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Platon

Socrate dans La République de Platon Passage 353

Passage 27 sur 278

Référence canonique 353

Grec ancien

perseus-plato-republic-grc

τί δέ; μαχαίρᾳ ἂν ἀμπέλου κλῆμα ἀποτέμοις καὶ σμίλῃ καὶ ἄλλοις πολλοῖς; πῶς γὰρ οὔ; ἀλλʼ οὐδενί γʼ ἂν οἶμαι οὕτω καλῶς ὡς δρεπάνῳ τῷ ἐπὶ τούτῳ ἐργασθέντι. ἀληθῆ. ἆρʼ οὖν οὐ τοῦτο τούτου ἔργον θήσομεν; θήσομεν μὲν οὖν. νῦν δὴ οἶμαι ἄμεινον ἂν μάθοις ὃ ἄρτι ἠρώτων, πυνθανόμενος εἰ οὐ τοῦτο ἑκάστου εἴη ἔργον ὃ ἂν ἢ μόνον τι ἢ κάλλιστα τῶν ἄλλων ἀπεργάζηται. ἀλλά, ἔφη, μανθάνω τε καί μοι δοκεῖ τοῦτο ἑκάστου πράγματος ἔργον εἶναι. εἶεν, ἦν δʼ ἐγώ. οὐκοῦν καὶ ἀρετὴ δοκεῖ σοι εἶναι ἑκάστῳ ᾧπερ καὶ ἔργον τι προστέτακται; ἴωμεν δὲ ἐπὶ τὰ αὐτὰ πάλιν· ὀφθαλμῶν, φαμέν, ἔστι τι ἔργον; ἔστιν. ἆρʼ οὖν καὶ ἀρετὴ ὀφθαλμῶν ἔστιν; καὶ ἀρετή. τί δέ; ὤτων ἦν τι ἔργον; ναί. οὐκοῦν καὶ ἀρετή; καὶ ἀρετή. τί δὲ πάντων πέρι τῶν ἄλλων; οὐχ οὕτω; οὕτω. ἔχε δή· ἆρʼ ἄν ποτε ὄμματα τὸ αὑτῶν ἔργον καλῶς ἀπεργάσαιντο μὴ ἔχοντα τὴν αὑτῶν οἰκείαν ἀρετήν, ἀλλʼ ἀντὶ τῆς ἀρετῆς κακίαν; καὶ πῶς ἄν; ἔφη· τυφλότητα γὰρ ἴσως λέγεις ἀντὶ τῆς ὄψεως. ἥτις, ἦν δʼ ἐγώ, αὐτῶν ἡ ἀρετή· οὐ γάρ πω τοῦτο ἐρωτῶ, ἀλλʼ εἰ τῇ οἰκείᾳ μὲν ἀρετῇ τὸ αὑτῶν ἔργον εὖ ἐργάσεται τὰ ἐργαζόμενα, κακίᾳ δὲ κακῶς. ἀληθές, ἔφη, τοῦτό γε λέγεις. οὐκοῦν καὶ ὦτα στερόμενα τῆς αὑτῶν ἀρετῆς κακῶς τὸ αὑτῶν ἔργον ἀπεργάσεται; πάνυ γε. τίθεμεν οὖν καὶ τἆλλα πάντα εἰς τὸν αὐτὸν λόγον; ἔμοιγε δοκεῖ. ἴθι δή, μετὰ ταῦτα τόδε σκέψαι. ψυχῆς ἔστιν τι ἔργον ὃ ἄλλῳ τῶν ὄντων οὐδʼ ἂν ἑνὶ πράξαις, οἷον τὸ τοιόνδε· τὸ ἐπιμελεῖσθαι καὶ ἄρχειν καὶ βουλεύεσθαι καὶ τὰ τοιαῦτα πάντα, ἔσθʼ ὅτῳ ἄλλῳ ἢ ψυχῇ δικαίως ἂν αὐτὰ ἀποδοῖμεν καὶ φαῖμεν ἴδια ἐκείνης εἶναι; οὐδενὶ ἄλλῳ. τί δʼ αὖ τὸ ζῆν; οὐ ψυχῆς φήσομεν ἔργον εἶναι; μάλιστά γʼ, ἔφη. οὐκοῦν καὶ ἀρετήν φαμέν τινα ψυχῆς εἶναι; φαμέν. ἆρʼ οὖν ποτε, ὦ Θρασύμαχε, ψυχὴ τὰ αὑτῆς ἔργα εὖ ἀπεργάσεται στερομένη τῆς οἰκείας ἀρετῆς, ἢ ἀδύνατον; ἀδύνατον. ἀνάγκη ἄρα κακῇ ψυχῇ κακῶς ἄρχειν καὶ ἐπιμελεῖσθαι, τῇ δὲ ἀγαθῇ πάντα ταῦτα εὖ πράττειν. ἀνάγκη. οὐκοῦν ἀρετήν γε συνεχωρήσαμεν ψυχῆς εἶναι δικαιοσύνην, κακίαν δὲ ἀδικίαν; συνεχωρήσαμεν γάρ. ἡ μὲν ἄρα δικαία ψυχὴ καὶ ὁ δίκαιος ἀνὴρ εὖ βιώσεται, κακῶς δὲ ὁ ἄδικος. φαίνεται, ἔφη, κατὰ τὸν σὸν λόγον.

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en

Once more, you could use a dirk to trim vine branches and a knife and many other instruments. Certainly. But nothing so well, I take it, as a pruning-knife fashioned for this purpose. That is true. Must we not then assume this to be the work or function of that? We must. You will now, then, I fancy, better apprehend the meaning of my question when I asked whether that is not the work of a thing which it only or it better than anything else can perform. Well, he said, I do understand, and agree that the work of anything is that. Very good, said I. Do you not also think that there is a specific virtue or excellence of everything for which a specific work or function is appointed? Let us return to the same examples. The eyes we say have a function? They have. Is there also a virtue of the eyes? There is. And was there not a function of the ears? Yes. And so also a virtue? Also a virtue. And what of all other things? Is the case not the same? The same. Take note now. Could the eyes possibly fulfil their function well if they lacked their own proper excellence and had in its stead the defect? How could they? he said; for I presume you meant blindness instead of vision. Whatever, said I, the excellence may be. For I have not yet come to that question, but am only asking whether whatever operates will not do its own work well by its own virtue and badly by its own defect. That much, he said, you may affirm to be true. Then the ears, too, if deprived of their own virtue will do their work ill? Assuredly. And do we then apply the same principle to all things? I think so. Then next consider this. The soul, has it a work which you couldn’t accomplish with anything else in the world, as for example, management, rule, deliberation, and the like, is there anything else than soul to which you could rightly assign these and say that they were its peculiar work? Nothing else. And again life? Shall we say that too is the function of the soul? Most certainly, he said. And do we not also say that there is an excellence virtue of the soul? We do. Will the soul ever accomplish its own work well if deprived of its own virtue, or is this impossible? It is impossible. Of necessity, then, a bad soul will govern and manage things badly while the good soul will in all these things do well. Of necessity. And did we not agree that the excellence or virtue of soul is justice and its defect injustice? Yes, we did. The just soul and the just man then will live well and the unjust ill? So it appears, he said, by your reasoning.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Encore un exemple : tu pourrais te servir d’un poignard pour tailler les sarments de vigne, ainsi que d’un couteau et de beaucoup d’autres instruments. « Certainement. » « Mais de rien, je pense, aussi bien que d’une serpette façonnée à cette fin. » « C’est vrai. » « Ne devons-nous donc pas considérer cela comme son œuvre ou sa fonction ? » « Nous le devons. » « Tu comprendras maintenant, je pense, mieux le sens de ma question lorsque je demandais si l’œuvre d’une chose n’est pas ce qu’elle seule, ou mieux que toute autre, peut accomplir. » « Oui, dit-il, je comprends, et je conviens que c’est là l’œuvre de chaque chose. » « Très bien, dis-je. Ne penses-tu pas aussi qu’il existe une vertu ou une excellence propre à toute chose à laquelle est assignée une œuvre ou une fonction propre ? Revenons aux mêmes exemples. Nous disons que les yeux ont une fonction ? » « Ils en ont une. » « Existe-t-il aussi une vertu des yeux ? » « Il en existe une. » « Et les oreilles n’avaient-elles pas une fonction ? » « Si. » « Et donc aussi une vertu ? » « Une vertu également. » « Qu’en est-il de toutes les autres choses ? Le cas n’est-il pas le même ? » « Il est le même. » « Prends maintenant garde à ceci. Les yeux pourraient-ils bien remplir leur fonction s’ils étaient privés de leur excellence propre et possédaient à sa place le défaut correspondant ? » « Comment le pourraient-ils ? dit-il. Car tu veux sans doute parler de la cécité au lieu de la vue. » « Quelle que soit cette excellence, dis-je, car je n’en suis pas encore arrivé à cette question. Je demande seulement si toute chose qui agit n’accomplit pas bien son œuvre grâce à sa vertu propre, et mal à cause de son défaut propre. » « Tu peux affirmer que cela est vrai », dit-il. « Ainsi, les oreilles aussi, privées de leur vertu propre, rempliront mal leur fonction ? » « Assurément. » « Appliquons-nous donc le même principe à toutes choses ? » « Je le pense. » « Considère ensuite ceci. L’âme possède-t-elle une œuvre que tu ne pourrais accomplir avec rien d’autre au monde, par exemple administrer, gouverner, délibérer et autres choses semblables ? Existe-t-il autre chose que l’âme à quoi tu pourrais justement attribuer ces activités et déclarer qu’elles lui sont propres ? » « Rien d’autre. » « Et la vie ? Dirons-nous qu’elle aussi est une fonction de l’âme ? » « Très certainement », dit-il. « Et ne disons-nous pas aussi qu’il existe une excellence, une vertu de l’âme ? » « Nous le disons. » « L’âme accomplira-t-elle jamais bien son œuvre si elle est privée de sa vertu propre, ou cela est-il impossible ? » « C’est impossible. » « Nécessairement, donc, une âme mauvaise gouvernera et administrera mal, tandis que l’âme bonne s’acquittera bien de toutes ces tâches. » « Nécessairement. » « Et ne sommes-nous pas convenus que l’excellence ou la vertu de l’âme est la justice, et son défaut l’injustice ? » « Oui, nous en sommes convenus. » « L’âme juste et l’homme juste vivront donc bien, et l’injuste mal ? » « Il le semble, dit-il, d’après ton raisonnement. »

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