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Platon
Socrate dans La République de Platon Passage 487
Passage 150 sur 278
Référence canonique 487
Grec ancien
perseus-plato-republic-grc
ἀναγκαιότατα μὲν οὖν, ἔφη. ἔστιν οὖν ὅπῃ μέμψῃ τοιοῦτον ἐπιτήδευμα, ὃ μή ποτʼ ἄν τις οἷός τε γένοιτο ἱκανῶς ἐπιτηδεῦσαι, εἰ μὴ φύσει εἴη μνήμων, εὐμαθής, μεγαλοπρεπής, εὔχαρις, φίλος τε καὶ συγγενὴς ἀληθείας, δικαιοσύνης, ἀνδρείας, σωφροσύνης; οὐδʼ ἂν ὁ Μῶμος, ἔφη, τό γε τοιοῦτον μέμψαιτο. ἀλλʼ, ἦν δʼ ἐγώ, τελειωθεῖσι τοῖς τοιούτοις παιδείᾳ τε καὶ ἡλικίᾳ ἆρα οὐ μόνοις ἂν τὴν πόλιν ἐπιτρέποις; καὶ ὁ Ἀδείμαντος, ὦ Σώκρατες, ἔφη, πρὸς μὲν ταῦτά σοι οὐδεὶς ἂν οἷός τʼ εἴη ἀντειπεῖν. ἀλλὰ γὰρ τοιόνδε τι πάσχουσιν οἱ ἀκούοντες ἑκάστοτε ἃ νῦν λέγεις· ἡγοῦνται διʼ ἀπειρίαν τοῦ ἐρωτᾶν καὶ ἀποκρίνεσθαι ὑπὸ τοῦ λόγου παρʼ ἕκαστον τὸ ἐρώτημα σμικρὸν παραγόμενοι, ἁθροισθέντων τῶν σμικρῶν ἐπὶ τελευτῆς τῶν λόγων μέγα τὸ σφάλμα καὶ ἐναντίον τοῖς πρώτοις ἀναφαίνεσθαι, καὶ ὥσπερ ὑπὸ τῶν πεττεύειν δεινῶν οἱ μὴ τελευτῶντες ἀποκλείονται καὶ οὐκ ἔχουσιν ὅτι φέρωσιν, οὕτω καὶ σφεῖς τελευτῶντες ἀποκλείεσθαι καὶ οὐκ ἔχειν ὅτι λέγωσιν ὑπὸ πεττείας αὖ ταύτης τινὸς ἑτέρας, οὐκ ἐν ψήφοις ἀλλʼ ἐν λόγοις· ἐπεὶ τό γε ἀληθὲς οὐδέν τι μᾶλλον ταύτῃ ἔχειν. λέγω δʼ εἰς τὸ παρὸν ἀποβλέψας. νῦν γὰρ φαίη ἄν τίς σοι λόγῳ μὲν οὐκ ἔχειν καθʼ ἕκαστον τὸ ἐρωτώμενον ἐναντιοῦσθαι, ἔργῳ δὲ ὁρᾶν, ὅσοι ἂν ἐπὶ φιλοσοφίαν ὁρμήσαντες μὴ τοῦ πεπαιδεῦσθαι ἕνεκα ἁψάμενοι νέοι ὄντες ἀπαλλάττωνται, ἀλλὰ μακρότερον ἐνδιατρίψωσιν, τοὺς μὲν πλείστους καὶ πάνυ ἀλλοκότους γιγνομένους, ἵνα μὴ παμπονήρους εἴπωμεν, τοὺς δʼ ἐπιεικεστάτους δοκοῦντας ὅμως τοῦτό γε ὑπὸ τοῦ ἐπιτηδεύματος οὗ σὺ ἐπαινεῖς πάσχοντας, ἀχρήστους ταῖς πόλεσι γιγνομένους. καὶ ἐγὼ ἀκούσας, οἴει οὖν, εἶπον, τοὺς ταῦτα λέγοντας ψεύδεσθαι; οὐκ οἶδα, ἦ δʼ ὅς, ἀλλὰ τὸ σοὶ δοκοῦν ἡδέως ἂν ἀκούοιμι. ἀκούοις ἂν ὅτι ἔμοιγε φαίνονται τἀληθῆ λέγειν. πῶς οὖν, ἔφη, εὖ ἔχει λέγειν ὅτι οὐ πρότερον κακῶν παύσονται αἱ πόλεις, πρὶν ἂν ἐν αὐταῖς οἱ φιλόσοφοι ἄρξωσιν, οὓς ἀχρήστους ὁμολογοῦμεν αὐταῖς εἶναι; ἐρωτᾷς, ἦν δʼ ἐγώ, ἐρώτημα δεόμενον ἀποκρίσεως διʼ εἰκόνος λεγομένης. σὺ δέ γε, ἔφη, οἶμαι οὐκ εἴωθας διʼ εἰκόνων λέγειν.
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en
Nay, most necessary, he said. Is there any fault, then, that you can find with a pursuit which a man could not properly practise unless he were by nature of good memory, quick apprehension, magnificent, gracious, friendly and akin to truth, justice, bravery and sobriety? Momus himself, he said, could not find fault with such a combination. Well, then, said I, when men of this sort are perfected by education and maturity of age, would you not entrust the state solely to them? And Adeimantus said, No one, Socrates, would be able to controvert these statements of yours. But, all the same, those who occasionally hear you argue thus feel in this way : They think that owing to their inexperience in the game of question and answer they are at every question led astray a little bit by the argument, and when these bits are accumulated at the conclusion of the discussion mighty is their fall and the apparent contradiction of what they at first said ; and that just as by expert draught-players the unskilled are finally shut in and cannot make a move, so they are finally blocked and have their mouths stopped by this other game of draughts played not with counters but with words; yet the truth is not affected by that outcome. I say this with reference to the present case, for in this instance one might say that he is unable in words to contend against you at each question, but that when it comes to facts he sees that of those who turn to philosophy, not merely touching upon it to complete their education and dropping it while still young, but lingering too long in the study of it, the majority become cranks, not to say rascals, and those accounted the finest spirits among them are still rendered useless to society by the pursuit which you commend. And I, on hearing this, said, Do you think that they are mistaken in saying so? I don’t know, said he, but I would gladly hear your opinion. You may hear, then, that I think that what they say is true. How, then, he replied, can it be right to say that our cities will never be freed from their evils until the philosophers, whom we admit to be useless to them, become their rulers? Your question, I said, requires an answer expressed in a comparison or parable. And you, he said, of course, are not accustomed to speak in comparisons!
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Bien plus, elles sont absolument nécessaires, dit-il. Peux-tu donc trouver quelque défaut à une occupation qu’un homme ne saurait exercer convenablement s’il n’était naturellement doué d’une bonne mémoire, d’une intelligence prompte, de grandeur, de grâce, d’amitié et d’affinité avec la vérité, la justice, le courage et la tempérance ? Momos lui-même, dit-il, ne trouverait rien à reprocher à une telle réunion. Eh bien, repris-je, lorsque des hommes de cette sorte auront été perfectionnés par l’éducation et la maturité, ne leur confieras-tu pas exclusivement la cité ? Alors Adimante dit : Personne, Socrate, ne pourrait réfuter tes affirmations. Pourtant, ceux qui t’entendent parfois raisonner ainsi éprouvent ceci : ils pensent qu’en raison de leur inexpérience du jeu des questions et des réponses, le raisonnement les égare un peu à chaque question et que, lorsque ces petits écarts se sont accumulés au terme de la discussion, leur chute est immense et la contradiction avec ce qu’ils avaient d’abord dit devient manifeste. De même que des joueurs de dames experts finissent par enfermer les novices, qui ne peuvent plus jouer un coup, ils finissent eux aussi bloqués et réduits au silence par cet autre jeu de dames qui se joue non avec des pions, mais avec des mots. Pourtant, la vérité n’est nullement affectée par ce résultat. Je dis cela à propos du cas présent. On pourrait ici prétendre qu’on est incapable de te résister verbalement à chacune de tes questions, mais que, si l’on regarde les faits, on voit que, parmi ceux qui se tournent vers la philosophie, non pas seulement pour y toucher afin de compléter leur éducation et l’abandonner encore jeunes, mais en s’attardant trop longtemps à son étude, la plupart deviennent des originaux, pour ne pas dire des scélérats, tandis que ceux d’entre eux que l’on tient pour les meilleurs esprits sont néanmoins rendus inutiles à la société par cette occupation dont tu fais l’éloge. Après l’avoir entendu, je demandai : Penses-tu qu’ils se trompent en parlant ainsi ? Je ne sais pas, dit-il, mais j’entendrais volontiers ton avis. Tu peux donc entendre que, selon moi, ce qu’ils disent est vrai. Comment alors, répondit-il, peut-on soutenir à bon droit que nos cités ne seront jamais délivrées de leurs maux avant que les philosophes, dont nous reconnaissons qu’ils leur sont inutiles, ne deviennent leurs dirigeants ? Ta question, dis-je, exige une réponse exprimée par une comparaison ou une parabole. Et toi, dit-il, tu n’as évidemment pas l’habitude de parler par comparaisons !
Concepts de ce passage
Affects
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Soin de l’âme
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Parabole et renversement
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Éros philosophique
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Exercice philosophique
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Raison
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Rôles et relations
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Gouvernement de soi
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Esprit
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Vérité
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Sagesse
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