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Platon

Socrate dans La République de Platon Passage 465

Passage 131 sur 278

Référence canonique 465

Grec ancien

perseus-plato-republic-grc

καὶ γὰρ τόδε ὀρθὸν ἔχει, ἦν δʼ ἐγώ, οὗτος ὁ νόμος· εἴ πού τίς τῳ θυμοῖτο, ἐν τῷ τοιούτῳ πληρῶν τὸν θυμὸν ἧττον ἐπὶ μείζους ἂν ἴοι στάσεις. πάνυ μὲν οὖν. πρεσβυτέρῳ μὴν νεωτέρων πάντων ἄρχειν τε καὶ κολάζειν προστετάξεται. δῆλον. καὶ μὴν ὅτι γε νεώτερος πρεσβύτερον, ἂν μὴ ἄρχοντες προστάττωσιν, οὔτε ἄλλο βιάζεσθαι ἐπιχειρήσει ποτὲ οὔτε τύπτειν, ὡς τὸ εἰκός. οἶμαι δʼ οὐδὲ ἄλλως ἀτιμάσει· ἱκανὼ γὰρ τὼ φύλακε κωλύοντε, δέος τε καὶ αἰδώς, αἰδὼς μὲν ὡς γονέων μὴ ἅπτεσθαι εἴργουσα, δέος δὲ τὸ τῷ πάσχοντι τοὺς ἄλλους βοηθεῖν, τοὺς μὲν ὡς ὑεῖς, τοὺς δὲ ὡς ἀδελφούς, τοὺς δὲ ὡς πατέρας. συμβαίνει γὰρ οὕτως, ἔφη. πανταχῇ δὴ ἐκ τῶν νόμων εἰρήνην πρὸς ἀλλήλους οἱ ἄνδρες ἄξουσι; πολλήν γε. τούτων μὴν ἐν ἑαυτοῖς μὴ στασιαζόντων οὐδὲν δεινὸν μή ποτε ἡ ἄλλη πόλις πρὸς τούτους ἢ πρὸς ἀλλήλους διχοστατήσῃ. οὐ γὰρ οὖν. τά γε μὴν σμικρότατα τῶν κακῶν διʼ ἀπρέπειαν ὀκνῶ καὶ λέγειν, ὧν ἀπηλλαγμένοι ἂν εἶεν, κολακείας τε πλουσίων πένητες ἀπορίας τε καὶ ἀλγηδόνας ὅσας ἐν παιδοτροφίᾳ καὶ χρηματισμοῖς διὰ τροφὴν οἰκετῶν ἀναγκαίαν ἴσχουσι, τὰ μὲν δανειζόμενοι, τὰ δʼ ἐξαρνούμενοι, τὰ δὲ πάντως πορισάμενοι θέμενοι παρὰ γυναῖκάς τε καὶ οἰκέτας, ταμιεύειν παραδόντες, ὅσα τε, ὦ φίλε, περὶ αὐτὰ καὶ οἷα πάσχουσι, δῆλά τε δὴ καὶ ἀγεννῆ καὶ οὐκ ἄξια λέγειν. δῆλα γάρ, ἔφη, καὶ τυφλῷ. πάντων τε δὴ τούτων ἀπαλλάξονται, ζήσουσί τε τοῦ μακαριστοῦ βίου ὃν οἱ Ὀλυμπιονῖκαι ζῶσι μακαριώτερον. πῇ; διὰ σμικρόν που μέρος εὐδαιμονίζονται ἐκεῖνοι ὧν τούτοις ὑπάρχει. ἥ τε γὰρ τῶνδε νίκη καλλίων, ἥ τʼ ἐκ τοῦ δημοσίου τροφὴ τελεωτέρα. νίκην τε γὰρ νικῶσι συμπάσης τῆς πόλεως σωτηρίαν, τροφῇ τε καὶ τοῖς ἄλλοις πᾶσιν ὅσων βίος δεῖται αὐτοί τε καὶ παῖδες ἀναδοῦνται, καὶ γέρα δέχονται παρὰ τῆς αὑτῶν πόλεως ζῶντές τε καὶ τελευτήσαντες ταφῆς ἀξίας μετέχουσιν. καὶ μάλα, ἔφη, καλά.

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en

And there will be the further advantage in such a law that an angry man, satisfying his anger in such wise, would be less likely to carry the quarrel to further extremes. Assuredly. As for an older man, he will always have the charge of ruling and chastising the younger. Obviously. Again, it is plain that the young man, except by command of the rulers, will probably not do violence to an elder or strike him, or, I take it, dishonor him in any other way. Two guardians sufficient to prevent that there are, fear and awe, awe restraining him from laying hands on one who may be his parent, and fear in that the others will rush to the aid of the sufferer, some as sons, some as brothers, some as fathers. That is the way it works out, he said. Then in all cases the laws will leave these men to dwell in peace together. Great peace. And if these are free from dissensions among themselves, there is no fear that the rest of the city will ever start faction against them or with one another. No, there is not. But I hesitate, so unseemly are they, even to mention the pettiest troubles of which they would be rid, the flatterings of the rich, the embarrassments and pains of the poor in the bringing-up of their children and the procuring of money for the necessities of life for their households, the borrowings, the repudiations, all the devices with which they acquire what they deposit with wives and servitors to husband, and all the indignities that they endure in such matters, which are obvious and ignoble and not deserving of mention. Even a blind man can see these, he said. From all these, then, they will be finally free, and they will live a happier life than that men count most happy, the life of the victors at Olympia . How so? The things for which those are felicitated are a small part of what is secured for these. Their victory is fairer and their public support more complete. For the prize of victory that they win is the salvation of the entire state, the fillet that binds their brows is the public support of themselves and their children - they receive honor from the city while they live and when they die a worthy burial. A fair guerdon, indeed, he said.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Une telle loi aura encore cet avantage qu’un homme en colère, s’il satisfait ainsi sa colère, sera moins porté à pousser la querelle plus loin. Assurément. Quant à l’homme plus âgé, il aura toujours la charge de diriger et de corriger le plus jeune. Évidemment. Il est encore manifeste que le jeune homme, sauf sur l’ordre des dirigeants, ne fera probablement pas violence à un aîné, ne le frappera pas et, je pense, ne lui manquera de respect d’aucune autre manière. Deux gardiens suffisent à l’en empêcher : la crainte et le respect. Le respect le retiendra de porter la main sur quelqu’un qui pourrait être son parent, et la crainte lui fera penser que les autres accourront au secours de la victime, les uns comme fils, les autres comme frères, les autres comme pères. C’est bien ainsi que les choses se passent, dit-il. Les lois permettront donc en toute circonstance à ces hommes d’habiter ensemble en paix. Une grande paix. Et s’ils sont exempts de dissensions entre eux, il n’est pas à craindre que le reste de la cité forme jamais une faction contre eux ou que ses membres se divisent entre eux. Non, ce n’est pas à craindre. Mais j’hésite, tant ils sont inconvenants, à mentionner même les plus mesquins des ennuis dont ils seraient délivrés : les flatteries adressées aux riches, les embarras et les peines des pauvres pour élever leurs enfants et se procurer l’argent nécessaire aux besoins de leur maison, les emprunts, les dénégations, tous les expédients par lesquels ils acquièrent ce qu’ils confient ensuite à leurs femmes et à leurs serviteurs pour qu’ils l’administrent, et toutes les indignités qu’ils endurent en ces matières, choses évidentes, ignobles et indignes d’être mentionnées. Même un aveugle peut les voir, dit-il. Ils seront donc enfin délivrés de tous ces maux et vivront une existence plus heureuse que celle que les hommes tiennent pour la plus heureuse, celle des vainqueurs d’Olympie. Comment cela ? Les biens pour lesquels on félicite ces derniers ne représentent qu’une petite part de ce qui est assuré à nos gardiens. Leur victoire est plus belle et leur entretien public plus complet. Car le prix de la victoire qu’ils remportent est le salut de l’État tout entier, et le bandeau qui ceint leur front est l’entretien public d’eux-mêmes et de leurs enfants : la cité les honore durant leur vie et, à leur mort, ils reçoivent une sépulture digne. Belle récompense, en effet, dit-il.

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