Domaine public
L’ouvrage et les traductions affichées sont signalées comme appartenant au domaine public ou issues d’une transcription ouverte.
Platon
Socrate dans La République de Platon Passage 433
Passage 102 sur 278
Référence canonique 433
Grec ancien
perseus-plato-republic-grc
ἀλλʼ, ἦν δʼ ἐγώ, ἄκουε εἴ τι ἄρα λέγω. ὃ γὰρ ἐξ ἀρχῆς ἐθέμεθα δεῖν ποιεῖν διὰ παντός, ὅτε τὴν πόλιν κατῳκίζομεν, τοῦτό ἐστιν, ὡς ἐμοὶ δοκεῖ, ἤτοι τούτου τι εἶδος ἡ δικαιοσύνη. ἐθέμεθα δὲ δήπου καὶ πολλάκις ἐλέγομεν, εἰ μέμνησαι, ὅτι ἕνα ἕκαστον ἓν δέοι ἐπιτηδεύειν τῶν περὶ τὴν πόλιν, εἰς ὃ αὐτοῦ ἡ φύσις ἐπιτηδειοτάτη πεφυκυῖα εἴη. ἐλέγομεν γάρ. καὶ μὴν ὅτι γε τὸ τὰ αὑτοῦ πράττειν καὶ μὴ πολυπραγμονεῖν δικαιοσύνη ἐστί, καὶ τοῦτο ἄλλων τε πολλῶν ἀκηκόαμεν καὶ αὐτοὶ πολλάκις εἰρήκαμεν. εἰρήκαμεν γάρ. τοῦτο τοίνυν, ἦν δʼ ἐγώ, ὦ φίλε, κινδυνεύει τρόπον τινὰ γιγνόμενον ἡ δικαιοσύνη εἶναι, τὸ τὰ αὑτοῦ πράττειν. οἶσθα ὅθεν τεκμαίρομαι; οὐκ, ἀλλὰ λέγʼ, ἔφη. δοκεῖ μοι, ἦν δʼ ἐγώ, τὸ ὑπόλοιπον ἐν τῇ πόλει ὧν ἐσκέμμεθα, σωφροσύνης καὶ ἀνδρείας καὶ φρονήσεως, τοῦτο εἶναι, ὃ πᾶσιν ἐκείνοις τὴν δύναμιν παρέσχεν ὥστε ἐγγενέσθαι, καὶ ἐγγενομένοις γε σωτηρίαν παρέχειν, ἕωσπερ ἂν ἐνῇ. καίτοι ἔφαμεν δικαιοσύνην ἔσεσθαι τὸ ὑπολειφθὲν ἐκείνων, εἰ τὰ τρία εὕροιμεν. καὶ γὰρ ἀνάγκη, ἔφη. ἀλλὰ μέντοι, ἦν δʼ ἐγώ, εἰ δέοι γε κρῖναι τί τὴν πόλιν ἡμῖν τούτων μάλιστα ἀγαθὴν ἀπεργάσεται ἐγγενόμενον, δύσκριτον ἂν εἴη πότερον ἡ ὁμοδοξία τῶν ἀρχόντων τε καὶ ἀρχομένων, ἢ ἡ περὶ δεινῶν τε καὶ μή, ἅττα ἐστί, δόξης ἐννόμου σωτηρία ἐν τοῖς στρατιώταις ἐγγενομένη, ἢ ἡ ἐν τοῖς ἄρχουσι φρόνησίς τε καὶ φυλακὴ ἐνοῦσα, ἢ τοῦτο μάλιστα ἀγαθὴν αὐτὴν ποιεῖ ἐνὸν καὶ ἐν παιδὶ καὶ ἐν γυναικὶ καὶ δούλῳ καὶ ἐλευθέρῳ καὶ δημιουργῷ καὶ ἄρχοντι καὶ ἀρχομένῳ, ὅτι τὸ αὑτοῦ ἕκαστος εἷς ὢν ἔπραττε καὶ οὐκ ἐπολυπραγμόνει. δύσκριτον, ἔφη· πῶς δʼ οὔ; ἐνάμιλλον ἄρα, ὡς ἔοικε, πρὸς ἀρετὴν πόλεως τῇ τε σοφίᾳ αὐτῆς καὶ τῇ σωφροσύνῃ καὶ τῇ ἀνδρείᾳ ἡ τοῦ ἕκαστον ἐν αὐτῇ τὰ αὑτοῦ πράττειν δύναμις. καὶ μάλα, ἔφη. οὐκοῦν δικαιοσύνην τό γε τούτοις ἐνάμιλλον ἂν εἰς ἀρετὴν πόλεως θείης; παντάπασι μὲν οὖν. σκόπει δὴ καὶ τῇδε εἰ οὕτω δόξει· ἆρα τοῖς ἄρχουσιν ἐν τῇ πόλει τὰς δίκας προστάξεις δικάζειν; τί μήν; ἦ ἄλλου οὑτινοσοῦν μᾶλλον ἐφιέμενοι δικάσουσιν ἢ τούτου, ὅπως ἂν ἕκαστοι μήτʼ ἔχωσι τἀλλότρια μήτε τῶν αὑτῶν στέρωνται; οὔκ, ἀλλὰ τούτου. ὡς δικαίου ὄντος; ναί.
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en
Listen then, said I, and learn if there is anything in what I say. For what we laid down in the beginning as a universal requirement when we were founding our city, this I think, or some form of this, is justice. And what we did lay down, and often said, you recall, was that each one man must perform one social service in the state for which his nature is best adapted. Yes, we said that. And again that to do one’s own business and not to be a busybody is justice, is a saying that we have heard from many and have often repeated ourselves. We have. This, then, I said, my friend, if taken in a certain sense appears to be justice, this principle of doing one’s own business. Do you know whence I infer this? No, but tell me, he said. I think that this is the remaining virtue in the state after our consideration of soberness, courage, and intelligence, a quality which made it possible for them all to grow up in the body politic and which when they have sprung up preserves them as long as it is present. And I hardly need to remind you that we said that justice would be the residue after we had found the other three. That is an unavoidable conclusion, he said. But moreover, said I, if we were required to decide what it is whose indwelling presence will contribute most to making our city good, it would be a difficult decision whether it was the unanimity of rulers and ruled or the conservation in the minds of the soldiers of the convictions produced by law as to what things are or are not to be feared, or the watchful intelligence that resides in the guardians, or whether this is the chief cause of its goodness, the principle embodied in child, woman, slave, free, artisan, ruler, and ruled, that each performed his one task as one man and was not a versatile busybody. Hard to decide indeed, he said. A thing, then, that in its contribution to the excellence of a state vies with and rivals its wisdom, its soberness, its bravery, is this principle of everyone in it doing his own task. It is indeed, he said. And is not justice the name you would have to give to the principle that rivals these as conducing to the virtue of state? By all means. Consider it in this wise too if so you will be convinced. Will you not assign the conduct of lawsuits in your state to the rulers? Of course. Will not this be the chief aim of their decisions, that no one shall have what belongs to others or be deprived of his own? Nothing else but this. On the assumption that this is just? Yes.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Écoute donc, dis-je, et vois s’il y a quelque chose de juste dans ce que je vais dire. Ce que nous avons posé dès le commencement comme une exigence universelle, lorsque nous fondions notre cité, c’est cela, je pense, ou une certaine forme de cela, qui constitue la justice. Or ce que nous avons posé et souvent répété, tu t’en souviens, c’est que chaque homme doit exercer dans la cité l’unique fonction sociale à laquelle sa nature est le mieux adaptée. Oui, nous l’avons dit. Et nous avons souvent entendu dire et répété nous-mêmes que faire ce qui nous appartient, sans nous mêler de tout, c’est la justice. Nous l’avons fait. Eh bien, dis-je, mon ami, ce principe qui consiste à faire ce qui nous appartient paraît être, si on l’entend d’une certaine manière, la justice. Sais-tu d’où je le conclus ? Non, mais dis-le-moi, répondit-il. Je pense qu’après avoir examiné la modération, le courage et l’intelligence, c’est là la vertu qui reste dans la cité : une qualité qui leur a permis à toutes de naître dans le corps politique et qui, une fois qu’elles y sont nées, les conserve aussi longtemps qu’elle demeure présente. Et je n’ai guère besoin de te rappeler que nous avions dit que la justice serait ce qui resterait après la découverte des trois autres. C’est une conclusion inévitable, dit-il. Mais en outre, dis-je, s’il nous fallait décider quelle présence contribue le plus à rendre notre cité bonne, il serait difficile de déterminer si c’est l’unanimité des gouvernants et des gouvernés, la conservation dans l’esprit des soldats des convictions produites par la loi quant aux choses qu’il faut ou non craindre, l’intelligence vigilante qui réside chez les gardiens, ou bien ce principe, présent chez l’enfant, la femme, l’esclave, l’homme libre, l’artisan, le gouvernant et le gouverné : chacun accomplit sa tâche propre et ne se disperse pas à se mêler de tout. Voilà qui serait en effet difficile à décider, dit-il. Ainsi, le principe selon lequel chacun accomplit dans la cité sa tâche propre rivalise avec la sagesse, la modération et le courage pour contribuer à l’excellence de l’État. En effet, dit-il. Et n’est-ce pas le nom de justice que tu devrais donner au principe qui rivalise avec ces vertus pour produire celle de l’État ? Assurément. Considère encore la chose sous cet angle, si cela peut te convaincre. Ne confieras-tu pas aux gouvernants le règlement des procès dans ta cité ? Bien sûr. Le but principal de leurs décisions ne sera-t-il pas que nul ne possède ce qui appartient à autrui ni ne soit privé de ce qui lui appartient ? Il ne sera pas autre chose. Parce que cela est juste ? Oui.
Concepts de ce passage
Soin de l’âme
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Courage
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Éducation
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Examen réfutatif
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Éther et champ
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Crainte
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Formes intelligibles
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Liberté
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Amitié
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Justice
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Loi
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Attention
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Nature
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Éros philosophique
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Raison
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Gouvernement de soi
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Service
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Péché
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Esclavage
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Vertu
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Sagesse
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque