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Platon

Socrate dans La République de Platon Passage 461

Passage 127 sur 278

Référence canonique 461

Grec ancien

perseus-plato-republic-grc

ἀμφοτέρων γοῦν, ἔφη, αὕτη ἀκμὴ σώματός τε καὶ φρονήσεως. οὐκοῦν ἐάντε πρεσβύτερος τούτων ἐάντε νεώτερος τῶν εἰς τὸ κοινὸν γεννήσεων ἅψηται, οὔτε ὅσιον οὔτε δίκαιον φήσομεν τὸ ἁμάρτημα, ὡς παῖδα φιτύοντος τῇ πόλει, ὅς, ἂν λάθῃ, γεννήσεται οὐχ ὑπὸ θυσιῶν οὐδʼ ὑπὸ εὐχῶν φύς, ἃς ἐφʼ ἑκάστοις τοῖς γάμοις εὔξονται καὶ ἱέρειαι καὶ ἱερεῖς καὶ σύμπασα ἡ πόλις ἐξ ἀγαθῶν ἀμείνους καὶ ἐξ ὠφελίμων ὠφελιμωτέρους ἀεὶ τοὺς ἐκγόνους γίγνεσθαι, ἀλλʼ ὑπὸ σκότου μετὰ δεινῆς ἀκρατείας γεγονώς. ὀρθῶς, ἔφη. ὁ αὐτὸς δέ γʼ, εἶπον, νόμος, ἐάν τις τῶν ἔτι γεννώντων μὴ συνέρξαντος ἄρχοντος ἅπτηται τῶν ἐν ἡλικίᾳ γυναικῶν· νόθον γὰρ καὶ ἀνέγγυον καὶ ἀνίερον φήσομεν αὐτὸν παῖδα τῇ πόλει καθιστάναι. ὀρθότατα, ἔφη. ὅταν δὲ δὴ οἶμαι αἵ τε γυναῖκες καὶ οἱ ἄνδρες τοῦ γεννᾶν ἐκβῶσι τὴν ἡλικίαν, ἀφήσομέν που ἐλευθέρους αὐτοὺς συγγίγνεσθαι ᾧ ἂν ἐθέλωσι, πλὴν θυγατρὶ καὶ μητρὶ καὶ ταῖς τῶν θυγατέρων παισὶ καὶ ταῖς ἄνω μητρός, καὶ γυναῖκας αὖ πλὴν ὑεῖ καὶ πατρὶ καὶ τοῖς τούτων εἰς τὸ κάτω καὶ ἐπὶ τὸ ἄνω, καὶ ταῦτά γʼ ἤδη πάντα διακελευσάμενοι προθυμεῖσθαι μάλιστα μὲν μηδʼ εἰς φῶς ἐκφέρειν κύημα μηδέ γʼ ἕν, ἐὰν γένηται, ἐὰν δέ τι βιάσηται, οὕτω τιθέναι, ὡς οὐκ οὔσης τροφῆς τῷ τοιούτῳ. καὶ ταῦτα μέν γʼ, ἔφη, μετρίως λέγεται· πατέρας δὲ καὶ θυγατέρας καὶ ἃ νυνδὴ ἔλεγες πῶς διαγνώσονται ἀλλήλων; οὐδαμῶς, ἦν δʼ ἐγώ· ἀλλʼ ἀφʼ ἧς ἂν ἡμέρας τις αὐτῶν νυμφίος γένηται, μετʼ ἐκείνην δεκάτῳ μηνὶ καὶ ἑβδόμῳ δὴ ἃ ἂν γένηται ἔκγονα, ταῦτα πάντα προσερεῖ τὰ μὲν ἄρρενα ὑεῖς, τὰ δὲ θήλεα θυγατέρας, καὶ ἐκεῖνα ἐκεῖνον πατέρα, καὶ οὕτω δὴ τὰ τούτων ἔκγονα παίδων παῖδας, καὶ ἐκεῖνʼ αὖ ἐκείνους πάππους τε καὶ τηθάς, τὰ δʼ ἐν ἐκείνῳ τῷ χρόνῳ γεγονότα, ἐν ᾧ αἱ μητέρες καὶ οἱ πατέρες αὐτῶν ἐγέννων, ἀδελφάς τε καὶ ἀδελφούς, ὥστε, ὃ νυνδὴ ἐλέγομεν, ἀλλήλων μὴ ἅπτεσθαι. ἀδελφοὺς δὲ καὶ ἀδελφὰς δώσει ὁ νόμος συνοικεῖν, ἐὰν ὁ κλῆρος ταύτῃ συμπίπτῃ καὶ ἡ Πυθία προσαναιρῇ. ὀρθότατα, ἦ δʼ ὅς. ἡ μὲν δὴ κοινωνία, ὦ Γλαύκων, αὕτη τε καὶ τοιαύτη γυναικῶν τε καὶ παίδων τοῖς φύλαξί σοι τῆς πόλεως· ὡς δὲ ἑπομένη τε τῇ ἄλλῃ πολιτείᾳ καὶ μακρῷ βελτίστη, δεῖ δὴ τὸ μετὰ τοῦτο βεβαιώσασθαι παρὰ τοῦ λόγου. ἢ πῶς ποιῶμεν;

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en

That is, he said, the maturity and prime for both of body and mind. Then, if anyone older or younger than the prescribed age meddles with procreation for the state, we shall say that his error is an impiety and an injustice, since he is begetting for the city a child whose birth, if it escapes discovery, will not be attended by the sacrifices and the prayers which the priests and priestesses and the entire city prefer at the ceremonial marriages, that ever better offspring may spring from good sires and from fathers helpful to the state sons more helpful still. But this child will be born in darkness and conceived in foul incontinence. Right, he said. And the same rule will apply, I said, if any of those still within the age of procreation goes in to a woman of that age with whom the ruler has not paired him. We shall say that he is imposing on the state a base-born, uncertified, and unhallowed child. Most rightly, he said. But when, I take it, the men and the women have passed the age of lawful procreation, we shall leave the men free to form such relations with whomsoever they please, except daughter and mother and their direct descendants and ascendants, and likewise the women, save with son and father, and so on, first admonishing them preferably not even to bring to light anything whatever thus conceived, but if they are unable to prevent a birth to dispose of it on the understanding that we cannot rear such an offspring. All that sounds reasonable, he said; but how are they to distinguish one another’s fathers and daughters, and the other degrees of kin that you have just mentioned? They won’t, said I, except that a man will call all male offspring born in the tenth and in the seventh month after he became a bridegroom his sons, and all female, daughters, and they will call him father. And, similarly, he will call their offspring his grandchildren and they will call his group grandfathers and grandmothers. And all children born in the period in which their fathers and mothers were procreating will regard one another as brothers and sisters. This will suffice for the prohibitions of intercourse of which we just now spoke. But the law will allow brothers and sisters to cohabit if the lot so falls out and the Delphic oracle approves. Quite right, said he. This, then, Glaucon, is the manner of the community of wives and children among the guardians. That it is consistent with the rest of our polity and by far the best way is the next point that we must get confirmed by the argument. Is not that so?

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

C’est là, dit-il, pour les deux sexes, la maturité et la force de l’âge, tant du corps que de l’esprit. Si donc quelqu’un, plus vieux ou plus jeune que l’âge prescrit, se mêle de procréer pour l’État, nous dirons que sa faute est une impiété et une injustice, puisqu’il engendre pour la cité un enfant dont la naissance, si elle échappe à la découverte, ne sera pas accompagnée des sacrifices et des prières que les prêtres, les prêtresses et la cité tout entière prononcent lors des mariages solennels, afin que de bons géniteurs naissent des enfants toujours meilleurs et, de pères utiles à l’État, des fils plus utiles encore. Cet enfant, au contraire, naîtra dans les ténèbres et aura été conçu dans une honteuse incontinence. C’est juste, dit-il. La même règle s’appliquera, dis-je, si l’un de ceux qui sont encore en âge de procréer s’unit à une femme du même âge à laquelle le dirigeant ne l’a pas apparié. Nous dirons qu’il impose à l’État un enfant illégitime, non certifié et non consacré. Très justement, dit-il. Mais lorsque, je pense, les hommes et les femmes auront dépassé l’âge de la procréation légitime, nous laisserons les hommes libres de nouer les relations qui leur plairont, sauf avec leur fille, leur mère et leurs descendantes ou ascendantes directes ; de même pour les femmes, sauf avec leur fils, leur père, et ainsi de suite. Nous les avertirons d’abord de ne rien laisser venir au jour de ce qui aurait été conçu ainsi ; mais, s’ils ne peuvent empêcher une naissance, de s’en défaire, étant entendu que nous ne pouvons élever un tel enfant. Tout cela paraît raisonnable, dit-il ; mais comment distingueront-ils leurs pères et leurs filles respectifs, ainsi que les autres degrés de parenté que tu viens de mentionner ? Ils ne les distingueront pas, dis-je ; seulement, chaque homme appellera fils tous les enfants mâles nés au dixième et au septième mois après qu’il sera devenu époux, et filles tous les enfants femelles, tandis qu’ils l’appelleront père. De même, il appellera leurs enfants ses petits-enfants, et ceux-ci appelleront son groupe grands-pères et grands-mères. Tous les enfants nés pendant la période où leurs pères et leurs mères procréaient se considéreront réciproquement comme frères et sœurs. Cela suffira aux interdictions d’union dont nous venons de parler. Toutefois, la loi permettra aux frères et aux sœurs de s’unir si le sort en décide ainsi et si l’oracle de Delphes l’approuve. Tout à fait juste, dit-il. Telle est donc, Glaucon, la manière dont les femmes et les enfants seront mis en commun parmi les gardiens. Il nous faut maintenant faire confirmer par l’argument que cette institution est cohérente avec le reste de notre régime politique et qu’elle est de beaucoup la meilleure. N’est-ce pas ainsi ?

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