Domaine public L’ouvrage et les traductions affichées sont signalées comme appartenant au domaine public ou issues d’une transcription ouverte.

Platon

Socrate dans La République de Platon Passage 518

Passage 179 sur 278

Référence canonique 518

Grec ancien

perseus-plato-republic-grc

ἀλλʼ εἰ νοῦν γε ἔχοι τις, ἦν δʼ ἐγώ, μεμνῇτʼ ἂν ὅτι διτταὶ καὶ ἀπὸ διττῶν γίγνονται ἐπιταράξεις ὄμμασιν, ἔκ τε φωτὸς εἰς σκότος μεθισταμένων καὶ ἐκ σκότους εἰς φῶς. ταὐτὰ δὲ ταῦτα νομίσας γίγνεσθαι καὶ περὶ ψυχήν, ὁπότε ἴδοι θορυβουμένην τινὰ καὶ ἀδυνατοῦσάν τι καθορᾶν, οὐκ ἂν ἀλογίστως γελῷ, ἀλλʼ ἐπισκοποῖ ἂν πότερον ἐκ φανοτέρου βίου ἥκουσα ὑπὸ ἀηθείας ἐσκότωται, ἢ ἐξ ἀμαθίας πλείονος εἰς φανότερον ἰοῦσα ὑπὸ λαμπροτέρου μαρμαρυγῆς ἐμπέπλησται, καὶ οὕτω δὴ τὴν μὲν εὐδαιμονίσειεν ἂν τοῦ πάθους τε καὶ βίου, τὴν δὲ ἐλεήσειεν, καὶ εἰ γελᾶν ἐπʼ αὐτῇ βούλοιτο, ἧττον ἂν καταγέλαστος ὁ γέλως αὐτῷ εἴη ἢ ὁ ἐπὶ τῇ ἄνωθεν ἐκ φωτὸς ἡκούσῃ. καὶ μάλα, ἔφη, μετρίως λέγεις. δεῖ δή, εἶπον, ἡμᾶς τοιόνδε νομίσαι περὶ αὐτῶν, εἰ ταῦτʼ ἀληθῆ· τὴν παιδείαν οὐχ οἵαν τινὲς ἐπαγγελλόμενοί φασιν εἶναι τοιαύτην καὶ εἶναι. φασὶ δέ που οὐκ ἐνούσης ἐν τῇ ψυχῇ ἐπιστήμης σφεῖς ἐντιθέναι, οἷον τυφλοῖς ὀφθαλμοῖς ὄψιν ἐντιθέντες. φασὶ γὰρ οὖν, ἔφη. ὁ δέ γε νῦν λόγος, ἦν δʼ ἐγώ, σημαίνει ταύτην τὴν ἐνοῦσαν ἑκάστου δύναμιν ἐν τῇ ψυχῇ καὶ τὸ ὄργανον ᾧ καταμανθάνει ἕκαστος, οἷον εἰ ὄμμα μὴ δυνατὸν ἦν ἄλλως ἢ σὺν ὅλῳ τῷ σώματι στρέφειν πρὸς τὸ φανὸν ἐκ τοῦ σκοτώδους, οὕτω σὺν ὅλῃ τῇ ψυχῇ ἐκ τοῦ γιγνομένου περιακτέον εἶναι, ἕως ἂν εἰς τὸ ὂν καὶ τοῦ ὄντος τὸ φανότατον δυνατὴ γένηται ἀνασχέσθαι θεωμένη· τοῦτο δʼ εἶναί φαμεν τἀγαθόν. ἦ γάρ; ναί. τούτου τοίνυν, ἦν δʼ ἐγώ, αὐτοῦ τέχνη ἂν εἴη, τῆς περιαγωγῆς, τίνα τρόπον ὡς ῥᾷστά τε καὶ ἀνυσιμώτατα μεταστραφήσεται, οὐ τοῦ ἐμποιῆσαι αὐτῷ τὸ ὁρᾶν, ἀλλʼ ὡς ἔχοντι μὲν αὐτό, οὐκ ὀρθῶς δὲ τετραμμένῳ οὐδὲ βλέποντι οἷ ἔδει, τοῦτο διαμηχανήσασθαι. ἔοικεν γάρ, ἔφη. αἱ μὲν τοίνυν ἄλλαι ἀρεταὶ καλούμεναι ψυχῆς κινδυνεύουσιν ἐγγύς τι εἶναι τῶν τοῦ σώματος - τῷ ὄντι γὰρ οὐκ ἐνοῦσαι πρότερον ὕστερον ἐμποιεῖσθαι ἔθεσι καὶ ἀσκήσεσιν - ἡ δὲ τοῦ φρονῆσαι παντὸς μᾶλλον θειοτέρου τινὸς τυγχάνει, ὡς ἔοικεν, οὖσα, ὃ τὴν μὲν δύναμιν οὐδέποτε ἀπόλλυσιν, ὑπὸ δὲ τῆς περιαγωγῆς χρήσιμόν τε καὶ ὠφέλιμον καὶ ἄχρηστον αὖ καὶ βλαβερὸν γίγνεται.

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en

“But a sensible man,” I said, “would remember that there are two distinct disturbances of the eyes arising from two causes, according as the shift is from light to darkness or from darkness to light, and, believing that the same thing happens to the soul too, whenever he saw a soul perturbed and unable to discern something, he would not laugh unthinkingly, but would observe whether coming from a brighter life its vision was obscured by the unfamiliar darkness, or whether the passage from the deeper dark of ignorance into a more luminous world and the greater brightness had dazzled its vision. And so he would deem the one happy in its experience and way of life and pity the other, and if it pleased him to laugh at it, his laughter would be less laughable than that at the expense of the soul that had come down from the light above.” “That is a very fair statement,” he said. “Then, if this is true, our view of these matters must be this, that education is not in reality what some people proclaim it to be in their professions. What they aver is that they can put true knowledge into a soul that does not possess it, as if they were inserting vision into blind eyes.” “They do indeed,” he said. “But our present argument indicates,” said I, “that the true analogy for this indwelling power in the soul and the instrument whereby each of us apprehends is that of an eye that could not be converted to the light from the darkness except by turning the whole body. Even so this organ of knowledge must be turned around from the world of becoming together with the entire soul, like the scene-shifting periact in the theater, until the soul is able to endure the contemplation of essence and the brightest region of being. And this, we say, is the good, do we not?” Yes. “Of this very thing, then,” I said, “there might be an art, an art of the speediest and most effective shifting or conversion of the soul, not an art of producing vision in it, but on the assumption that it possesses vision but does not rightly direct it and does not look where it should, an art of bringing this about.” “Yes, that seems likely,” he said. “Then the other so-called virtues of the soul do seem akin to those of the body. For it is true that where they do not pre-exist, they are afterwards created by habit and practice. But the excellence of thought, it seems, is certainly of a more divine quality, a thing that never loses its potency, but, according to the direction of its conversion, becomes useful and beneficent, or, again, useless and harmful.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

« Mais un homme sensé, dis-je, se souviendrait que les yeux connaissent deux troubles distincts, dus à deux causes : le passage de la lumière à l’obscurité et celui de l’obscurité à la lumière. Convaincu que la même chose arrive aussi à l’âme, lorsqu’il verrait une âme troublée et incapable de distinguer quelque chose, il ne rirait pas sans réfléchir ; il examinerait si, venant d’une vie plus lumineuse, sa vue est obscurcie par des ténèbres auxquelles elle n’est pas accoutumée, ou si, passant de la profonde obscurité de l’ignorance à un monde plus lumineux, elle se trouve éblouie par une clarté plus grande. Il jugerait ainsi l’une heureuse de son expérience et de sa manière de vivre, et plaindrait l’autre ; et s’il lui plaisait de rire de celle-ci, son rire serait moins risible que celui qui vise l’âme redescendue de la lumière supérieure. » « C’est très justement dit », répondit-il. « Si cela est vrai, repris-je, voici donc ce que nous devons penser de ces questions : l’éducation n’est pas en réalité ce que certaines personnes prétendent qu’elle est lorsqu’elles en font profession. Elles affirment pouvoir introduire la vraie connaissance dans une âme qui ne la possède pas, comme si elles inséraient la vue dans des yeux aveugles. » « Elles l’affirment en effet », dit-il. « Mais notre raisonnement présent indique, dis-je, que la juste analogie pour cette puissance qui réside dans l’âme et pour l’instrument par lequel chacun de nous appréhende est celle d’un œil qui ne pourrait se tourner de l’obscurité vers la lumière sans que le corps tout entier se retourne. De même, cet organe de la connaissance doit être détourné du monde du devenir avec l’âme tout entière, comme le périacte qui fait changer la scène au théâtre, jusqu’à ce que l’âme soit capable de soutenir la contemplation de l’essence et de la région la plus lumineuse de l’être. Or cela, disons-nous, est le bien, n’est-ce pas ? » Oui. « Il pourrait donc exister, dis-je, un art précisément consacré à cela, l’art de retourner ou de convertir l’âme de la manière la plus rapide et la plus efficace ; non pas un art produisant en elle la vue, mais un art qui, supposant qu’elle possède la vue sans la diriger correctement ni regarder où elle le devrait, accomplirait cette réorientation. » « Oui, cela semble vraisemblable », dit-il. « Les autres prétendues vertus de l’âme semblent donc apparentées à celles du corps. Car il est vrai que, lorsqu’elles ne préexistent pas, elles sont ensuite produites par l’habitude et l’exercice. Mais l’excellence de la pensée paraît assurément d’une nature plus divine : elle ne perd jamais sa puissance mais, selon l’orientation de sa conversion, devient utile et bienfaisante ou, au contraire, inutile et nuisible.

Concepts de ce passage

Avant de lire

Ce que vous allez apprendre

Voir la fiche complète