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Platon
Socrate dans le Gorgias de Platon Passage 518
Passage 72 sur 81
Référence canonique 518
Grec ancien
perseus-plato-gorgias-grc
ΣΩ. διὸ δὴ καὶ ταύτας μὲν δουλοπρεπεῖς τε καὶ διακονικὰς καὶ ἀνελευθέρους εἶναι περὶ σώματος πραγματείαν, τὰς ἄλλας τέχνας, τὴν δὲ γυμναστικὴν καὶ ἰατρικὴν κατὰ τὸ δίκαιον δεσποίνας εἶναι τούτων. ταὐτὰ οὖν ταῦτα ὅτι ἔστιν καὶ περὶ ψυχήν, τοτὲ μέν μοι δοκεῖς μανθάνειν ὅτι λέγω, καὶ ὁμολογεῖς ὡς εἰδὼς ὅτι ἐγὼ λέγω· ἥκεις δὲ ὀλίγον ὕστερον λέγων ὅτι ἄνθρωποι καλοὶ κἀγαθοὶ γεγόνασιν πολῖται ἐν τῇ πόλει, καὶ ἐπειδὰν ἐγὼ ἐρωτῶ οἵτινες, δοκεῖς μοι ὁμοιοτάτους προτείνεσθαι ἀνθρώπους περὶ τὰ πολιτικά, ὥσπερ ἂν εἰ περὶ τὰ γυμναστικὰ ἐμοῦ ἐρωτῶντος οἵτινες ἀγαθοὶ γεγόνασιν ἢ εἰσὶν σωμάτων θεραπευταί, ἔλεγές μοι πάνυ σπουδάζων, Θεαρίων ὁ ἀρτοκόπος καὶ Μίθαικος ὁ τὴν ὀψοποιίαν συγγεγραφὼς τὴν Σικελικὴν καὶ Σάραμβος ὁ κάπηλος, ὅτι οὗτοι θαυμάσιοι γεγόνασιν σωμάτων θεραπευταί, ὁ μὲν ἄρτους θαυμαστοὺς παρασκευάζων, ὁ δὲ ὄψον, ὁ δὲ οἶνον. ἴσως ἂν οὖν ἠγανάκτεις, εἴ σοι ἔλεγον ἐγὼ ὅτι Ἄνθρωπε, ἐπαΐεις οὐδὲν περὶ γυμναστικῆς· διακόνους μοι λέγεις καὶ ἐπιθυμιῶν παρασκευαστὰς ἀνθρώπους, οὐκ ἐπαΐοντας καλὸν κἀγαθὸν οὐδὲν περὶ αὐτῶν, οἵ, ἂν οὕτω τύχωσιν, ἐμπλήσαντες καὶ παχύναντες τὰ σώματα τῶν ἀνθρώπων, ἐπαινούμενοι ὑπʼ αὐτῶν, προσαπολοῦσιν αὐτῶν καὶ τὰς ἀρχαίας σάρκας· οἱ δʼ αὖ διʼ ἀπειρίαν οὐ τοὺς ἑστιῶντας αἰτιάσονται τῶν νόσων αἰτίους εἶναι καὶ τῆς ἀποβολῆς τῶν ἀρχαίων σαρκῶν, ἀλλʼ οἳ ἂν αὐτοῖς τύχωσι τότε παρόντες καὶ συμβουλεύοντές τι, ὅταν δὴ αὐτοῖς ἥκῃ ἡ τότε πλησμονὴ νόσον φέρουσα συχνῷ ὕστερον χρόνῳ, ἅτε ἄνευ τοῦ ὑγιεινοῦ γεγονυῖα, τούτους αἰτιάσονται καὶ ψέξουσιν καὶ κακόν τι ποιήσουσιν, ἂν οἷοί τʼ ὦσι, τοὺς δὲ προτέρους ἐκείνους καὶ αἰτίους τῶν κακῶν ἐγκωμιάσουσιν. καὶ σὺ νῦν, ὦ Καλλίκλεις, ὁμοιότατον τούτῳ ἐργάζῃ· ἐγκωμιάζεις ἀνθρώπους, οἳ τούτους εἱστιάκασιν εὐωχοῦντες ὧν ἐπεθύμουν.
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-gorgias-en
Soc. and hence it is that, while those other arts are slavish and menial and illiberal in dealing with the body, gymnastics and medicine can fairly claim to be their mistresses. Now, that the very same is the case as regards the soul you appear to me at one time to understand to be my meaning, and you admit it as though you knew what I meant; but a little later you come and tell me that men have shown themselves upright and honorable citizens in our city, and when I ask you who, you seem to me to be putting forward men of exactly the same sort in public affairs; as if, on my asking you who in gymnastics have ever been or now are good trainers of the body, you were to tell me, in all seriousness, Thearion, the baker, Mithaecus, the author of the book on Sicilian cookery, Sarambus, the vintner - these have shown themselves wonderful ministers of the body; the first providing admirable loaves, the second tasty dishes, and the third wine. Now perhaps you would be indignant should I then say to you: Sir, you know nothing about gymnastics; servants you tell me of, and caterers to appetites, fellows who have no proper and respectable knowledge of them, and who peradventure will first stuff and fatten men’s bodies to the tune of their praises, and then cause them to lose even the flesh they had to start with; and these in their turn will be too ignorant to cast the blame of their maladies and of their loss of original weight upon their regalers, but any people who chance to be by at the time and offer them some advice - just when the previous stuffing has brought, after the lapse of some time, its train of disease, since it was done without regard to what is wholesome - these are the people they will accuse and chide and harm as far as they can, while they will sing the praises of that former crew who caused the mischief. And you now, Callicles, are doing something very similar to this: you belaud men who have regaled the citizens with all the good cheer they desired.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Soc. voilà pourquoi, tandis que ces autres arts sont serviles, subalternes et indignes d’un homme libre dans leur manière de traiter le corps, la gymnastique et la médecine peuvent à bon droit prétendre être leurs maîtresses. Or, qu’il en aille exactement de même pour l’âme, tu sembles à un moment comprendre que c’est là ce que je veux dire, et tu l’admets comme si tu savais ce que j’entends. Mais un peu plus tard, tu viens me dire que des hommes se sont montrés des citoyens droits et honorables dans notre cité et, lorsque je te demande qui, tu me sembles proposer, dans les affaires publiques, des hommes exactement du même genre. Ce serait comme si, te demandant qui, en gymnastique, furent ou sont encore de bons entraîneurs du corps, tu me répondais avec le plus grand sérieux : Théarion, le boulanger, Mithaïcos, l’auteur du livre sur la cuisine sicilienne, et Sarambos, le marchand de vin. Ceux-ci se sont montrés de merveilleux serviteurs du corps, le premier fournissant des pains admirables, le deuxième des plats savoureux et le troisième du vin. Peut-être t’indignerais-tu si je te disais alors : « Monsieur, tu ne sais rien de la gymnastique. Tu me parles de serviteurs et de pourvoyeurs des appétits, de gens qui n’en ont aucune connaissance convenable et respectable, et qui, peut-être, commenceront par bourrer et engraisser le corps des hommes au milieu de leurs louanges, avant de leur faire perdre même la chair qu’ils possédaient au départ. Et ceux-ci seront à leur tour trop ignorants pour attribuer à ceux qui les ont régalés la responsabilité de leurs maladies et de la perte de leur poids initial. Mais les gens qui se trouveront là par hasard et leur donneront quelque conseil, au moment précis où le gavage antérieur aura produit, après un certain temps, son cortège de maladies, parce qu’il avait été pratiqué sans égard pour ce qui est salutaire, voilà ceux qu’ils accuseront, réprimanderont et maltraiteront autant qu’ils le pourront, tandis qu’ils chanteront les louanges de la première troupe, celle qui a causé le dommage. » Et toi maintenant, Calliclès, tu fais quelque chose de très semblable : tu célèbres des hommes qui ont régalé les citoyens de toutes les bonnes choses qu’ils désiraient.
Concepts de ce passage
Colère
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Soin de l’âme
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Désir
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Dukkha
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Éducation
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Examen réfutatif
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Justice
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Connaissance
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Éros philosophique
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Raison
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Péché
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Temps
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Guerre et paix
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