Domaine public
L’ouvrage et les traductions affichées sont signalées comme appartenant au domaine public ou issues d’une transcription ouverte.
Platon
Socrate dans le Protagoras de Platon Passage 345
Passage 37 sur 54
Référence canonique 345
Grec ancien
perseus-plato-protagoras-grc
ΣΩ. τίς οὖν εἰς γράμματα ἀγαθὴ πρᾶξίς ἐστιν, καὶ τίς ἄνδρα ἀγαθὸν ποιεῖ εἰς γράμματα; δῆλον ὅτι ἡ τούτων μάθησις. τίς δὲ εὐπραγία ἀγαθὸν ἰατρὸν ποιεῖ; δῆλον ὅτι ἡ τῶν καμνόντων τῆς θεραπείας μάθησις. κακὸς δὲ κακῶς · τίς οὖν ἂν κακὸς ἰατρὸς γένοιτο; δῆλον ὅτι ᾧ πρῶτον μὲν ὑπάρχει ἰατρῷ εἶναι, ἔπειτα ἀγαθῷ ἰατρῷ - οὗτος γὰρ ἂν καὶ κακὸς γένοιτο - ἡμεῖς δὲ οἱ ἰατρικῆς ἰδιῶται οὐκ ἄν ποτε γενοίμεθα κακῶς πράξαντες οὔτε ἰατροὶ οὔτε τέκτονες οὔτε ἄλλο οὐδὲν τῶν τοιούτων· ὅστις δὲ μὴ ἰατρὸς ἂν γένοιτο κακῶς πράξας, δῆλον ὅτι οὐδὲ κακὸς ἰατρός. οὕτω καὶ ὁ μὲν ἀγαθὸς ἀνὴρ γένοιτʼ ἄν ποτε καὶ κακὸς ἢ ὑπὸ χρόνου ἢ ὑπὸ πόνου ἢ ὑπὸ νόσου ἢ ὑπὸ ἄλλου τινὸς περιπτώματος - αὕτη γὰρ μόνη ἐστὶ κακὴ πρᾶξις, ἐπιστήμης στερηθῆναι - ὁ δὲ κακὸς ἀνὴρ οὐκ ἄν ποτε γένοιτο κακός - ἔστιν γὰρ ἀεί - ἀλλʼ εἰ μέλλει κακὸς γενέσθαι, δεῖ αὐτὸν πρότερον ἀγαθὸν γενέσθαι. ὥστε καὶ τοῦτο τοῦ ᾄσματος πρὸς τοῦτο τείνει, ὅτι εἶναι μὲν ἄνδρα ἀγαθὸν οὐχ οἷόν τε, διατελοῦντα ἀγαθόν, γενέσθαι δὲ ἀγαθὸν οἷόν τε, καὶ κακόν γε τὸν αὐτὸν τοῦτον· ἐπὶ πλεῖστον δὲ καὶ ἄριστοί εἰσιν οὓς ἂν οἱ θεοὶ φιλῶσιν. Simonides Fr. 37.1.19 ταῦτά τε οὖν πάντα πρὸς τὸν Πιττακὸν εἴρηται, καὶ τὰ ἐπιόντα γε τοῦ ᾄσματος ἔτι μᾶλλον δηλοῖ. φησὶ γάρ - τοὔνεκεν οὔ ποτʼ ἐγὼ τὸ μὴ γενέσθαι δυνατὸν διζήμενος κενεὰν ἐς ἄ- πρακτον ἐλπίδα μοῖραν αἰῶνος βαλέω, πανάμωμον ἄνθρωπον, εὐρυεδοῦς ὅσοι καρπὸν αἰνύμεθα χθονός· ἐπί θʼ ὑμῖν εὑρὼν ἀπαγγελέω, Simonides Fr.37.1.22ff. φησίν - οὕτω σφόδρα καὶ διʼ ὅλου τοῦ ᾄσματος ἐπεξέρχεται τῷ τοῦ Πιττακοῦ ῥήματι - πάντας δʼ ἐπαίνημι καὶ φιλέω ἑκὼν ὅστις ἕρδῃ μηδὲν αἰσχρόν· ἀνάγκῃ δʼ οὐδὲ θεοὶ μάχονται· Simonides Fr. 37.1.27ff. καὶ τοῦτʼ ἐστὶ πρὸς τὸ αὐτὸ τοῦτο εἰρημένον. οὐ γὰρ οὕτως ἀπαίδευτος ἦν Σιμωνίδης, ὥστε τούτους φάναι ἐπαινεῖν, ὃς ἂν ἑκὼν μηδὲν κακὸν ποιῇ, ὡς ὄντων τινῶν οἳ ἑκόντες κακὰ ποιοῦσιν. ἐγὼ γὰρ σχεδόν τι οἶμαι τοῦτο, ὅτι οὐδεὶς τῶν σοφῶν ἀνδρῶν ἡγεῖται οὐδένα ἀνθρώπων ἑκόντα ἐξαμαρτάνειν οὐδὲ αἰσχρά τε καὶ κακὰ ἑκόντα ἐργάζεσθαι, ἀλλʼ εὖ ἴσασιν ὅτι πάντες οἱ τὰ αἰσχρὰ καὶ τὰ κακὰ ποιοῦντες ἄκοντες ποιοῦσιν· καὶ δὴ καὶ ὁ Σιμωνίδης οὐχ ὃς ἂν μὴ κακὰ ποιῇ ἑκών, τούτων φησὶν ἐπαινέτης εἶναι, ἀλλὰ περὶ ἑαυτοῦ λέγει τοῦτο τὸ ἑκών .
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-protagoras-en
Soc. Now what is good faring in letters - the thing that makes a man good at them? Clearly, the study of letters. What welfare makes a good doctor? Clearly, the study of the cure of the ailing. Bad, if ill : who could become a bad doctor? Clearly, he who in the first place is a doctor, and in the second, a good doctor; for he could become a bad one also: whereas we, who are laymen in respect of medicine, could never by faring ill become either doctors or joiners or anything else of that sort; and if one cannot become a doctor by faring ill, clearly one cannot become a bad one either. In the same way the good man may one day become bad through the effect either of time or work or illness or some other accident; for there is only one sort of ill fare - the deprivation of knowledge. But the bad man can never become bad: he is that always. If he is to become bad, he must previously become good. Hence the upshot of this part of the poem is that it is impossible to be a good man, continuing to be good, but possible to become good, and bad also, in the case of the same person. And then - Best also for the longest space are they whom the gods love. Simonides Fr. 37.1.19 All this has been said with reference to Pittacus, as is made still plainer by the ensuing verses, in which he says - Therefore never shall I, in quest of what cannot come to pass, vainly cast my life’s lot upon a hope impracticable - of finding a man wholly blameless amongst us who partake of the fruit of the broad-based earth. If I light upon him, be sure I will report it - Simonides Fr. 37.1.22ff. says he; and in this vehement tone he pursues the saying of Pittacus all through the poem: But I praise and love everyone willingly committing no baseness; for against necessity not even the gods make war. Simonides Fr. 37.1.27ff. This also is spoken with the same intent. For Simonides was not so ill-educated as to say that he praised a person who willingly did no evil, as though there were some who did evil willingly. I am fairly sure of this - that none of the wise men considers that anybody ever willingly errs or willingly does base and evil deeds; they are well aware that all who do base and evil things do them unwillingly; and so Simonides does not say he gives his praise to the person who willingly does no evil, but uses the word willingly of himself.
Français
Victor Cousin · wikisource-cousin-protagoras-fr-01
[345a] Or, qu’elle est la bonne action par rapport aux lettres, celle qui rend l’homme bon en ce genre ? Il est évident que c’est l’action de les apprendre. Quelle est la bonne action qui rend le médecin bon ? C’est manifestement l’action d’apprendre ce qui est propre à guérir les malades ; car celui qui les traite mal est mauvais médecin. Mais qui peut devenir mauvais médecin ? évidemment celui qui en premier lieu est médecin, et en outre bon médecin. Un tel homme seul peut devenir mauvais médecin. Mais nous, qui sommes ignorans dans la médecine, jamais en agissant mal nous ne deviendrons ni médecins, ni charpentiers, ni [345b] d’aucune autre profession semblable : or, quiconque ne devient pas médecin en agissant mal, ne deviendra assurément pas mauvais médecin. L’homme de bien pareillement peut quelquefois devenir méchant, par l’effet du temps, de la peine, de la maladie, ou de quelque autre accident : car le seul vrai mal est de se voir dépouillé de la science ; mais le méchant ne deviendra jamais méchant, parce qu’il l’est toujours ; et, pour qu’il le devînt, il faudrait qu’il commençât par devenir homme de bien. Ainsi cet endroit de la pièce tend à nous faire connaître [345c] qu’il n’est pas possible d’être vertueux, en ce sens qu’on persévère toujours dans cet état ; mais que le même homme peut devenir tour-à-tour vertueux et vicieux, et que ceux-là sont le plus long-temps et le plus vertueux qui sont aimés des dieux. Tout ceci est dit contre Pittacus, et c’est ce que la suite du poème fait encore mieux voir. Simonide y parle ainsi : C’est pourquoi je ne livrerai pas une partie de ma vie à un espoir vain et stérile, cherchant ce qui ne peut exister, un homme tout-à-fait sans reproche parmi tous tant que nous sommes qui vivons des fruits de la terre au vaste sein ; si je le trouve, je vous le dirai. [345d] Il continue à s’élever avec la même force dans toute la chanson contre le mot de Pittacus. Je loue, dit-il, et j’aime volontiers tous ceux qui ne se permettent rien de honteux ; mais les dieux mêmes ne sauraient combattre contre la nécessité. Ceci est encore dit dans la même vue. Car Simonide n’était pas assez peu instruit pour dire qu’il louait ceux qui ne font aucun mal volontiers, comme s’il y avait des hommes qui commissent le mal de la sorte. Pour moi, je suis à-peu-près persuadé qu’aucun [345e] sage ne croit que qui que ce soit pèche de plein gré, et fait de propos délibéré des actions honteuses et mauvaises ; mais ils savent très bien que tous ceux qui commettent des actions de cette nature, les commettent involontairement. Simonide, par conséquent, ne prétend point ici louer quiconque ne fait pas le mal volontiers ; mais il rapporte ce mot volontiers à lui-même. En effet, il pensait que l’homme de bien se fait souvent violence pour devenir l’ami et l’approbateur de certaines personnes ;
Concepts de ce passage
Colère
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Soin de l’âme
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Éducation
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Examen réfutatif
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Foi
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Famille
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Formes intelligibles
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Amitié
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Dieu
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Espérance
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Junzi, personne exemplaire
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Connaissance
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Amour
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Messie
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Nature
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Nécessité
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Salut
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Péché
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Temps
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Vertu
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Guerre et paix
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Sagesse
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque