ; car tout cela doit être accompli pendant la nuit qui vient. Si nous tardons, ce ne sera plus possible. Mais je t’en supplie, Socrate, fais ce que je dis et ne refuse pas.

Socrate. Mon cher Criton, ton empressement vaut beaucoup, s’il se révèle justement dirigé ; mais, dans le cas contraire, plus il est grand, plus il est difficile à supporter. Nous devons donc examiner s’il nous faut agir ainsi ou non ; car je suis non seulement aujourd’hui, mais depuis toujours, un homme qui ne suit rien d’autre que le raisonnement qui, après examen, me paraît le meilleur. Et je ne puis, maintenant que cela nous est arrivé, rejeter les arguments que j’avais coutume d’avancer ; ils me paraissent au contraire presque les mêmes que toujours, et je révère et honore les mêmes qu’auparavant. À moins que nous ne puissions en présenter de meilleurs dans la situation présente, sois assuré que je ne te céderai pas, quand bien même la puissance de la multitude nous effraierait par des terreurs encore plus nombreuses qu’à présent, comme on effraie les enfants avec des fantômes, en nous menaçant d’emprisonnements, de morts et de confiscations de biens.

Maintenant, comment pourrions-nous examiner la question de la manière la plus raisonnable ? En reprenant d’abord ce que tu dis au sujet des opinions et en nous demandant si nous avions raison, chaque fois que nous affirmions qu’il fallait prêter attention à certaines opinions et non à d’autres. Ou bien avions-nous raison avant que je ne sois condamné à mort, tandis qu’il est désormais devenu clair que nous ne parlions que pour le plaisir d’argumenter, et qu’il ne s’agissait véritablement que d’un jeu et d’un non-sens ? Je souhaite examiner avec toi, Criton, si notre ancien argument me paraît différent dans les circonstances présentes, ou s’il me paraît le même, et si nous allons l’abandonner ou nous laisser guider par lui. Or ceux qui pensaient parler sensément avaient coutume de dire, je crois, exactement comme je le disais à l’instant, que, parmi les opinions professées par les hommes, certaines devaient être tenues en haute estime et d’autres non. Au nom de Dieu, Criton, ne penses-tu pas que cela est juste ?

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