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Platon

Socrate dans La République de Platon Passage 536

Passage 197 sur 278

Référence canonique 536

Grec ancien

perseus-plato-republic-grc

παντάπασι μὲν οὖν, ἔφη. καὶ πρὸς σωφροσύνην, ἦν δʼ ἐγώ, καὶ ἀνδρείαν καὶ μεγαλοπρέπειαν καὶ πάντα τὰ τῆς ἀρετῆς μέρη οὐχ ἥκιστα δεῖ φυλάττειν τὸν νόθον τε καὶ τὸν γνήσιον. ὅταν γάρ τις μὴ ἐπίστηται πάντῃ τὰ τοιαῦτα σκοπεῖν καὶ ἰδιώτης καὶ πόλις, λανθάνουσι χωλοῖς τε καὶ νόθοις χρώμενοι πρὸς ὅτι ἂν τύχωσι τούτων, οἱ μὲν φίλοις, οἱ δὲ ἄρχουσι. καὶ μάλα, ἔφη, οὕτως ἔχει. ἡμῖν δή, ἦν δʼ ἐγώ, πάντα τὰ τοιαῦτα διευλαβητέον· ὡς ἐὰν μὲν ἀρτιμελεῖς τε καὶ ἀρτίφρονας ἐπὶ τοσαύτην μάθησιν καὶ τοσαύτην ἄσκησιν κομίσαντες παιδεύωμεν, ἥ τε δίκη ἡμῖν οὐ μέμψεται αὐτή, τήν τε πόλιν καὶ πολιτείαν σώσομεν, ἀλλοίους δὲ ἄγοντες ἐπὶ ταῦτα τἀναντία πάντα καὶ πράξομεν καὶ φιλοσοφίας ἔτι πλείω γέλωτα καταντλήσομεν. αἰσχρὸν μεντἂν εἴη, ἦ δʼ ὅς. πάνυ μὲν οὖν, εἶπον· γελοῖον δʼ ἔγωγε καὶ ἐν τῷ παρόντι τι ἔοικα παθεῖν. τὸ ποῖον; ἔφη. ἐπελαθόμην, ἦν δʼ ἐγώ, ὅτι ἐπαίζομεν, καὶ μᾶλλον ἐντεινάμενος εἶπον. λέγων γὰρ ἅμα ἔβλεψα πρὸς φιλοσοφίαν, καὶ ἰδὼν προπεπηλακισμένην ἀναξίως ἀγανακτήσας μοι δοκῶ καὶ ὥσπερ θυμωθεὶς τοῖς αἰτίοις σπουδαιότερον εἰπεῖν ἃ εἶπον. οὐ μὰ τὸν Δίʼ, ἔφη, οὔκουν ὥς γʼ ἐμοὶ ἀκροατῇ. ἀλλʼ ὡς ἐμοί, ἦν δʼ ἐγώ, ῥήτορι. τόδε δὲ μὴ ἐπιλανθανώμεθα, ὅτι ἐν μὲν τῇ προτέρᾳ ἐκλογῇ πρεσβύτας ἐξελέγομεν, ἐν δὲ ταύτῃ οὐκ ἐγχωρήσει· Σόλωνι γὰρ οὐ πειστέον ὡς γηράσκων τις πολλὰ δυνατὸς μανθάνειν, ἀλλʼ ἧττον ἢ τρέχειν, νέων δὲ πάντες οἱ μεγάλοι καὶ οἱ πολλοὶ πόνοι. ἀνάγκη, ἔφη. τὰ μὲν τοίνυν λογισμῶν τε καὶ γεωμετριῶν καὶ πάσης τῆς προπαιδείας, ἣν τῆς διαλεκτικῆς δεῖ προπαιδευθῆναι, παισὶν οὖσι χρὴ προβάλλειν, οὐχ ὡς ἐπάναγκες μαθεῖν τὸ σχῆμα τῆς διδαχῆς ποιουμένους. τί δή; ὅτι, ἦν δʼ ἐγώ, οὐδὲν μάθημα μετὰ δουλείας τὸν ἐλεύθερον χρὴ μανθάνειν. οἱ μὲν γὰρ τοῦ σώματος πόνοι βίᾳ πονούμενοι χεῖρον οὐδὲν τὸ σῶμα ἀπεργάζονται, ψυχῇ δὲ βίαιον οὐδὲν ἔμμονον μάθημα. ἀληθῆ, ἔφη.

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en

“By all means,” he said. “And with reference to sobriety,” said I, “and bravery and loftiness of soul and all the parts of virtue, we must especially be on our guard to distinguish the base-born from the true-born. For when the knowledge necessary to make such discriminations is lacking in individual or state, they unawares employ at random for any of these purposes the crippled and base-born natures, as their friends or rulers.” “It is so indeed,” he said. “But we,” I said, “must be on our guard in all such cases, since, if we bring men sound of limb and mind to so great a study and so severe a training, justice herself will have no fault to find with us, and we shall preserve the state and our polity. But, if we introduce into it the other sort, the outcome will be just the opposite, and we shall pour a still greater flood of ridicule upon philosophy.” “That would indeed be shameful,” he said. “Most certainly,” said I: “but here again I am making myself a little ridiculous.” “In what way?” “I forgot,” said I, “that we were jesting, and I spoke with too great intensity. For, while speaking, I turned my eyes upon philosophy, and when I saw how she is undeservedly reviled, I was revolted, and, as if in anger, spoke too earnestly to those who are in fault.” “No, by Zeus, not too earnestly for me as a hearer.” “But too much so for me as a speaker,” I said. “But this we must not forget, that in our former selection we chose old men, but in this one that will not do. For we must not take Solon’s word for it that growing old a man is able to learn many things. He is less able to do that than to run a race. To the young belong all heavy and frequent labors.” Necessarily, he said. “Now, all this study of reckoning and geometry and all the preliminary studies that are indispensable preparation for dialectics must be presented to them while still young, not in the form of compulsory instruction. ” “Why so?” Because, said I, “a free soul ought not to pursue any study slavishly; for while bodily labors performed under constraint do not harm the body, nothing that is learned under compulsion stays with the mind.” True, he said.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

« Absolument », dit-il.
« Quant à la tempérance, repris-je, au courage, à la grandeur d'âme et à toutes les parties de la vertu, nous devons surtout prendre garde de distinguer la nature bâtarde de la nature légitime. Car lorsque l'individu ou la cité manque du savoir nécessaire à ces distinctions, ils emploient sans s'en apercevoir, au hasard et pour toutes ces fonctions, des natures estropiées et bâtardes, comme amis ou comme gouvernants. »
« Il en est bien ainsi », dit-il.
« Mais nous, dis-je, nous devons nous tenir sur nos gardes dans tous ces cas. Si nous amenons à une étude si élevée et à un entraînement si rude des hommes sains de corps et d'esprit, la justice elle-même n'aura rien à nous reprocher, et nous préserverons la cité et notre constitution. Mais si nous y introduisons des hommes de l'autre sorte, il arrivera exactement le contraire et nous déverserons sur la philosophie un flot de ridicule encore plus abondant. »
« Ce serait vraiment honteux », dit-il.
« Très certainement, repris-je. Mais voici que je me rends encore un peu ridicule. »
« Comment ? »
« J'ai oublié, dis-je, que nous plaisantions, et j'ai parlé avec trop de véhémence. Car, tout en parlant, j'ai porté les yeux sur la philosophie ; la voyant injustement outragée, je me suis indigné et, comme sous l'effet de la colère, j'ai parlé trop sérieusement contre ceux qui sont en faute. »
« Non, par Zeus, pas trop sérieusement pour moi qui t'écoute. »
« Mais trop pour moi qui parle, repris-je. Toutefois, n'oublions pas ceci : dans notre première sélection, nous choisissions des hommes âgés ; ici, cela ne conviendra pas. Car il ne faut pas croire Solon sur parole lorsqu'il dit qu'en vieillissant un homme peut apprendre beaucoup de choses. Il en est moins capable que de courir une course. C'est à la jeunesse qu'appartiennent tous les travaux lourds et répétés. »
« Nécessairement », dit-il.
« Ainsi, tout cet enseignement du calcul, de la géométrie et des études préparatoires indispensables à la dialectique doit leur être présenté dès leur jeunesse, mais non sous la forme d'une instruction imposée. »
« Pourquoi donc ? »
« Parce que, dis-je, une âme libre ne doit étudier aucune matière en esclave. Les travaux corporels accomplis sous la contrainte ne nuisent pas au corps, mais rien de ce qu'on apprend par force ne demeure dans l'esprit. »
« C'est vrai », dit-il.

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