Domaine public
L’ouvrage et les traductions affichées sont signalées comme appartenant au domaine public ou issues d’une transcription ouverte.
Platon
Socrate dans La République de Platon Passage 340
Passage 14 sur 278
Référence canonique 340
Grec ancien
perseus-plato-republic-grc
ναὶ μὰ Δίʼ, ἔφη, ὦ Σώκρατες, ὁ Πολέμαρχος, σαφέστατά γε. ἐὰν σύ γʼ, ἔφη, αὐτῷ μαρτυρήσῃς, ὁ Κλειτοφῶν ὑπολαβών. καὶ τί, ἔφη, δεῖται μάρτυρος; αὐτὸς γὰρ Θρασύμαχος ὁμολογεῖ τοὺς μὲν ἄρχοντας ἐνίοτε ἑαυτοῖς κακὰ προστάττειν, τοῖς δὲ δίκαιον εἶναι ταῦτα ποιεῖν. τὸ γὰρ τὰ κελευόμενα ποιεῖν, ὦ Πολέμαρχε, ὑπὸ τῶν ἀρχόντων δίκαιον εἶναι ἔθετο Θρασύμαχος. καὶ γὰρ τὸ τοῦ κρείττονος, ὦ Κλειτοφῶν, συμφέρον δίκαιον εἶναι ἔθετο. ταῦτα δὲ ἀμφότερα θέμενος ὡμολόγησεν αὖ ἐνίοτε τοὺς κρείττους τὰ αὑτοῖς ἀσύμφορα κελεύειν τοὺς ἥττους τε καὶ ἀρχομένους ποιεῖν. ἐκ δὲ τούτων τῶν ὁμολογιῶν οὐδὲν μᾶλλον τὸ τοῦ κρείττονος συμφέρον δίκαιον ἂν εἴη ἢ τὸ μὴ συμφέρον. ἀλλʼ, ἔφη ὁ Κλειτοφῶν, τὸ τοῦ κρείττονος συμφέρον ἔλεγεν ὃ ἡγοῖτο ὁ κρείττων αὑτῷ συμφέρειν· τοῦτο ποιητέον εἶναι τῷ ἥττονι, καὶ τὸ δίκαιον τοῦτο ἐτίθετο. ἀλλʼ οὐχ οὕτως, ἦ δʼ ὃς ὁ Πολέμαρχος, ἐλέγετο. οὐδέν, ἦν δʼ ἐγώ, ὦ Πολέμαρχε, διαφέρει, ἀλλʼ εἰ νῦν οὕτω λέγει Θρασύμαχος, οὕτως αὐτοῦ ἀποδεχώμεθα. καί μοι εἰπέ, ὦ Θρασύμαχε· τοῦτο ἦν ὃ ἐβούλου λέγειν τὸ δίκαιον, τὸ τοῦ κρείττονος συμφέρον δοκοῦν εἶναι τῷ κρείττονι, ἐάντε συμφέρῃ ἐάντε μή; οὕτω σε φῶμεν λέγειν; ἥκιστά γε, ἔφη· ἀλλὰ κρείττω με οἴει καλεῖν τὸν ἐξαμαρτάνοντα ὅταν ἐξαμαρτάνῃ; ἔγωγε, εἶπον, ᾤμην σε τοῦτο λέγειν ὅτε τοὺς ἄρχοντας ὡμολόγεις οὐκ ἀναμαρτήτους εἶναι ἀλλά τι καὶ ἐξαμαρτάνειν. συκοφάντης γὰρ εἶ, ἔφη, ὦ Σώκρατες, ἐν τοῖς λόγοις· ἐπεὶ αὐτίκα ἰατρὸν καλεῖς σὺ τὸν ἐξαμαρτάνοντα περὶ τοὺς κάμνοντας κατʼ αὐτὸ τοῦτο ὃ ἐξαμαρτάνει; ἢ λογιστικόν, ὃς ἂν ἐν λογισμῷ ἁμαρτάνῃ, τότε ὅταν ἁμαρτάνῃ, κατὰ ταύτην τὴν ἁμαρτίαν; ἀλλʼ οἶμαι λέγομεν τῷ ῥήματι οὕτως, ὅτι ὁ ἰατρὸς ἐξήμαρτεν καὶ ὁ λογιστὴς ἐξήμαρτεν καὶ ὁ γραμματιστής· τὸ δʼ οἶμαι ἕκαστος τούτων, καθʼ ὅσον τοῦτʼ ἔστιν ὃ προσαγορεύομεν αὐτόν, οὐδέποτε ἁμαρτάνει· ὥστε κατὰ τὸν ἀκριβῆ λόγον, ἐπειδὴ καὶ σὺ ἀκριβολογῇ, οὐδεὶς τῶν δημιουργῶν ἁμαρτάνει. ἐπιλειπούσης γὰρ ἐπιστήμης ὁ ἁμαρτάνων ἁμαρτάνει, ἐν ᾧ οὐκ ἔστι δημιουργός· ὥστε δημιουργὸς ἢ σοφὸς ἢ ἄρχων οὐδεὶς ἁμαρτάνει τότε ὅταν ἄρχων ᾖ, ἀλλὰ πᾶς γʼ ἂν εἴποι ὅτι ὁ ἰατρὸς ἥμαρτεν καὶ ὁ ἄρχων ἥμαρτεν.
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en
Yes, by Zeus, Socrates, said Polemarchus, nothing could be more conclusive. Of course, said Cleitophon, breaking in, if you are his witness. What need is there of a witness? Polemarchus said. Thrasymachus himself admits that the rulers sometimes enjoin what is evil for themselves and yet says that it is just for the subjects to do this. That, Polemarchus, is because Thrasymachus laid it down that it is just to obey the orders of the rulers. Yes, Cleitophon, but he also took the position that the advantage of the stronger is just. And after these two assumptions he again admitted that the stronger sometimes bid the inferior and their subjects do what is to the disadvantage of the rulers. And from these admissions the just would no more be the advantage of the stronger than the contrary. O well, said Cleitophon, by the advantage of the superior he meant what the superior supposed to be for his advantage. This was what the inferior had to do, and that this is the just was his position. That isn’t what he said, replied Polemarchus. Never mind, Polemarchus, said I, but if that is Thrasymachus’s present meaning, let us take it from him in that sense. So tell me, Thrasymachus, was this what you intended to say, that the just is the advantage of the superior as it appears to the superior whether it really is or not? Are we to say this was your meaning? Not in the least, he said. Do you suppose that I call one who is in error a superior when he errs? I certainly did suppose that you meant that, I replied, when you agreed that rulers are not infallible but sometimes make mistakes. That is because you argue like a pettifogger, Socrates. Why, to take the nearest example, do you call one who is mistaken about the sick a physician in respect of his mistake or one who goes wrong in a calculation a calculator when he goes wrong and in respect of this error? Yet that is what we say literally - we say that the physician erred and the calculator and the schoolmaster. But the truth, I take it, is, that each of these in so far as he is that which we entitle him never errs; so that, speaking precisely, since you are such a stickler for precision, no craftsman errs. For it is when his knowledge abandons him that he who goes wrong goes wrong - when he is not a craftsman. So that no craftsman, wise man, or ruler makes a mistake then when he is a ruler, though everybody would use the expression that the physician made a mistake and the ruler erred.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Oui, par Zeus, Socrate, dit Polémarque, rien ne saurait être plus concluant. Bien sûr, intervint Clitophon, si tu lui sers de témoin. Quel besoin est-il d’un témoin ? dit Polémarque. Thrasymaque lui-même reconnaît que les gouvernants ordonnent parfois ce qui leur est nuisible, tout en affirmant qu’il est juste pour les sujets de l’accomplir. C’est parce que, Polémarque, Thrasymaque a posé qu’il est juste d’obéir aux ordres des gouvernants. Oui, Clitophon, mais il a aussi soutenu que l’avantage du plus fort est juste. Après avoir posé ces deux principes, il a encore admis que le plus fort ordonne parfois aux inférieurs et à ses sujets de faire ce qui est désavantageux aux gouvernants. De ces admissions, il résulterait que le juste n’est pas davantage l’avantage du plus fort que son contraire. Mais enfin, dit Clitophon, par l’avantage du supérieur, il entendait ce que le supérieur croyait être à son avantage. C’était cela que l’inférieur devait accomplir, et c’est cela qu’il posait comme juste. Ce n’est pas ce qu’il a dit, répondit Polémarque. Peu importe, Polémarque, dis-je. Si telle est maintenant la pensée de Thrasymaque, acceptons-la en ce sens. Dis-moi donc, Thrasymaque, voulais-tu dire que le juste est ce qui paraît avantageux au supérieur, que cela le soit réellement ou non ? Dirons-nous que telle était ta pensée ? Pas le moins du monde, dit-il. Crois-tu que j’appelle supérieur celui qui se trompe, au moment même où il se trompe ? Je croyais certainement que tu l’entendais ainsi, répondis-je, lorsque tu as reconnu que les gouvernants ne sont pas infaillibles, mais commettent parfois des erreurs. C’est que tu argumentes comme un chicaneur, Socrate. Pour prendre l’exemple le plus proche, appelles-tu médecin, au regard de son erreur, celui qui se trompe sur l’état d’un malade ? Ou calculateur, au moment et au regard de l’erreur qu’il commet dans un calcul ? Pourtant, c’est bien ce que nous disons littéralement : le médecin s’est trompé, le calculateur s’est trompé, le maître d’école s’est trompé. Mais la vérité, je pense, est que chacun d’eux, dans la mesure où il est ce que nous l’appelons, ne se trompe jamais. Ainsi, à parler avec précision, puisque tu tiens tant à la précision, aucun artisan ne se trompe. Car celui qui commet une erreur se trompe lorsque son savoir l’abandonne, c’est-à-dire lorsqu’il n’est plus artisan. Ainsi, aucun artisan, aucun sage et aucun gouvernant ne commet d’erreur au moment où il est gouvernant, bien que tout le monde emploie les expressions : le médecin a commis une erreur, le gouvernant s’est trompé.
Concepts de ce passage
Soin de l’âme
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Examen réfutatif
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Éther et champ
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Justice
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Connaissance
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Rapport de l’apparence
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Raison
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Péché
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Temps
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Vérité
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Sagesse
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque