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Platon

Socrate dans La République de Platon Passage 506

Passage 169 sur 278

Référence canonique 506

Grec ancien

perseus-plato-republic-grc

ἥκιστά γʼ, ἔφη. οἶμαι γοῦν, εἶπον, δίκαιά τε καὶ καλὰ ἀγνοούμενα ὅπῃ ποτὲ ἀγαθά ἐστιν, οὐ πολλοῦ τινος ἄξιον φύλακα κεκτῆσθαι ἂν ἑαυτῶν τὸν τοῦτο ἀγνοοῦντα· μαντεύομαι δὲ μηδένα αὐτὰ πρότερον γνώσεσθαι ἱκανῶς. καλῶς γάρ, ἔφη, μαντεύῃ. οὐκοῦν ἡμῖν ἡ πολιτεία τελέως κεκοσμήσεται, ἐὰν ὁ τοιοῦτος αὐτὴν ἐπισκοπῇ φύλαξ, ὁ τούτων ἐπιστήμων; ἀνάγκη, ἔφη. ἀλλὰ σὺ δή, ὦ Σώκρατες, πότερον ἐπιστήμην τὸ ἀγαθὸν φῂς εἶναι ἢ ἡδονήν, ἢ ἄλλο τι παρὰ ταῦτα; οὗτος, ἦν δʼ ἐγώ, ἀνήρ, καλῶς ἦσθα καὶ πάλαι καταφανὴς ὅτι σοι οὐκ ἀποχρήσοι τὸ τοῖς ἄλλοις δοκοῦν περὶ αὐτῶν. οὐδὲ γὰρ δίκαιόν μοι, ἔφη, ὦ Σώκρατες, φαίνεται τὰ τῶν ἄλλων μὲν ἔχειν εἰπεῖν δόγματα, τὸ δʼ αὑτοῦ μή, τοσοῦτον χρόνον περὶ ταῦτα πραγματευόμενον. τί δέ; ἦν δʼ ἐγώ· δοκεῖ σοι δίκαιον εἶναι περὶ ὧν τις μὴ οἶδεν λέγειν ὡς εἰδότα; οὐδαμῶς γʼ, ἔφη, ὡς εἰδότα, ὡς μέντοι οἰόμενον ταῦθʼ ἃ οἴεται ἐθέλειν λέγειν. τί δέ; εἶπον· οὐκ ᾔσθησαι τὰς ἄνευ ἐπιστήμης δόξας, ὡς πᾶσαι αἰσχραί; ὧν αἱ βέλτισται τυφλαί - ἢ δοκοῦσί τί σοι τυφλῶν διαφέρειν ὁδὸν ὀρθῶς πορευομένων οἱ ἄνευ νοῦ ἀληθές τι δοξάζοντες; οὐδέν, ἔφη. βούλει οὖν αἰσχρὰ θεάσασθαι, τυφλά τε καὶ σκολιά, ἐξὸν παρʼ ἄλλων ἀκούειν φανά τε καὶ καλά; μὴ πρὸς Διός, ἦ δʼ ὅς, ὦ Σώκρατες, ὁ Γλαύκων, ὥσπερ ἐπὶ τέλει ὢν ἀποστῇς. ἀρκέσει γὰρ ἡμῖν, κἂν ὥσπερ δικαιοσύνης πέρι καὶ σωφροσύνης καὶ τῶν ἄλλων διῆλθες, οὕτω καὶ περὶ τοῦ ἀγαθοῦ διέλθῃς. καὶ γὰρ ἐμοί, ἦν δʼ ἐγώ, ὦ ἑταῖρε, καὶ μάλα ἀρκέσει· ἀλλʼ ὅπως μὴ οὐχ οἷός τʼ ἔσομαι, προθυμούμενος δὲ ἀσχημονῶν γέλωτα ὀφλήσω. ἀλλʼ, ὦ μακάριοι, αὐτὸ μὲν τί ποτʼ ἐστὶ τἀγαθὸν ἐάσωμεν τὸ νῦν εἶναι - πλέον γάρ μοι φαίνεται ἢ κατὰ τὴν παροῦσαν ὁρμὴν ἐφικέσθαι τοῦ γε δοκοῦντος ἐμοὶ τὰ νῦν - ὃς δὲ ἔκγονός τε τοῦ ἀγαθοῦ φαίνεται καὶ ὁμοιότατος ἐκείνῳ, λέγειν ἐθέλω, εἰ καὶ ὑμῖν φίλον, εἰ δὲ μή, ἐᾶν. ἀλλʼ, ἔφη, λέγε· εἰς αὖθις γὰρ τοῦ πατρὸς ἀποτείσεις τὴν διήγησιν.

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en

Least of all, he said. I fancy, at any rate, said I, that the just and the honorable, if their relation and reference to the good is not known, will not have secured a guardian of much worth in the man thus ignorant, and my surmise is that no one will understand them adequately before he knows this. You surmise well, he said. Then our constitution will have its perfect and definitive organization only when such a guardian, who knows these things, oversees it. Necessarily, he said. But you yourself, Socrates, do you think that knowledge is the good or pleasure or something else and different? What a man it is, said I; you made it very plain long ago that you would not be satisfied with what others think about it. Why, it does not seem right to me either, Socrates, he said, to be ready to state the opinions of others but not one’s own when one has occupied himself with the matter so long. But then, said I, do you think it right to speak as having knowledge about things one does not know? By no means, he said, as having knowledge, but one ought to be willing to tell as his opinion what he opines. Nay, said I, have you not observed that opinions divorced from knowledge are ugly things? The best of them are blind. Or do you think that those who hold some true opinion without intelligence differ appreciably from blind men who go the right way? They do not differ at all, he said. Is it, then, ugly things that you prefer to contemplate, things blind and crooked, when you might hear from others what is luminous and fair? Nay, in heaven’s name, Socrates, said Glaucon, do not draw back, as it were, at the very goal. For it will content us if you explain the good even as you set forth the nature of justice, sobriety, and the other virtues. It will right well content me, my dear fellow, I said, but I fear that my powers may fail and that in my eagerness I may cut a sorry figure and become a laughing-stock. Nay, my beloved, let us dismiss for the time being the nature of the good in itself; for to attain to my present surmise of that seems a pitch above the impulse that wings my flight today. But of what seems to be the offspring of the good and most nearly made in its likeness I am willing to speak if you too wish it, and otherwise to let the matter drop. Well, speak on, he said, for you will duly pay me the tale of the parent another time.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Moins que chez quiconque, dit-il. Je pense en tout cas, repris-je, que le juste et l’honorable, si leur relation et leur référence au bien ne sont pas connues, n’auront pas trouvé un gardien de grande valeur dans l’homme qui les ignore ainsi. Je soupçonne même que personne ne les comprendra adéquatement avant de connaître le bien. Ton soupçon est juste, dit-il. Notre constitution ne recevra donc son organisation parfaite et définitive que lorsqu’un tel gardien, qui connaît ces choses, veillera sur elle. Nécessairement, dit-il. Mais toi-même, Socrate, penses-tu que le bien soit la connaissance, le plaisir, ou quelque autre chose différente ? Quel homme tu fais, répondis-je ! Depuis longtemps déjà, tu montrais très clairement que tu ne te contenterais pas de savoir ce que les autres en pensent. Il ne me semble pas juste non plus, Socrate, dit-il, qu’un homme soit prêt à exposer les opinions d’autrui, mais non la sienne, alors qu’il s’est si longtemps occupé de la question. Mais alors, repris-je, crois-tu qu’il soit juste de parler comme si l’on possédait une connaissance au sujet de choses que l’on ne connaît pas ? Nullement, dit-il, si l’on prétend posséder une connaissance. Mais on devrait consentir à présenter comme son opinion ce que l’on tient pour vrai. Voyons, repris-je, n’as-tu pas remarqué que les opinions séparées de la connaissance sont des choses laides ? Les meilleures d’entre elles sont aveugles. Ou crois-tu que ceux qui possèdent une opinion vraie sans intelligence diffèrent sensiblement d’aveugles qui suivent le bon chemin ? Ils n’en diffèrent nullement, dit-il. Préfères-tu donc contempler des choses laides, aveugles et tortueuses, alors que tu pourrais entendre d’autrui ce qui est lumineux et beau ? Au nom du ciel, Socrate, dit Glaucon, ne te retire pas alors que tu es pour ainsi dire arrivé au but. Il nous suffira que tu expliques le bien comme tu as exposé la nature de la justice, de la tempérance et des autres vertus. Cela me suffirait fort bien aussi, mon cher ami, répondis-je. Mais je crains que mes forces ne me trahissent et que, dans mon empressement, je ne fasse piètre figure et ne devienne un objet de risée. Non, mes bien-aimés, laissons pour le moment la nature du bien en soi. Car parvenir jusqu’à ce que j’en pressens présentement me semble dépasser l’élan qui porte aujourd’hui mon vol. Mais je veux bien parler de ce qui paraît être le rejeton du bien et lui ressemble le plus étroitement, si vous le souhaitez vous aussi. Sinon, laissons cette question. Parle donc, dit-il, car une autre fois tu nous acquitteras dûment le récit concernant le père.

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