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Platon

Socrate dans le Protagoras de Platon Passage 312

Passage 4 sur 54

Référence canonique 312

Grec ancien

perseus-plato-protagoras-grc

ΣΩ. εἰ οὖν καὶ τοῦτό τίς σε προσέροιτο· αὐτὸς δὲ δὴ ὡς τίς γενησόμενος ἔρχῃ παρὰ τὸν Πρωταγόραν; - καὶ ὃς εἶπεν ἐρυθριάσας - ἤδη γὰρ ὑπέφαινέν τι ἡμέρας, ὥστε καταφανῆ αὐτὸν γενέσθαι - εἰ μέν τι τοῖς ἔμπροσθεν ἔοικεν, δῆλον ὅτι σοφιστὴς γενησόμενος. - σὺ δέ, ἦν δʼ ἐγώ, πρὸς θεῶν, οὐκ ἂν αἰσχύνοιο εἰς τοὺς Ἕλληνας σαυτὸν σοφιστὴν παρέχων; - νὴ τὸν Δία, ὦ Σώκρατες, εἴπερ γε ἃ διανοοῦμαι χρὴ λέγειν. - ἀλλʼ ἄρα, ὦ Ἱππόκρατες, μὴ οὐ τοιαύτην ὑπολαμβάνεις σου τὴν παρὰ Πρωταγόρου μάθησιν ἔσεσθαι, ἀλλʼ οἵαπερ ἡ παρὰ τοῦ γραμματιστοῦ ἐγένετο καὶ κιθαριστοῦ καὶ παιδοτρίβου; τούτων γὰρ σὺ ἑκάστην οὐκ ἐπὶ τέχνῃ ἔμαθες, ὡς δημιουργὸς ἐσόμενος, ἀλλʼ ἐπὶ παιδείᾳ, ὡς τὸν ἰδιώτην καὶ τὸν ἐλεύθερον πρέπει. - πάνυ μὲν οὖν μοι δοκεῖ, ἔφη, τοιαύτη μᾶλλον εἶναι ἡ παρὰ Πρωταγόρου μάθησις. οἶσθα οὖν ὃ μέλλεις νῦν πράττειν, ἤ σε λανθάνει; ἦν δʼ ἐγώ. - τοῦ πέρι; - ὅτι μέλλεις τὴν ψυχὴν τὴν σαυτοῦ παρασχεῖν θεραπεῦσαι ἀνδρί, ὡς φῄς, σοφιστῇ· ὅτι δέ ποτε ὁ σοφιστής ἐστιν, θαυμάζοιμʼ ἂν εἰ οἶσθα. καίτοι εἰ τοῦτʼ ἀγνοεῖς, οὐδὲ ὅτῳ παραδίδως τὴν ψυχὴν οἶσθα, οὔτʼ εἰ ἀγαθῷ οὔτʼ εἰ κακῷ πράγματι. - οἶμαί γʼ, ἔφη, εἰδέναι. - λέγε δή, τί ἡγῇ εἶναι τὸν σοφιστήν; - ἐγὼ μέν, ἦ δʼ ὅς, ὥσπερ τοὔνομα λέγει, τοῦτον εἶναι τὸν τῶν σοφῶν ἐπιστήμονα. - οὐκοῦν, ἦν δʼ ἐγώ, τοῦτο μὲν ἔξεστι λέγειν καὶ περὶ ζωγράφων καὶ περὶ τεκτόνων, ὅτι οὗτοί εἰσιν οἱ τῶν σοφῶν ἐπιστήμονες· ἀλλʼ εἴ τις ἔροιτο ἡμᾶς, τῶν τί σοφῶν εἰσιν οἱ ζωγράφοι ἐπιστήμονες, εἴποιμεν ἄν που αὐτῷ ὅτι τῶν πρὸς τὴν ἀπεργασίαν τὴν τῶν εἰκόνων, καὶ τἆλλα οὕτως. εἰ δέ τις ἐκεῖνο ἔροιτο, ὁ δὲ σοφιστὴς τῶν τί σοφῶν ἐστιν; τί ἂν ἀποκρινοίμεθα αὐτῷ; ποίας ἐργασίας ἐπιστάτης; - τί ἂν εἴποιμεν αὐτὸν εἶναι, ὦ Σώκρατες, ἢ ἐπιστάτην τοῦ ποιῆσαι δεινὸν λέγειν; - ἴσως ἄν, ἦν δʼ ἐγώ, ἀληθῆ λέγοιμεν, οὐ μέντοι ἱκανῶς γε· ἐρωτήσεως γὰρ ἔτι ἡ ἀπόκρισις ἡμῖν δεῖται, περὶ ὅτου ὁ σοφιστὴς δεινὸν ποιεῖ λέγειν· ὥσπερ ὁ κιθαριστὴς δεινὸν δήπου ποιεῖ λέγειν περὶ οὗπερ καὶ ἐπιστήμονα, περὶ κιθαρίσεως· ἦ γάρ; - ναί. - εἶεν· ὁ δὲ δὴ σοφιστὴς περὶ τίνος δεινὸν ποιεῖ λέγειν; - δῆλον ὅτι περὶ οὗπερ καὶ ἐπίστασθαι; - εἰκός γε. τί δή ἐστιν τοῦτο περὶ οὗ αὐτός τε ἐπιστήμων ἐστὶν ὁ σοφιστὴς καὶ τὸν μαθητὴν ποιεῖ; - μὰ Δίʼ, ἔφη, οὐκέτι ἔχω σοι λέγειν.

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-protagoras-en

Soc. Now suppose someone asked you this further question: And what is it that you yourself hope to become when you go to Protagoras? To this he replied with a blush - for by then there was a glimmer of daylight by which I could see him quite clearly - If it is like the previous cases, obviously, to become a sophist. In Heaven’s name, I said, would you not be ashamed to present yourself before the Greeks as a sophist? Yes, on my soul I should, Socrates, if I am to speak my real thoughts. Yet after all, Hippocrates, perhaps it is not this sort of learning that you expect to get from Protagoras, but rather the sort you had from your language-master, your harp-teacher, and your sports-instructor; for when you took your lessons from each of these it was not in the technical way, with a view to becoming a professional, but for education, as befits a private gentleman. I quite agree, he said; it is rather this kind of learning that one gets from Protagoras. Then are you aware what you are now about to do, or is it not clear to you? I asked. To what do you refer? I mean your intention of submitting your soul to the treatment of a man who, as you say, is a sophist; and as to what a sophist really is, I shall be surprised if you can tell me. And yet, if you are ignorant of this, you cannot know to whom you are entrusting your soul, - whether it is to something good or to something evil. I really think, he said, that I know. Then tell me, please, what you consider a sophist to be. I should say, he replied, from what the name implies, that he is one who has knowledge of wise matters. Well, I went on, we are able to say this of painters also, and of carpenters, - that they are the persons who have knowledge of wise matters; and if someone asked us for what those matters are wise, of which painters have knowledge, I suppose we should tell him that they are wise for the production of likenesses, and similarly with the rest. But if he should ask for what the matters of the sophist are wise, how should we answer him? What sort of workmanship is he master of? How should we describe him, Socrates, - as a master of making one a clever speaker? Perhaps, I replied, we should be speaking the truth, but yet not all the truth; for our answer still calls for a question, as to the subject on which the sophist makes one a clever speaker: just as the harp player makes one clever, I presume, at speaking on the matter of which he gives one knowledge, namely harp-playing, - you agree to that? Yes. Well, about what does the sophist make one a clever speaker? Clearly it must be the same thing as that of which he gives one knowledge. So it would seem: now what is this thing, of which the sophist himself has knowledge and gives knowledge to his pupil? Ah, there, in good faith, he said, I fail to find you an answer.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Soc. Suppose maintenant que quelqu’un te pose encore cette question : Et toi-même, que comptes-tu devenir en allant chez Protagoras ? Il me répondit en rougissant, car il filtrait alors une lueur du jour qui me permettait de le voir fort distinctement : Si les choses se passent comme dans les cas précédents, il est évident que c’est pour devenir sophiste. Au nom du Ciel, lui dis-je, n’aurais-tu pas honte de te présenter devant les Grecs comme sophiste ? Oui, par mon âme, Socrate, j’en aurais honte, si je dois dire ce que je pense réellement. Pourtant, Hippocrate, peut-être n’attends-tu pas de Protagoras un enseignement de cette sorte, mais plutôt celui que tu as reçu de ton maître de lettres, de ton maître de cithare et de ton maître de gymnastique. Car, lorsque tu prenais des leçons auprès de chacun d’eux, ce n’était pas pour apprendre leur métier et devenir un professionnel, mais pour ton éducation, comme il convient à un particulier de bonne condition. Je suis tout à fait d’accord, dit-il ; c’est plutôt ce genre d’enseignement que l’on reçoit de Protagoras. Alors, sais-tu ce que tu es sur le point de faire, ou cela ne t’apparaît-il pas clairement ? demandai-je. À quoi fais-tu allusion ? Je parle de ton intention de soumettre ton âme aux soins d’un homme qui, dis-tu, est un sophiste. Mais quant à savoir ce qu’est réellement un sophiste, je serais surpris que tu puisses me le dire. Or, si tu l’ignores, tu ne peux savoir à qui tu confies ton âme, ni si c’est à quelque chose de bon ou de mauvais. Je crois vraiment le savoir, dit-il. Dis-moi donc, je te prie, ce que tu tiens pour un sophiste. Je dirais, répondit-il, conformément à ce que son nom indique, que c’est un homme qui connaît les choses sages. Eh bien, repris-je, nous pouvons aussi dire cela des peintres et des charpentiers, à savoir qu’ils sont ceux qui connaissent les choses sages. Et si quelqu’un nous demandait en quoi sont sages les choses que connaissent les peintres, nous lui répondrions, je suppose, qu’elles le sont en vue de produire des ressemblances, et ainsi de suite pour les autres. Mais s’il demandait en quoi sont sages les choses du sophiste, que lui répondrions-nous ? De quel genre d’ouvrage est-il le maître ? Comment le définirions-nous, Socrate ? Comme un maître dans l’art de rendre habile à parler ? Peut-être, répondis-je, dirions-nous vrai, mais pas encore toute la vérité. Car notre réponse appelle encore une question : sur quel sujet le sophiste rend-il habile à parler ? De même, je suppose, que le joueur de cithare rend habile à parler de la matière dont il donne la connaissance, à savoir l’art de jouer de la cithare. Es-tu d’accord ? Oui. Eh bien, sur quoi le sophiste rend-il habile à parler ? Manifestement, ce doit être sur cette même chose dont il donne la connaissance. Il semble bien. Quelle est donc cette chose que le sophiste connaît lui-même et qu’il apprend à son élève ? Ah, là, en toute franchise, dit-il, je ne trouve pas de réponse à te donner.

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