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Platon
Protagoras Passage 339
Passage 31 sur 54
Référence canonique 339
Grec ancien
perseus-plato-protagoras-grc
ΣΩ. ἤρξατο οὖν ἐρωτᾶν οὑτωσί πως· - ἡγοῦμαι, ἔφη, ὦ Σώκρατες, ἐγὼ ἀνδρὶ παιδείας μέγιστον μέρος εἶναι περὶ ἐπῶν δεινὸν εἶναι· ἔστιν δὲ τοῦτο τὰ ὑπὸ τῶν ποιητῶν λεγόμενα οἷόν τʼ εἶναι συνιέναι ἅ τε ὀρθῶς πεποίηται καὶ ἃ μή, καὶ ἐπίστασθαι διελεῖν τε καὶ ἐρωτώμενον λόγον δοῦναι. καὶ δὴ καὶ νῦν ἔσται τὸ ἐρώτημα περὶ τοῦ αὐτοῦ μὲν περὶ οὗπερ ἐγώ τε καὶ σὺ νῦν διαλεγόμεθα, περὶ ἀρετῆς, μετενηνεγμένον δʼ εἰς ποίησιν· τοσοῦτον μόνον διοίσει. λέγει γάρ που Σιμωνίδης πρὸς Σκόπαν τὸν Κρέοντος ὑὸν τοῦ Θετταλοῦ ὅτι - ἄνδρʼ ἀγαθὸν μὲν ἀλαθέως γενέσθαι χαλεπόν, χερσίν τε καὶ ποσὶ καὶ νόῳ τετράγωνον, ἄνευ ψόγου τετυγμένον. Simonides Fr. 37.1.1 τοῦτο ἐπίστασαι τὸ ᾆσμα, ἢ πᾶν σοι διεξέλθω; καὶ ἐγὼ εἶπον ὅτι οὐδὲν δεῖ· ἐπίσταμαί τε γάρ, καὶ πάνυ μοι τυγχάνει μεμεληκὸς τοῦ ᾄσματος. εὖ, ἔφη, λέγεις. πότερον οὖν καλῶς σοι δοκεῖ πεποιῆσθαι καὶ ὀρθῶς, ἢ οὔ; - πάνυ, ἔφην ἐγώ, καλῶς τε καὶ ὀρθῶς. - δοκεῖ δέ σοι καλῶς πεποιῆσθαι, εἰ ἐναντία λέγει αὐτὸς αὑτῷ ὁ ποιητής; - οὐ καλῶς, ἦν δʼ ἐγώ. - ὅρα δή, ἔφη, βέλτιον. - ἀλλʼ, ὠγαθέ, ἔσκεμμαι ἱκανῶς. - οἶσθα οὖν, ἔφη, ὅτι προιόντος τοῦ ᾄσματος λέγει που - οὐδέ μοι ἐμμελέως τὸ Πιττάκειον νέμεται, καίτοι σοφοῦ παρὰ φωτὸς εἰρημένον· χαλεπὸν φάτʼ ἐσθλὸν ἔμμεναι. Simonides Fr. 37.1.11 ἐννοεῖς ὅτι ὁ αὐτὸς οὗτος καὶ τάδε λέγει κἀκεῖνα τὰ ἔμπροσθεν; - οἶδα, ἦν δʼ ἐγώ. - δοκεῖ οὖν σοι, ἔφη, ταῦτα ἐκείνοις ὁμολογεῖσθαι; - φαίνεται ἔμοιγε (καὶ ἅμα μέντοι ἐφοβούμην μὴ τὶ λέγοι) ἀτάρ, ἔφην ἐγώ, σοὶ οὐ φαίνεται; - πῶς γὰρ ἂν φαίνοιτο ὁμολογεῖν αὐτὸς ἑαυτῷ ὁ ταῦτα ἀμφότερα λέγων, ὅς γε τὸ μὲν πρῶτον αὐτὸς ὑπέθετο χαλεπὸν εἶναι ἄνδρα ἀγαθὸν γενέσθαι ἀλαθείᾳ, ὀλίγον δὲ τοῦ ποιήματος εἰς τὸ πρόσθεν προελθὼν ἐπελάθετο, καὶ Πιττακὸν τὸν ταὐτὰ λέγοντα ἑαυτῷ, ὅτι χαλεπὸν ἐσθλὸν ἔμμεναι , τοῦτον μέμφεταί τε καὶ οὔ φησιν ἀποδέχεσθαι αὐτοῦ τὰ αὐτὰ ἑαυτῷ λέγοντος; καίτοι ὁπότε τὸν ταὐτὰ λέγοντα αὑτῷ μέμφεται, δῆλον ὅτι καὶ ἑαυτὸν μέμφεται, ὥστε ἤτοι τὸ πρότερον ἢ ὕστερον οὐκ ὀρθῶς λέγει. εἰπὼν οὖν ταῦτα πολλοῖς θόρυβον παρέσχεν καὶ ἔπαινον τῶν ἀκουόντων· καὶ ἐγὼ τὸ μὲν πρῶτον, ὡσπερεὶ ὑπὸ ἀγαθοῦ πύκτου πληγείς, ἐσκοτώθην τε καὶ ἰλιγγίασα εἰπόντος αὐτοῦ ταῦτα καὶ τῶν ἄλλων ἐπιθορυβησάντων· ἔπειτα - ὥς γε πρὸς σὲ εἰρῆσθαι τἀληθῆ, ἵνα μοι χρόνος ἐγγένηται τῇ σκέψει τί λέγοι ὁ ποιητής - τρέπομαι πρὸς τὸν πρόδικον, καὶ καλέσας αὐτόν, ὦ Πρόδικε, ἔφην ἐγώ, σὸς μέντοι Σιμωνίδης πολίτης· δίκαιος εἶ βοηθεῖν τῷ ἀνδρί.
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-protagoras-en
Soc. And so he began to put questions in this sort of way: I consider, Socrates, that the greatest part of a man’s education is to be skilled in the matter of verses; that is, to be able to apprehend, in the utterances of the poets, what has been rightly and what wrongly composed, and to know how to distinguish them and account for them when questioned. Accordingly my question now will be on the same subject that you and I are now debating, namely virtue, but taken in connexion with poetry: that will be the only difference. Now, Simonides, I think, somewhere remarks to Scopas, the son of Creon of Thessaly - For a man, indeed, to become good truly is hard, In hands and feet and mind foursquare, Fashioned without reproach. Simonides Fr. 37.1 Do you know the ode, or shall I recite the whole? To this I replied: There is no need, for I know it it happens that I have especially studied that ode. I am glad to hear it, he said. Now do you regard it as finely and correctly composed or not? Very finely and correctly, I replied. And do you regard it as finely composed, if the poet contradicts himself? No, I replied. Then observe it more closely, he said. >My good sir, I have given it ample attention. Are you aware, then, he asked, that as the ode proceeds he says at one point - Nor ringeth true to me That word of Pittacus - And yet ’twas a sage who spake - Hard, quoth he, to be good. Simonides Fr. 37.1.11 Do you note that this and the former are statements of the same person? I know that, I said. Then do you think the second agrees with the first? So far as I can see, it does, I replied (at the same time, though, I was afraid there was something in what he said). Why, I asked, does it not seem so to you? How can anyone, he replied, be thought consistent, who says both of these things? First he laid it down himself that it is hard for a man to become good in truth, and then a little further on in his poem he forgot, and he proceeds to blame Pittacus for saying the same as he did - that it is hard to be good, and refuses to accept from him the same statement that he made himself. Yet, as often as he blames the man for saying the same as himself he obviously blames himself too, so that in either the former or the latter place his statement is wrong . This speech of his won a clamorous approval from many of his hearers; and at first I felt as though I had been struck by a skilful boxer, and was quite blind and dizzy with the effect of his words and the noise of their applause. Then - to tell you the honest truth - in order to gain time for considering the poet’s meaning, I turned to Prodicus and calling him - Prodicus, I said, surely Simonides was your townsman: it behoves you to come to the man’s rescue.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Soc. Il commença donc à poser des questions de cette manière: Je considère, Socrate, que la plus grande part de l’éducation d’un homme consiste à être versé dans les vers, c’est-à-dire à savoir discerner, dans les paroles des poètes, ce qui est composé correctement et ce qui ne l’est pas, à savoir les distinguer et en rendre raison lorsqu’on est interrogé. Ma question portera donc maintenant sur le sujet même dont nous débattons, toi et moi, à savoir la vertu, mais considérée dans son rapport avec la poésie. Ce sera la seule différence. Or Simonide, je crois, dit quelque part à Scopas, fils de Créon de Thessalie:
Pour un homme, certes, devenir véritablement bon est difficile,
Carré par les mains, les pieds et l’esprit,
Façonné sans reproche.
Simonide, fr. 37.1
Connais-tu l’ode, ou dois-je la réciter tout entière?
Je lui répondis: Ce n’est pas nécessaire, car je la connais; il se trouve même que j’ai particulièrement étudié cette ode.
Je suis heureux de l’entendre, dit-il. La considères-tu donc comme belle et correctement composée, ou non?
Très belle et correctement composée, répondis-je.
Et la considères-tu comme bien composée si le poète se contredit lui-même?
Non, répondis-je.
Alors examine-la de plus près, dit-il.
Mon bon monsieur, je lui ai accordé toute mon attention.
Sais-tu donc, demanda-t-il, qu’à mesure que l’ode avance, il dit à un certain endroit:
Et pourtant ne sonne pas juste à mes oreilles
Cette parole de Pittacos,
Quoique prononcée par un sage: Il est difficile, disait-il, d’être bon.
Simonide, fr. 37.1.11
Remarques-tu que ces paroles et les précédentes sont les déclarations de la même personne?
Je le sais, dis-je.
Penses-tu donc que la seconde s’accorde avec la première?
Autant que je puisse voir, oui, répondis-je, tout en craignant qu’il n’y eût quelque chose dans ce qu’il disait.
Pourquoi, demandai-je, ne te semble-t-il pas qu’elles s’accordent?
Comment pourrait-on, répondit-il, juger cohérent celui qui dit ces deux choses? D’abord, il pose lui-même qu’il est difficile à un homme de devenir véritablement bon; puis, un peu plus loin dans son poème, il oublie ce qu’il a dit et se met à blâmer Pittacos de dire la même chose que lui, qu’il est difficile d’être bon, et refuse d’accepter de sa part l’énoncé même qu’il a lui-même formulé. Or chaque fois qu’il blâme cet homme de dire la même chose que lui, il se blâme manifestement lui-même; de sorte que son énoncé est faux soit dans le premier passage, soit dans le second.
Ce discours lui valut l’approbation bruyante de nombreux auditeurs. D’abord, je me sentis comme frappé par un boxeur habile, tout aveuglé et étourdi par l’effet de ses paroles et par le bruit des applaudissements. Puis, pour te dire franchement la vérité, afin de gagner du temps pour réfléchir au sens du poète, je me tournai vers Prodicos et l’appelai: Prodicos, dis-je, Simonide était bien ton compatriote; il te revient de porter secours à cet homme.
Concepts de ce passage
Soin de l’âme
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Dialectique
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Éducation
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Famille
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Crainte
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Formes intelligibles
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Justice
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Messie
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Attention
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Éros philosophique
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Raison
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Service
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Temps
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Vérité
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Vertu
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Guerre et paix
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Sagesse
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