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Platon
Socrate dans La République de Platon Passage 609
Passage 266 sur 278
Référence canonique 609
Grec ancien
perseus-plato-republic-grc
τί δέ; κακὸν ἑκάστῳ τι καὶ ἀγαθὸν λέγεις; οἷον ὀφθαλμοῖς ὀφθαλμίαν καὶ σύμπαντι τῷ σώματι νόσον, σίτῳ τε ἐρυσίβην, σηπεδόνα τε ξύλοις, χαλκῷ δὲ καὶ σιδήρῳ ἰόν, καί, ὅπερ λέγω, σχεδὸν πᾶσι σύμφυτον ἑκάστῳ κακόν τε καὶ νόσημα; ἔγωγʼ, ἔφη. οὐκοῦν ὅταν τῴ τι τούτων προσγένηται, πονηρόν τε ποιεῖ ᾧ προσεγένετο, καὶ τελευτῶν ὅλον διέλυσεν καὶ ἀπώλεσεν; πῶς γὰρ οὔ; τὸ σύμφυτον ἄρα κακὸν ἑκάστου καὶ ἡ πονηρία ἕκαστον ἀπόλλυσιν, ἢ εἰ μὴ τοῦτο ἀπολεῖ, οὐκ ἂν ἄλλο γε αὐτὸ ἔτι διαφθείρειεν. οὐ γὰρ τό γε ἀγαθὸν μή ποτέ τι ἀπολέσῃ, οὐδὲ αὖ τὸ μήτε κακὸν μήτε ἀγαθόν. πῶς γὰρ ἄν; ἔφη. ἐὰν ἄρα τι εὑρίσκωμεν τῶν ὄντων, ᾧ ἔστι μὲν κακὸν ὃ ποιεῖ αὐτὸ μοχθηρόν, τοῦτο μέντοι οὐχ οἷόν τε αὐτὸ λύειν ἀπολλύον, οὐκ ἤδη εἰσόμεθα ὅτι τοῦ πεφυκότος οὕτως ὄλεθρος οὐκ ἦν; οὕτως, ἔφη, εἰκός. τί οὖν; ἦν δʼ ἐγώ· ψυχῇ ἆρʼ οὐκ ἔστιν ὃ ποιεῖ αὐτὴν αὐτὴν κακήν; καὶ μάλα, ἔφη· ἃ νυνδὴ διῇμεν πάντα, ἀδικία τε καὶ ἀκολασία καὶ δειλία καὶ ἀμαθία. ἦ οὖν τι τούτων αὐτὴν διαλύει τε καὶ ἀπόλλυσι; καὶ ἐννόει μὴ ἐξαπατηθῶμεν οἰηθέντες τὸν ἄδικον ἄνθρωπον καὶ ἀνόητον, ὅταν ληφθῇ ἀδικῶν, τότε ἀπολωλέναι ὑπὸ τῆς ἀδικίας, πονηρίας οὔσης ψυχῆς. ἀλλʼ ὧδε ποίει· ὥσπερ σῶμα ἡ σώματος πονηρία νόσος οὖσα τήκει καὶ διόλλυσι καὶ ἄγει εἰς τὸ μηδὲ σῶμα εἶναι, καὶ ἃ νυνδὴ ἐλέγομεν ἅπαντα ὑπὸ τῆς οἰκείας κακίας, τῷ προσκαθῆσθαι καὶ ἐνεῖναι διαφθειρούσης, εἰς τὸ μὴ εἶναι ἀφικνεῖται - οὐχ οὕτω; ναί. ἴθι δή, καὶ ψυχὴν κατὰ τὸν αὐτὸν τρόπον σκόπει. ἆρα ἐνοῦσα ἐν αὐτῇ ἀδικία καὶ ἡ ἄλλη κακία τῷ ἐνεῖναι καὶ προσκαθῆσθαι φθείρει αὐτὴν καὶ μαραίνει, ἕως ἂν εἰς θάνατον ἀγαγοῦσα τοῦ σώματος χωρίσῃ; οὐδαμῶς, ἔφη, τοῦτό γε. ἀλλὰ μέντοι ἐκεῖνό γε ἄλογον, ἦν δʼ ἐγώ, τὴν μὲν ἄλλου πονηρίαν ἀπολλύναι τι, τὴν δὲ αὑτοῦ μή. ἄλογον. ἐννόει γάρ, ἦν δʼ ἐγώ, ὦ Γλαύκων, ὅτι οὐδʼ ὑπὸ τῆς τῶν σιτίων πονηρίας, ἣ ἂν ᾖ αὐτῶν ἐκείνων, εἴτε παλαιότης εἴτε σαπρότης εἴτε ἡτισοῦν οὖσα, οὐκ οἰόμεθα δεῖν σῶμα ἀπόλλυσθαι·
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en
How about this: Do you say that there is for everything its special good and evil, as for example for the eyes ophthalmia, for the entire body disease, for grain mildew, rotting for wood, rust for bronze and iron, and, as I say, for practically everything its congenital evil and disease ? I do, he said. Then when one of these evils comes to anything does it not make the thing to which it attaches itself bad, and finally disintegrate and destroy it? Of course. Then the congenital evil of each thing and its own vice destroys it, or if that is not going to destroy it, nothing else remains that could; for obviously the good will never destroy anything, nor yet again will that which is neutral and neither good nor evil . How could it? he said. If, then, we discover anything that has an evil which vitiates it, yet is not able to dissolve and destroy it, shall we not thereupon know that of a thing so constituted there can be no destruction? That seems likely, he said. Well, then, said I, has not the soul something that makes it evil? Indeed it has, he said, all the things that we were just now enumerating, injustice and licentiousness and cowardice and ignorance. Does any one of these things dissolve and destroy it? And reflect, lest we be misled by supposing that when an unjust and foolish man is taken in his injustice he is then destroyed by the injustice, which is the vice of soul. But conceive it thus: Just as the vice of body which is disease wastes and destroys it so that it no longer is a body at all, in like manner in all the examples of which we spoke it is the specific evil which, by attaching itself to the thing and dwelling in it with power to corrupt, reduces it to nonentity. Is not that so? Yes. Come, then, and consider the soul in the same way. Do injustice and other wickedness dwelling in it, by their indwelling and attachment to it, corrupt and wither it till they bring it to death and separate it from the body? They certainly do not do that, he said. But surely, said I, it is unreasonable to suppose that the vice of something else destroys a thing while its own does not. Yes, unreasonable. For observe, Glaucon, said I, that we do not think it proper to say of the body either that it is destroyed by the badness of foods themselves, whether it be staleness or rottenness or whatever it is;
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Qu’en est-il de ceci ? Dis-tu qu’il existe pour chaque chose un bien et un mal qui lui sont propres ? Par exemple, pour les yeux, l’ophtalmie ; pour le corps entier, la maladie ; pour le blé, la nielle ; pour le bois, la pourriture ; pour le bronze et le fer, la rouille ; et, comme je le dis, pour presque chaque chose, son mal et sa maladie congénitaux ? Oui, dit-il. Lorsqu’un de ces maux survient à une chose, ne rend-il pas mauvaise la chose à laquelle il s’attache, avant de la désagréger et de la détruire finalement ? Bien sûr. C’est donc le mal congénital et le vice propre de chaque chose qui la détruisent ; ou bien, si ce mal ne doit pas la détruire, il ne reste rien d’autre qui le puisse. Car, de toute évidence, le bien ne détruira jamais rien, non plus que ce qui est neutre, ni bon ni mauvais. Comment le pourrait-il ? demanda-t-il. Si donc nous découvrons une chose qui possède un mal capable de la vicier, mais non de la dissoudre ni de la détruire, ne saurons-nous pas dès lors qu’une chose ainsi constituée ne peut connaître la destruction ? Cela semble vraisemblable, dit-il. Eh bien, dis-je, l’âme ne possède-t-elle pas quelque chose qui la rend mauvaise ? Elle en possède assurément, dit-il : toutes les choses que nous venons d’énumérer, l’injustice, la licence, la lâcheté et l’ignorance. L’une d’entre elles dissout-elle et détruit-elle l’âme ? Réfléchis, afin que nous ne nous laissions pas tromper en supposant que, lorsqu’un homme injuste et insensé est pris dans son injustice, il est alors détruit par l’injustice, qui est le vice de l’âme. Conçois plutôt la chose ainsi : de même que le vice du corps, qui est la maladie, le consume et le détruit au point qu’il ne soit plus du tout un corps, de même, dans tous les exemples dont nous avons parlé, c’est le mal spécifique qui, s’attachant à la chose et demeurant en elle avec le pouvoir de la corrompre, la réduit au néant. N’est-ce pas ainsi ? Oui. Allons donc, considère l’âme de la même manière. L’injustice et les autres formes de méchanceté qui demeurent en elle la corrompent-elles et la flétrissent-elles, par leur présence et leur attachement, jusqu’à la conduire à la mort et à la séparer du corps ? Certainement pas, dit-il. Mais assurément, dis-je, il est déraisonnable de supposer que le vice d’une chose différente en détruise une, tandis que son propre vice ne la détruit pas. Oui, c’est déraisonnable. Observe en effet, Glaucon, dis-je, que nous ne jugeons pas non plus convenable de dire que le corps est détruit par la mauvaise qualité des aliments eux-mêmes, qu’il s’agisse de leur éventement, de leur putréfaction ou de quelque autre défaut ;
Concepts de ce passage
Attachement
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Soin de l’âme
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Mort
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Examen réfutatif
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Éther et champ
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Famille
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Sagesse humaine
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Justice
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Raison
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Service
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Péché
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Guerre et paix
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