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Platon

Socrate dans La République de Platon Passage 555

Passage 215 sur 278

Référence canonique 555

Grec ancien

perseus-plato-republic-grc

καὶ μὴν ἀνταγωνιστής γε ἰδίᾳ ἐν πόλει ὁ φειδωλὸς φαῦλος ἤ τινος νίκης ἢ ἄλλης φιλοτιμίας τῶν καλῶν, χρήματά τε οὐκ ἐθέλων εὐδοξίας ἕνεκα καὶ τῶν τοιούτων ἀγώνων ἀναλίσκειν, δεδιὼς τὰς ἐπιθυμίας τὰς ἀναλωτικὰς ἐγείρειν καὶ συμπαρακαλεῖν ἐπὶ συμμαχίαν τε καὶ φιλονικίαν, ὀλίγοις τισὶν ἑαυτοῦ πολεμῶν ὀλιγαρχικῶς τὰ πολλὰ ἡττᾶται καὶ πλουτεῖ. καὶ μάλα, ἔφη. ἔτι οὖν, ἦν δʼ ἐγώ, ἀπιστοῦμεν μὴ κατὰ τὴν ὀλιγαρχουμένην πόλιν ὁμοιότητι τὸν φειδωλόν τε καὶ χρηματιστὴν τετάχθαι; οὐδαμῶς, ἔφη. δημοκρατίαν δή, ὡς ἔοικε, μετὰ τοῦτο σκεπτέον, τίνα τε γίγνεται τρόπον, γενομένη τε ποῖόν τινα ἔχει, ἵνʼ αὖ τὸν τοῦ τοιούτου ἀνδρὸς τρόπον γνόντες παραστησώμεθʼ αὐτὸν εἰς κρίσιν. ὁμοίως γοῦν ἄν, ἔφη, ἡμῖν αὐτοῖς πορευοίμεθα. οὐκοῦν, ἦν δʼ ἐγώ, μεταβάλλει μὲν τρόπον τινὰ τοιόνδε ἐξ ὀλιγαρχίας εἰς δημοκρατίαν, διʼ ἀπληστίαν τοῦ προκειμένου ἀγαθοῦ, τοῦ ὡς πλουσιώτατον δεῖν γίγνεσθαι; πῶς δή; ἅτε οἶμαι ἄρχοντες ἐν αὐτῇ οἱ ἄρχοντες διὰ τὸ πολλὰ κεκτῆσθαι, οὐκ ἐθέλουσιν εἴργειν νόμῳ τῶν νέων ὅσοι ἂν ἀκόλαστοι γίγνωνται, μὴ ἐξεῖναι αὐτοῖς ἀναλίσκειν τε καὶ ἀπολλύναι τὰ αὑτῶν, ἵνα ὠνούμενοι τὰ τῶν τοιούτων καὶ εἰσδανείζοντες ἔτι πλουσιώτεροι καὶ ἐντιμότεροι γίγνωνται. παντός γε μᾶλλον. οὐκοῦν δῆλον ἤδη τοῦτο ἐν πόλει, ὅτι πλοῦτον τιμᾶν καὶ σωφροσύνην ἅμα ἱκανῶς κτᾶσθαι ἐν τοῖς πολίταις ἀδύνατον, ἀλλʼ ἀνάγκη ἢ τοῦ ἑτέρου ἀμελεῖν ἢ τοῦ ἑτέρου; ἐπιεικῶς, ἔφη, δῆλον. παραμελοῦντες δὴ ἐν ταῖς ὀλιγαρχίαις καὶ ἐφιέντες ἀκολασταίνειν οὐκ ἀγεννεῖς ἐνίοτε ἀνθρώπους πένητας ἠνάγκασαν γενέσθαι. μάλα γε. κάθηνται δὴ οἶμαι οὗτοι ἐν τῇ πόλει κεκεντρωμένοι τε καὶ ἐξωπλισμένοι, οἱ μὲν ὀφείλοντες χρέα, οἱ δὲ ἄτιμοι γεγονότες, οἱ δὲ ἀμφότερα, μισοῦντές τε καὶ ἐπιβουλεύοντες τοῖς κτησαμένοις τὰ αὑτῶν καὶ τοῖς ἄλλοις, νεωτερισμοῦ ἐρῶντες. ἔστι ταῦτα.

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en

And again, the thrifty stingy man would be a feeble competitor personally in the city for any prize of victory or in any other honorable emulation. He is unwilling to spend money for fame and rivalries of that sort, and, fearing to awaken his prodigal desires and call them into alliance for the winning of the victory, he fights in true oligarchical fashion with a small part of his resources and is defeated for the most part and - finds himself rich! Yes indeed, he said. Have we any further doubt, then, I said, as to the correspondence and resemblance between the thrifty and money-making man and the oligarchical state? None, he said. We have next to consider, it seems, the origin and nature of democracy, that we may next learn the character of that type of man and range him beside the others for our judgement. That would at least be a consistent procedure. Then, said I, is not the transition from oligarchy to democracy effected in some such way as this - by the insatiate greed for that which it set before itself as the good, the attainment of the greatest possible wealth? In what way? Why, since its rulers owe their offices to their wealth, they are not willing to prohibit by law the prodigals who arise among the youth from spending and wasting their substance. Their object is, by lending money on the property of such men, and buying it in, to become still richer and more esteemed. By all means. And is it not at once apparent in a state that this honoring of wealth is incompatible with a sober and temperate citizenship, but that one or the other of these two ideals is inevitably neglected. That is pretty clear, he said. And such negligence and encouragement of licentiousness in oligarchies not infrequently has reduced to poverty men of no ignoble quality. It surely has. And there they sit, I fancy, within the city, furnished with stings, that is, arms, some burdened with debt, others disfranchised, others both, hating and conspiring against the acquirers of their estates and the rest of the citizens, and eager for revolution. ’Tis so.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

« En outre, l'homme économe et avare serait personnellement un faible concurrent dans la cité pour remporter un prix ou dans toute autre honorable rivalité. Il ne veut pas dépenser son argent pour la renommée ni pour des compétitions de ce genre. Craignant d'éveiller ses désirs prodigues et de les appeler à son secours pour obtenir la victoire, il combat à la véritable manière oligarchique, avec une faible partie de ses ressources ; la plupart du temps, il est vaincu et se retrouve riche ! »
« Oui, certes », dit-il.
« Avons-nous donc encore quelque doute, repris-je, sur la correspondance et la ressemblance entre l'homme économe et affairé à gagner de l'argent et la cité oligarchique ? »
« Aucun », dit-il.
« Il nous faut ensuite considérer, semble-t-il, l'origine et la nature de la démocratie, afin d'apprendre ensuite le caractère de ce type d'homme et de le placer à côté des autres pour notre jugement. »
« Ce serait du moins une démarche cohérente. »
« Le passage de l'oligarchie à la démocratie, repris-je, ne s'accomplit-il pas à peu près ainsi : par l'avidité insatiable du bien que l'oligarchie s'est proposé, c'est-à-dire l'acquisition de la plus grande richesse possible ? »
« Comment ? »
« Puisque les gouvernants doivent leurs charges à leur richesse, ils refusent d'interdire par la loi aux prodigues qui se trouvent parmi les jeunes de dépenser et de dissiper leurs biens. Leur but est de leur prêter de l'argent sur leurs propriétés, puis d'acquérir celles-ci afin de devenir encore plus riches et plus estimés. »
« Absolument. »
« N'apparaît-il pas aussitôt, dans une cité, que l'honneur rendu à la richesse est incompatible avec une citoyenneté sage et tempérante, et que l'un ou l'autre de ces deux idéaux est inévitablement négligé ? »
« C'est assez clair », dit-il.
« Cette négligence et l'encouragement au dérèglement ont assez souvent réduit à la pauvreté, dans les oligarchies, des hommes qui n'étaient pas dépourvus de noblesse. »
« Assurément. »
« Les voilà, je suppose, assis dans la cité, pourvus d'aiguillons, c'est-à-dire d'armes : les uns accablés de dettes, les autres privés de leurs droits civiques, certains frappés des deux maux. Ils haïssent ceux qui ont acquis leurs propriétés ainsi que le reste des citoyens, conspirent contre eux et aspirent à la révolution. »
« Il en est ainsi. »

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