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Platon

Socrate dans La République de Platon Passage 603

Passage 260 sur 278

Référence canonique 603

Grec ancien

perseus-plato-republic-grc

τὸ παρὰ τὰ μέτρα ἄρα δοξάζον τῆς ψυχῆς τῷ κατὰ τὰ μέτρα οὐκ ἂν εἴη ταὐτόν. οὐ γὰρ οὖν. ἀλλὰ μὴν τὸ μέτρῳ γε καὶ λογισμῷ πιστεῦον βέλτιστον ἂν εἴη τῆς ψυχῆς. τί μήν; τὸ ἄρα τούτῳ ἐναντιούμενον τῶν φαύλων ἄν τι εἴη ἐν ἡμῖν. ἀνάγκη. τοῦτο τοίνυν διομολογήσασθαι βουλόμενος ἔλεγον ὅτι ἡ γραφικὴ καὶ ὅλως ἡ μιμητικὴ πόρρω μὲν τῆς ἀληθείας ὂν τὸ αὑτῆς ἔργον ἀπεργάζεται, πόρρω δʼ αὖ φρονήσεως ὄντι τῷ ἐν ἡμῖν προσομιλεῖ τε καὶ ἑταίρα καὶ φίλη ἐστὶν ἐπʼ οὐδενὶ ὑγιεῖ οὐδʼ ἀληθεῖ. παντάπασιν, ἦ δʼ ὅς. φαύλη ἄρα φαύλῳ συγγιγνομένη φαῦλα γεννᾷ ἡ μιμητική. ἔοικεν. πότερον, ἦν δʼ ἐγώ, ἡ κατὰ τὴν ὄψιν μόνον, ἢ καὶ κατὰ τὴν ἀκοήν, ἣν δὴ ποίησιν ὀνομάζομεν; εἰκός γʼ, ἔφη, καὶ ταύτην. μὴ τοίνυν, ἦν δʼ ἐγώ, τῷ εἰκότι μόνον πιστεύσωμεν ἐκ τῆς γραφικῆς, ἀλλὰ καὶ ἐπʼ αὐτὸ αὖ ἔλθωμεν τῆς διανοίας τοῦτο ᾧ προσομιλεῖ ἡ τῆς ποιήσεως μιμητική, καὶ ἴδωμεν φαῦλον ἢ σπουδαῖόν ἐστιν. ἀλλὰ χρή. ὧδε δὴ προθώμεθα· πράττοντας, φαμέν, ἀνθρώπους μιμεῖται ἡ μιμητικὴ βιαίους ἢ ἑκουσίας πράξεις, καὶ ἐκ τοῦ πράττειν ἢ εὖ οἰομένους ἢ κακῶς πεπραγέναι, καὶ ἐν τούτοις δὴ πᾶσιν ἢ λυπουμένους ἢ χαίροντας. μή τι ἄλλο ἦν παρὰ ταῦτα; οὐδέν. ἆρʼ οὖν ἐν ἅπασι τούτοις ὁμονοητικῶς ἄνθρωπος διάκειται; ἢ ὥσπερ κατὰ τὴν ὄψιν ἐστασίαζεν καὶ ἐναντίας εἶχεν ἐν ἑαυτῷ δόξας ἅμα περὶ τῶν αὐτῶν, οὕτω καὶ ἐν ταῖς πράξεσι στασιάζει τε καὶ μάχεται αὐτὸς αὑτῷ; ἀναμιμνῄσκομαι δὲ ὅτι τοῦτό γε νῦν οὐδὲν δεῖ ἡμᾶς διομολογεῖσθαι· ἐν γὰρ τοῖς ἄνω λόγοις ἱκανῶς πάντα ταῦτα διωμολογησάμεθα, ὅτι μυρίων τοιούτων ἐναντιωμάτων ἅμα γιγνομένων ἡ ψυχὴ γέμει ἡμῶν. ὀρθῶς, ἔφη. ὀρθῶς γάρ, ἦν δʼ ἐγώ· ἀλλʼ ὃ τότε ἀπελίπομεν, νῦν μοι δοκεῖ ἀναγκαῖον εἶναι διεξελθεῖν. τὸ ποῖον; ἔφη. ἀνήρ, ἦν δʼ ἐγώ, ἐπιεικὴς τοιᾶσδε τύχης μετασχών, ὑὸν ἀπολέσας ἤ τι ἄλλο ὧν περὶ πλείστου ποιεῖται, ἐλέγομέν που καὶ τότε ὅτι ῥᾷστα οἴσει τῶν ἄλλων. πάνυ γε. νῦν δέ γε τόδʼ ἐπισκεψώμεθα, πότερον οὐδὲν ἀχθέσεται, ἢ τοῦτο μὲν ἀδύνατον, μετριάσει δέ πως πρὸς λύπην. οὕτω μᾶλλον, ἔφη, τό γε ἀληθές.

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en

The part of the soul, then, that opines in contradiction of measurement could not be the same with that which conforms to it. Why, no. But, further, that which puts its trust in measurement and reckoning must be the best part of the soul. Surely. Then that which opposes it must belong to the inferior elements of the soul. Necessarily. This, then, was what I wished to have agreed upon when I said that poetry, and in general the mimetic art, produces a product that is far removed from truth in the accomplishment of its task, and associates with the part in us that is remote from intelligence, and is its companion and friend for no sound and true purpose. By all means, said he. Mimetic art, then, is an inferior thing cohabiting with an inferior and engendering inferior offspring. It seems so. Does that, said I, hold only for vision or does it apply also to hearing and to what we call poetry? Presumably, he said, to that also. Let us not, then, trust solely to the plausible analogy from painting, but let us approach in turn that part of the mind to which mimetic poetry appeals and see whether it is the inferior or the nobly serious part. So we must. Let us, then, put the question thus: Mimetic poetry, we say, imitates human beings acting under compulsion or voluntarily, and as a result of their actions supposing themselves to have fared well or ill and in all this feeling either grief or joy. Did we find anything else but this? Nothing. Is a man, then, in all this of one mind with himself, or just as in the domain of sight there was faction and strife and he held within himself contrary opinions at the same time about the same things, so also in our actions there is division and strife of the man with himself? But I recall that there is no need now of our seeking agreement on this point, for in our former discussion we were sufficiently agreed that our soul at any one moment teems with countless such self-contradictions. Rightly, he said. Yes, rightly, said I; but what we then omitted must now, I think, be set forth. What is that? he said. When a good and reasonable man, said I, experiences such a stroke of fortune as the loss of a son or anything else that he holds most dear, we said, I believe, then too, that he will bear it more easily than the other sort. Assuredly. But now let us consider this: Will he feel no pain, or, since that is impossible, shall we say that he will in some sort be moderate in his grief? That, he said, is rather the truth.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

La partie de l’âme qui forme une opinion contraire à la mesure ne saurait donc être la même que celle qui s’y conforme. Non, certes. En outre, ce qui place sa confiance dans la mesure et le calcul doit être la meilleure partie de l’âme. Assurément. Ce qui s’y oppose doit donc appartenir aux éléments inférieurs de l’âme. Nécessairement. Voilà donc ce que je voulais nous faire reconnaître lorsque je disais que la poésie et, en général, l’art mimétique produisent, dans l’accomplissement de leur tâche, un ouvrage fort éloigné de la vérité, s’associent à la partie de nous-mêmes qui est éloignée de l’intelligence, et en deviennent les compagnons et les amis, sans aucune fin saine ni véritable. Assurément, dit-il. L’art mimétique est donc une chose inférieure qui cohabite avec une partie inférieure et engendre une progéniture inférieure. Il semble bien. Cela, dis-je, ne vaut-il que pour la vue, ou s’applique-t-il aussi à l’ouïe et à ce que nous appelons la poésie ? Vraisemblablement, dit-il, à la poésie aussi. Ne nous fions donc pas seulement à l’analogie plausible tirée de la peinture. Approchons-nous à notre tour de la partie de l’esprit à laquelle la poésie mimétique s’adresse et voyons si elle est inférieure ou noble et sérieuse. Il le faut. Posons donc la question ainsi : la poésie mimétique, disons-nous, imite des êtres humains qui agissent sous la contrainte ou volontairement, qui, en conséquence de leurs actions, se croient heureux ou malheureux, et qui, dans tout cela, éprouvent soit de la peine, soit de la joie. Avons-nous trouvé autre chose ? Rien. Dans tout cela, l’homme est-il donc en accord avec lui-même ? Ou bien, tout comme dans le domaine de la vue il y avait dissension et lutte, et qu’il entretenait en lui-même, au même moment, des opinions contraires sur les mêmes objets, existe-t-il aussi dans nos actions une division et une lutte de l’homme avec lui-même ? Mais je me souviens que nous n’avons nul besoin de rechercher maintenant un accord sur ce point, car, au cours de notre discussion précédente, nous avons suffisamment convenu que notre âme, à chaque instant, fourmille d’innombrables contradictions de cette sorte. À juste titre, dit-il. Oui, à juste titre, dis-je. Mais ce que nous avions alors omis doit maintenant, je pense, être exposé. Qu’est-ce donc ? demanda-t-il. Lorsqu’un homme bon et raisonnable, dis-je, subit un coup du sort tel que la perte d’un fils ou de toute autre chose qui lui est très chère, nous avons dit, je crois, qu’alors encore il le supporterait plus aisément qu’un homme d’une autre sorte. Assurément. Mais examinons maintenant ceci : n’éprouvera-t-il aucune douleur ? Ou bien, puisque cela est impossible, dirons-nous qu’il gardera une certaine mesure dans son chagrin ? Voilà plutôt la vérité, dit-il.

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