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Platon
Socrate dans La République de Platon Passage 347
Passage 21 sur 278
Référence canonique 347
Grec ancien
perseus-plato-republic-grc
διὰ δὴ ταῦτα ἔγωγε, ὦ φίλε Θρασύμαχε, καὶ ἄρτι ἔλεγον μηδένα ἐθέλειν ἑκόντα ἄρχειν καὶ τὰ ἀλλότρια κακὰ μεταχειρίζεσθαι ἀνορθοῦντα, ἀλλὰ μισθὸν αἰτεῖν, ὅτι ὁ μέλλων καλῶς τῇ τέχνῃ πράξειν οὐδέποτε αὑτῷ τὸ βέλτιστον πράττει οὐδʼ ἐπιτάττει κατὰ τὴν τέχνην ἐπιτάττων, ἀλλὰ τῷ ἀρχομένῳ· ὧν δὴ ἕνεκα, ὡς ἔοικε, μισθὸν δεῖν ὑπάρχειν τοῖς μέλλουσιν ἐθελήσειν ἄρχειν, ἢ ἀργύριον ἢ τιμήν, ἢ ζημίαν ἐὰν μὴ ἄρχῃ. πῶς τοῦτο λέγεις, ὦ Σώκρατες; ἔφη ὁ Γλαύκων· τοὺς μὲν γὰρ δύο μισθοὺς γιγνώσκω, τὴν δὲ ζημίαν ἥντινα λέγεις καὶ ὡς ἐν μισθοῦ μέρει εἴρηκας, οὐ συνῆκα. τὸν τῶν βελτίστων ἄρα μισθόν, ἔφην, οὐ συνιεῖς, διʼ ὃν ἄρχουσιν οἱ ἐπιεικέστατοι, ὅταν ἐθέλωσιν ἄρχειν. ἢ οὐκ οἶσθα ὅτι τὸ φιλότιμόν τε καὶ φιλάργυρον εἶναι ὄνειδος λέγεταί τε καὶ ἔστιν; ἔγωγε, ἔφη. διὰ ταῦτα τοίνυν, ἦν δʼ ἐγώ, οὔτε χρημάτων ἕνεκα ἐθέλουσιν ἄρχειν οἱ ἀγαθοὶ οὔτε τιμῆς· οὔτε γὰρ φανερῶς πραττόμενοι τῆς ἀρχῆς ἕνεκα μισθὸν μισθωτοὶ βούλονται κεκλῆσθαι, οὔτε λάθρᾳ αὐτοὶ ἐκ τῆς ἀρχῆς λαμβάνοντες κλέπται. οὐδʼ αὖ τιμῆς ἕνεκα· οὐ γάρ εἰσι φιλότιμοι. δεῖ δὴ αὐτοῖς ἀνάγκην προσεῖναι καὶ ζημίαν, εἰ μέλλουσιν ἐθέλειν ἄρχειν - ὅθεν κινδυνεύει τὸ ἑκόντα ἐπὶ τὸ ἄρχειν ἰέναι ἀλλὰ μὴ ἀνάγκην περιμένειν αἰσχρὸν νενομίσθαι - τῆς δὲ ζημίας μεγίστη τὸ ὑπὸ πονηροτέρου ἄρχεσθαι, ἐὰν μὴ αὐτὸς ἐθέλῃ ἄρχειν· ἣν δείσαντές μοι φαίνονται ἄρχειν, ὅταν ἄρχωσιν, οἱ ἐπιεικεῖς, καὶ τότε ἔρχονται ἐπὶ τὸ ἄρχειν οὐχ ὡς ἐπʼ ἀγαθόν τι ἰόντες οὐδʼ ὡς εὐπαθήσοντες ἐν αὐτῷ, ἀλλʼ ὡς ἐπʼ ἀναγκαῖον καὶ οὐκ ἔχοντες ἑαυτῶν βελτίοσιν ἐπιτρέψαι οὐδὲ ὁμοίοις. ἐπεὶ κινδυνεύει πόλις ἀνδρῶν ἀγαθῶν εἰ γένοιτο, περιμάχητον ἂν εἶναι τὸ μὴ ἄρχειν ὥσπερ νυνὶ τὸ ἄρχειν, καὶ ἐνταῦθʼ ἂν καταφανὲς γενέσθαι ὅτι τῷ ὄντι ἀληθινὸς ἄρχων οὐ πέφυκε τὸ αὑτῷ συμφέρον σκοπεῖσθαι ἀλλὰ τὸ τῷ ἀρχομένῳ· ὥστε πᾶς ἂν ὁ γιγνώσκων τὸ ὠφελεῖσθαι μᾶλλον ἕλοιτο ὑπʼ ἄλλου ἢ ἄλλον ὠφελῶν πράγματα ἔχειν. τοῦτο μὲν οὖν ἔγωγε οὐδαμῇ συγχωρῶ Θρασυμάχῳ, ὡς τὸ δίκαιόν ἐστιν τὸ τοῦ κρείττονος συμφέρον. ἀλλὰ τοῦτο μὲν δὴ καὶ εἰς αὖθις σκεψόμεθα· πολὺ δέ μοι δοκεῖ μεῖζον εἶναι ὃ νῦν λέγει Θρασύμαχος, τὸν τοῦ ἀδίκου βίον φάσκων εἶναι κρείττω ἢ τὸν τοῦ δικαίου. σὺ οὖν ποτέρως, ἦν δʼ ἐγώ, ὦ Γλαύκων, αἱρῇ; καὶ πότερον ἀληθεστέρως δοκεῖ σοι λέγεσθαι; τὸν τοῦ δικαίου ἔγωγε λυσιτελέστερον βίον εἶναι.
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en
That was why, friend Thrasymachus, I was just now saying that no one of his own will chooses to hold rule and office and take other people’s troubles in hand to straighten them out, but everybody expects pay for that, because he who is to exercise the art rightly never does what is best for himself or enjoins it when he gives commands according to the art, but what is best for the subject. That is the reason, it seems, why pay must be provided for those who are to consent to rule, either in form of money or honor or a penalty if they refuse. What do you mean by that, Socrates? said Glaucon. The two wages I recognize, but the penalty you speak of and described as a form of wage I don’t understand. Then, said I, you don’t understand the wages of the best men for the sake of which the finest spirits hold office and rule when they consent to do so. Don’t you know that to be covetous of honor and covetous of money is said to be and is a reproach? I do, he said. Well, then, said I, that is why the good are not willing to rule either for the sake of money or of honor. They do not wish to collect pay openly for their service of rule and be styled hirelings nor to take it by stealth from their office and be called thieves, nor yet for the sake of honor, for they are not covetous of honor. So there must be imposed some compulsion and penalty to constrain them to rule if they are to consent to hold office. That is perhaps why to seek office oneself and not await compulsion is thought disgraceful. But the chief penalty is to be governed by someone worse if a man will not himself hold office and rule. It is from fear of this, as it appears to me, that the better sort hold office when they do, and then they go to it not in the expectation of enjoyment nor as to a good thing, but as to a necessary evil and because they are unable to turn it over to better men than themselves or to their like. For we may venture to say that, if there should be a city of good men only, immunity from office-holding would be as eagerly contended for as office is now, and there it would be made plain that in very truth the true ruler does not naturally seek his own advantage but that of the ruled; so that every man of understanding would rather choose to be benefited by another than to be bothered with benefiting him. This point then I by no means concede to Thrasymachus, that justice is the advantage of the superior. But that we will reserve for another occasion. A far weightier matter seems to me Thrasymachus’s present statement, his assertion that the life of the unjust man is better than that of the just. Which now do you choose, Glaucon? said I, and which seems to you to be the truer statement? That the life of the just man is more profitable, I say, he replied.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Voilà pourquoi, ami Thrasymaque, je disais à l’instant que personne ne choisit volontairement d’exercer le commandement, d’occuper une charge et de prendre en main les difficultés des autres pour les régler. Chacun attend une rémunération, parce que celui qui doit exercer correctement son art ne fait ni ne prescrit jamais ce qui est le meilleur pour lui-même lorsqu’il donne des ordres conformément à cet art, mais ce qui est le meilleur pour son sujet. C’est pourquoi, semble-t-il, il faut offrir une rémunération à ceux qui consentiront à gouverner, sous forme d’argent, d’honneurs, ou d’une peine s’ils refusent. Que veux-tu dire par là, Socrate ? demanda Glaucon. Je reconnais les deux rémunérations, mais je ne comprends pas la peine dont tu parles et que tu présentes comme une forme de rémunération. C’est donc, dis-je, que tu ne comprends pas la rémunération des meilleurs hommes, celle en vue de laquelle les esprits les plus nobles exercent une charge et gouvernent lorsqu’ils y consentent. Ne sais-tu pas que l’amour des honneurs et l’amour de l’argent sont tenus pour honteux, et le sont réellement ? Je le sais, dit-il. Voilà pourquoi, dis-je, les hommes de bien ne consentent à gouverner ni pour l’argent ni pour les honneurs. Ils ne veulent pas recevoir ouvertement un salaire pour leur service de gouvernement et se faire appeler mercenaires, ni tirer furtivement profit de leur charge et être appelés voleurs. Ils ne le font pas non plus pour les honneurs, car ils n’en sont pas avides. Il faut donc leur imposer une contrainte et une peine pour les amener à gouverner, s’ils doivent consentir à exercer une charge. C’est peut-être pourquoi l’on tient pour honteux de rechercher soi-même une charge au lieu d’attendre d’y être contraint. Or la peine principale consiste à être gouverné par quelqu’un de pire que soi lorsqu’on refuse soi-même d’exercer le pouvoir. C’est par crainte de cette peine, me semble-t-il, que les meilleurs gouvernent lorsqu’ils le font. Ils s’avancent alors non dans l’attente d’un plaisir ni vers quelque chose de bon, mais vers un mal nécessaire, parce qu’ils ne peuvent remettre cette tâche à des hommes meilleurs qu’eux-mêmes ou à leurs égaux. Nous pouvons en effet oser dire que, s’il existait une cité composée uniquement d’hommes de bien, on se disputerait avec autant d’ardeur le privilège de ne pas gouverner que l’on se dispute aujourd’hui les charges. Il apparaîtrait alors clairement que, par nature et en vérité, le véritable gouvernant ne recherche pas son propre avantage, mais celui des gouvernés. Ainsi, tout homme intelligent préférerait recevoir un bienfait d’autrui plutôt que de se donner la peine de lui en procurer un. Je n’accorde donc nullement à Thrasymaque que la justice soit l’avantage du supérieur. Mais nous réserverons ce point pour une autre occasion. L’affirmation actuelle de Thrasymaque me paraît bien plus importante : il soutient que la vie de l’homme injuste est meilleure que celle de l’homme juste. Laquelle choisis-tu, Glaucon ? demandai-je. Quelle proposition te semble la plus vraie ? Je dis que la vie de l’homme juste est plus profitable, répondit-il.
Concepts de ce passage
Bienfait
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Soin de l’âme
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Examen réfutatif
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Éther et champ
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Famille
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Crainte
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Formes intelligibles
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Amitié
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Justice
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Messie
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Nature
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Nécessité
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Rapport de l’apparence
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Éros philosophique
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Exercice philosophique
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Raison
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Service
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Esprit
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Temps
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Vérité
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