Domaine public
L’ouvrage et les traductions affichées sont signalées comme appartenant au domaine public ou issues d’une transcription ouverte.
Platon
Socrate dans La République de Platon Passage 484
Passage 147 sur 278
Référence canonique 484
Grec ancien
perseus-plato-republic-grc
οἱ μὲν δὴ φιλόσοφοι, ἦν δʼ ἐγώ, ὦ Γλαύκων, καὶ οἱ μὴ διὰ μακροῦ τινος διεξελθόντες λόγου μόγις πως ἀνεφάνησαν οἵ εἰσιν ἑκάτεροι. ἴσως γάρ, ἔφη, διὰ βραχέος οὐ ῥᾴδιον. οὐ φαίνεται, εἶπον· ἐμοὶ γοῦν ἔτι δοκεῖ ἂν βελτιόνως φανῆναι εἰ περὶ τούτου μόνου ἔδει ῥηθῆναι, καὶ μὴ πολλὰ τὰ λοιπὰ διελθεῖν μέλλοντι κατόψεσθαι τί διαφέρει βίος δίκαιος ἀδίκου. τί οὖν, ἔφη, τὸ μετὰ τοῦτο ἡμῖν; τί δʼ ἄλλο, ἦν δʼ ἐγώ, ἢ τὸ ἑξῆς; ἐπειδὴ φιλόσοφοι μὲν οἱ τοῦ ἀεὶ κατὰ ταὐτὰ ὡσαύτως ἔχοντος δυνάμενοι ἐφάπτεσθαι, οἱ δὲ μὴ ἀλλʼ ἐν πολλοῖς καὶ παντοίως ἴσχουσιν πλανώμενοι οὐ φιλόσοφοι, ποτέρους δὴ δεῖ πόλεως ἡγεμόνας εἶναι; πῶς οὖν λέγοντες ἂν αὐτό, ἔφη, μετρίως λέγοιμεν; ὁπότεροι ἄν, ἦν δʼ ἐγώ, δυνατοὶ φαίνωνται φυλάξαι νόμους τε καὶ ἐπιτηδεύματα πόλεων, τούτους καθιστάναι φύλακας. ὀρθῶς, ἔφη. τόδε δέ, ἦν δʼ ἐγώ, ἆρα δῆλον, εἴτε τυφλὸν εἴτε ὀξὺ ὁρῶντα χρὴ φύλακα τηρεῖν ὁτιοῦν; καὶ πῶς, ἔφη, οὐ δῆλον; ἦ οὖν δοκοῦσί τι τυφλῶν διαφέρειν οἱ τῷ ὄντι τοῦ ὄντος ἑκάστου ἐστερημένοι τῆς γνώσεως, καὶ μηδὲν ἐναργὲς ἐν τῇ ψυχῇ ἔχοντες παράδειγμα, μηδὲ δυνάμενοι ὥσπερ γραφῆς εἰς τὸ ἀληθέστατον ἀποβλέποντες κἀκεῖσε ἀεὶ ἀναφέροντές τε καὶ θεώμενοι ὡς οἷόν τε ἀκριβέστατα, οὕτω δὴ καὶ τὰ ἐνθάδε νόμιμα καλῶν τε πέρι καὶ δικαίων καὶ ἀγαθῶν τίθεσθαί τε, ἐὰν δέῃ τίθεσθαι, καὶ τὰ κείμενα φυλάττοντες σῴζειν; οὐ μὰ τὸν Δία, ἦ δʼ ὅς, οὐ πολύ τι διαφέρει. τούτους οὖν μᾶλλον φύλακας στησόμεθα ἢ τοὺς ἐγνωκότας μὲν ἕκαστον τὸ ὄν, ἐμπειρίᾳ δὲ μηδὲν ἐκείνων ἐλλείποντας μηδʼ ἐν ἄλλῳ μηδενὶ μέρει ἀρετῆς ὑστεροῦντας; ἄτοπον μεντἄν, ἔφη, εἴη ἄλλους αἱρεῖσθαι, εἴ γε τἆλλα μὴ ἐλλείποιντο· τούτῳ γὰρ αὐτῷ σχεδόν τι τῷ μεγίστῳ ἂν προέχοιεν.
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en
So now, Glaucon, I said, our argument after winding a long and weary way has at last made clear to us who are the philosophers or lovers of wisdom and who are not. Yes, he said, a shorter way is perhaps not feasible. Apparently not, I said. I, at any rate, think that the matter would have been made still plainer if we had had nothing but this to speak of, and if there were not so many things left which our purpose of discerning the difference between the just and the unjust life requires us to discuss. What, then, he said, comes next? What else, said I, but the next in order? Since the philosophers are those who are capable of apprehending that which is eternal and unchanging, while those who are incapable of this but lose themselves and wander amid the multiplicities of multifarious things, are not philosophers, which of the two kinds ought to be the leaders in a state? What, then, he said, would be a fair statement of the matter? Whichever, I said, appear competent to guard the laws and pursuits of society, these we should establish as guardians. Right, he said. Is this, then, said I, clear, whether the guardian who is to keep watch over anything ought to be blind or keen of sight? Of course it is clear, he said. Do you think, then, that there is any appreciable difference between the blind and those who are veritably deprived of the knowledge of the veritable being of things, those who have no vivid pattern in their souls and so cannot, as painters look to their models, fix their eyes on the absolute truth, and always with reference to that ideal and in the exactest possible contemplation of it establish in this world also the laws of the beautiful, the just and the good, when that is needful, or guard and preserve those that are established? No, by heaven, he said, there is not much difference. Shall we, then, appoint these blind souls as our guardians, rather than those who have learned to know the ideal reality of things and who do not fall short of the others in experience and are not second to them in any part of virtue? It would be strange indeed, he said, to choose others than the philosophers, provided they were not deficient in those other respects, for this very knowledge of the ideal would perhaps be the greatest of superiorities.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Ainsi donc, Glaucon, dis-je, notre raisonnement, après avoir suivi une route longue et pénible, nous a enfin montré clairement qui sont les philosophes, ou amis de la sagesse, et qui ne le sont pas. Oui, dit-il, il n’était peut-être pas possible de prendre un chemin plus court. Apparemment non, dis-je. Pour ma part, je pense du moins que la question serait devenue plus claire encore si nous n’avions eu qu’elle à traiter et s’il ne restait pas tant de sujets que notre dessein, qui est de discerner la différence entre la vie juste et la vie injuste, nous oblige à examiner. Qu’est-ce donc, dit-il, qui vient ensuite ? Quoi d’autre, répondis-je, sinon ce qui suit dans l’ordre ? Puisque les philosophes sont ceux qui sont capables de saisir ce qui est éternel et immuable, tandis que ceux qui en sont incapables, mais s’égarent et errent au milieu de la multiplicité des choses de toute sorte, ne sont pas philosophes, lesquels des deux doivent diriger la cité ? Comment, demanda-t-il, pourrions-nous répondre équitablement à cette question ? Ceux qui paraîtront capables de garder les lois et les pratiques de la société, répondis-je, nous devrons les établir comme gardiens. C’est juste, dit-il. Est-il donc clair, repris-je, si le gardien chargé de veiller sur quelque chose doit être aveugle ou doué d’une vue perçante ? Bien sûr que c’est clair, dit-il. Penses-tu alors qu’il existe une différence appréciable entre les aveugles et ceux qui sont véritablement privés de la connaissance de l’être véritable des choses, ceux qui n’ont dans leur âme aucun modèle éclatant et ne peuvent donc, comme les peintres regardent leurs modèles, fixer les yeux sur la vérité absolue, se rapporter toujours à cet idéal et le contempler avec la plus grande exactitude possible pour établir aussi dans ce monde les lois du beau, du juste et du bien, lorsque cela est nécessaire, ou pour garder et préserver celles qui sont établies ? Non, par le ciel, dit-il, il n’y a guère de différence. Établirons-nous donc comme gardiens ces âmes aveugles, plutôt que ceux qui ont appris à connaître la réalité idéale des choses, qui ne le cèdent pas aux autres par l’expérience et ne leur sont inférieurs dans aucune partie de la vertu ? Il serait vraiment étrange, dit-il, d’en choisir d’autres que les philosophes, pourvu qu’ils ne soient pas déficients sous ces autres rapports, car cette connaissance même de l’idéal constituerait peut-être leur plus grand avantage.
Concepts de ce passage
Soin de l’âme
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Examen réfutatif
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Éther et champ
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Amitié
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Justice
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Connaissance
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Loi
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Amour
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Messie
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Mode
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Raison
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Rôles et relations
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Service
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Péché
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Vérité
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Vertu
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Sagesse
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque