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Platon

Socrate dans le Criton de Platon Passage 52

Passage 10 sur 12

Référence canonique 52

Grec ancien

perseus-plato-crito-grc

ΣΩ. ταύταις δή φαμεν καὶ σέ, ὦ Σώκρατες, ταῖς αἰτίαις ἐνέξεσθαι, εἴπερ ποιήσεις ἃ ἐπινοεῖς, καὶ οὐχ ἥκιστα Ἀθηναίων σέ, ἀλλʼ ἐν τοῖς μάλιστα. εἰ οὖν ἐγὼ εἴποιμι· διὰ τί δή; ἴσως ἄν μου δικαίως καθάπτοιντο λέγοντες ὅτι ἐν τοῖς μάλιστα Ἀθηναίων ἐγὼ αὐτοῖς ὡμολογηκὼς τυγχάνω ταύτην τὴν ὁμολογίαν. φαῖεν γὰρ ἂν ὅτι ὦ Σώκρατες, μεγάλα ἡμῖν τούτων τεκμήριά ἐστιν, ὅτι σοι καὶ ἡμεῖς ἠρέσκομεν καὶ ἡ πόλις· οὐ γὰρ ἄν ποτε τῶν ἄλλων Ἀθηναίων ἁπάντων διαφερόντως ἐν αὐτῇ ἐπεδήμεις εἰ μή σοι διαφερόντως ἤρεσκεν, καὶ οὔτʼ ἐπὶ θεωρίαν πώποτʼ ἐκ τῆς πόλεως ἐξῆλθες, ὅτι μὴ ἅπαξ εἰς Ἰσθμόν, οὔτε ἄλλοσε οὐδαμόσε, εἰ μή ποι στρατευσόμενος, οὔτε ἄλλην ἀποδημίαν ἐποιήσω πώποτε ὥσπερ οἱ ἄλλοι ἄνθρωποι, οὐδʼ ἐπιθυμία σε ἄλλης πόλεως οὐδὲ ἄλλων νόμων ἔλαβεν εἰδέναι, ἀλλὰ ἡμεῖς σοι ἱκανοὶ ἦμεν καὶ ἡ ἡμετέρα πόλις· οὕτω σφόδρα ἡμᾶς ᾑροῦ καὶ ὡμολόγεις καθʼ ἡμᾶς πολιτεύσεσθαι, τά τε ἄλλα καὶ παῖδας ἐν αὐτῇ ἐποιήσω, ὡς ἀρεσκούσης σοι τῆς πόλεως. ἔτι τοίνυν ἐν αὐτῇ τῇ δίκῃ ἐξῆν σοι φυγῆς τιμήσασθαι εἰ ἐβούλου, καὶ ὅπερ νῦν ἀκούσης τῆς πόλεως ἐπιχειρεῖς, τότε ἑκούσης ποιῆσαι. σὺ δὲ τότε μὲν ἐκαλλωπίζου ὡς οὐκ ἀγανακτῶν εἰ δέοι τεθνάναι σε, ἀλλὰ ᾑροῦ, ὡς ἔφησθα, πρὸ τῆς φυγῆς θάνατον· νῦν δὲ οὔτʼ ἐκείνους τοὺς λόγους αἰσχύνῃ, οὔτε ἡμῶν τῶν νόμων ἐντρέπῃ, ἐπιχειρῶν διαφθεῖραι, πράττεις τε ἅπερ ἂν δοῦλος ὁ φαυλότατος πράξειεν, ἀποδιδράσκειν ἐπιχειρῶν παρὰ τὰς συνθήκας τε καὶ τὰς ὁμολογίας καθʼ ἃς ἡμῖν συνέθου πολιτεύεσθαι. πρῶτον μὲν οὖν ἡμῖν τοῦτʼ αὐτὸ ἀπόκριναι, εἰ ἀληθῆ λέγομεν φάσκοντές σε ὡμολογηκέναι πολιτεύσεσθαι καθʼ ἡμᾶς ἔργῳ ἀλλʼ οὐ λόγῳ, ἢ οὐκ ἀληθῆ. τί φῶμεν πρὸς ταῦτα, ὦ Κρίτων; ἄλλο τι ἢ ὁμολογῶμεν; ΚΡ. ἀνάγκη, ὦ Σώκρατες. ΣΩ. ἄλλο τι οὖν, ἂν φαῖεν, ἢ συνθήκας τὰς πρὸς ἡμᾶς αὐτοὺς καὶ ὁμολογίας παραβαίνεις, οὐχ ὑπὸ ἀνάγκης ὁμολογήσας οὐδὲ ἀπατηθεὶς οὐδὲ ἐν ὀλίγῳ χρόνῳ ἀναγκασθεὶς βουλεύσασθαι, ἀλλʼ ἐν ἔτεσιν ἑβδομήκοντα, ἐν οἷς ἐξῆν σοι ἀπιέναι, εἰ μὴ ἠρέσκομεν ἡμεῖς μηδὲ δίκαιαι ἐφαίνοντό σοι αἱ ὁμολογίαι εἶναι.

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-crito-en

Socrates. We say that you, Socrates, will be exposed to these reproaches, if you do what you have in mind, and you not least of the Athenians but more than most others. If then I should say, How so? perhaps they might retort with justice that I had made this agreement with them more emphatically than most other Athenians. For they would say, Socrates, we have strong evidence that we and the city pleased you; for you would never have stayed in it more than all other Athenians if you had not been better pleased with it than they; you never went out from the city to a festival, or anywhere else, except on military service, and you never made any other journey, as other people do, and you had no wish to know any other city or other laws, but you were contented with us and our city. So strongly did you prefer us and agree to live in accordance with us; and besides, you begat children in the city, showing that it pleased you. And moreover even at your trial you might have offered exile as your penalty, if you wished, and might have done with the state’s consent what you are now undertaking to do without it. But you then put on airs and said you were not disturbed if you must die, and you preferred, as you said, death to exile. And now you are not ashamed to think of those words and you do not respect us, the laws, since you are trying to bring us to naught; and you are doing what the meanest slave would do, since you are trying to run away contrary to the compacts and agreements you made with us that you would live in accordance with us. First then, answer this question, whether we speak the truth or not when we say that you agreed, not in word, but by your acts, to live in accordance with us. What shall we say to this, Crito? Must we not agree that it is true? Crito. We must, Socrates. Socrates. Are you then, they would say, not breaking your compacts and agreements with us, though you were not led into them by compulsion or fraud, and were not forced to make up your mind in a short time, but had seventy years, in which you could have gone away, if we did not please you and if you thought the agreements were unfair?

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Socrate. « Nous disons que tu t’exposeras à ces reproches, Socrate, si tu fais ce que tu as en tête, et que tu t’y exposeras non pas moins que les autres Athéniens, mais plus que la plupart d’entre eux. » Si je demandais alors : « Comment cela ? », peut-être pourraient-elles répliquer avec justice que j’ai conclu cet accord avec elles plus nettement que la plupart des autres Athéniens. Car elles diraient : « Socrate, nous avons de fortes preuves que nous et la cité te plaisions ; car tu n’y serais jamais demeuré plus que tous les autres Athéniens si elle ne t’avait pas plu davantage qu’à eux. Jamais tu n’es sorti de la cité pour te rendre à une fête, ni pour aller nulle part ailleurs, sauf pour le service militaire ; jamais tu n’as fait aucun autre voyage, comme le font les autres, et tu n’as éprouvé aucun désir de connaître une autre cité ni d’autres lois, mais tu t’es contenté de nous et de notre cité. Tu nous as donc si fortement préférées et tu as si clairement accepté de vivre conformément à nous ; en outre, tu as engendré des enfants dans la cité, montrant par là qu’elle te plaisait. De plus, lors de ton procès même, tu aurais pu proposer l’exil comme peine, si tu l’avais voulu, et faire avec le consentement de l’État ce que tu entreprends maintenant de faire sans son consentement. Mais alors tu prenais de grands airs et tu disais que tu ne serais pas troublé s’il te fallait mourir, et tu préférais, selon tes propres paroles, la mort à l’exil. Maintenant, tu n’as pas honte en songeant à ces paroles et tu ne nous respectes pas, nous, les lois, puisque tu essaies de nous réduire à néant ; et tu fais ce que ferait l’esclave le plus vil, puisque tu essaies de t’enfuir contrairement aux pactes et aux accords que tu as conclus avec nous et par lesquels tu t’engageais à vivre conformément à nous. Réponds donc d’abord à cette question : disons-nous vrai ou non lorsque nous affirmons que tu as accepté, non en paroles, mais par tes actes, de vivre conformément à nous ? » Que répondrons-nous à cela, Criton ? Ne devons-nous pas convenir que c’est vrai ?

Criton. Nous le devons, Socrate.

Socrate. « Ne romps-tu donc pas, diraient-elles, tes pactes et tes accords avec nous, alors que tu n’as pas été amené à les conclure par la contrainte ou la fraude, que tu n’as pas été forcé de te décider en peu de temps, mais que tu as eu soixante-dix ans pendant lesquels tu pouvais partir, si nous ne te plaisions pas et si tu trouvais ces accords injustes ? »

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