Domaine public L’ouvrage et les traductions affichées sont signalées comme appartenant au domaine public ou issues d’une transcription ouverte.

Platon

Protagoras Passage 343

Passage 35 sur 54

Référence canonique 343

Grec ancien

perseus-plato-protagoras-grc

ΣΩ. τοῦτο οὖν αὐτὸ καὶ τῶν νῦν εἰσὶν οἳ κατανενοήκασι καὶ τῶν πάλαι, ὅτι τὸ λακωνίζειν πολὺ μᾶλλόν ἐστιν φιλοσοφεῖν ἢ φιλογυμναστεῖν, εἰδότες ὅτι τοιαῦτα οἷόν τʼ εἶναι ῥήματα φθέγγεσθαι τελέως πεπαιδευμένου ἐστὶν ἀνθρώπου. τούτων ἦν καὶ Θαλῆς ὁ Μιλήσιος καὶ Πιττακὸς ὁ Μυτιληναῖος καὶ Βίας ὁ Πριηνεὺς καὶ Σόλων ὁ ἡμέτερος καὶ Κλεόβουλος ὁ Λίνδιος καὶ Μύσων ὁ Χηνεύς, καὶ ἕβδομος ἐν τούτοις ἐλέγετο Λακεδαιμόνιος Χίλων. οὗτοι πάντες ζηλωταὶ καὶ ἐρασταὶ καὶ μαθηταὶ ἦσαν τῆς Λακεδαιμονίων παιδείας, καὶ καταμάθοι ἄν τις αὐτῶν τὴν σοφίαν τοιαύτην οὖσαν, ῥήματα βραχέα ἀξιομνημόνευτα ἑκάστῳ εἰρημένα· οὗτοι καὶ κοινῇ συνελθόντες ἀπαρχὴν τῆς σοφίας ἀνέθεσαν τῷ Ἀπόλλωνι εἰς τὸν νεὼν τὸν ἐν Δελφοῖς, γράψαντες ταῦτα ἃ δὴ πάντες ὑμνοῦσιν, γνῶθι σαυτόν καὶ μηδὲν ἄγαν . τοῦ δὴ ἕνεκα ταῦτα λέγω; ὅτι οὗτος ὁ τρόπος ἦν τῶν παλαιῶν τῆς φιλοσοφίας, βραχυλογία τις Λακωνική· καὶ δὴ καὶ τοῦ Πιττακοῦ ἰδίᾳ περιεφέρετο τοῦτο τὸ ῥῆμα ἐγκωμιαζόμενον ὑπὸ τῶν σοφῶν, τὸ χαλεπὸν ἐσθλὸν ἔμμεναι . ὁ οὖν Σιμωνίδης, ἅτε φιλότιμος ὢν ἐπὶ σοφίᾳ, ἔγνω ὅτι εἰ καθέλοι τοῦτο τὸ ῥῆμα ὥσπερ εὐδοκιμοῦντα ἀθλητὴν καὶ περιγένοιτο αὐτοῦ, αὐτὸς εὐδοκιμήσει ἐν τοῖς τότε ἀνθρώποις. εἰς τοῦτο οὖν τὸ ῥῆμα καὶ τούτου ἕνεκα τούτῳ ἐπιβουλεύων κολοῦσαι αὐτὸ ἅπαν τὸ ᾆσμα πεποίηκεν, ὥς μοι φαίνεται. ἐπισκεψώμεθα δὴ αὐτὸ κοινῇ ἅπαντες, εἰ ἄρα ἐγὼ ἀληθῆ λέγω. εὐθὺς γὰρ τὸ πρῶτον τοῦ ᾄσματος μανικὸν ἂν φανείη, εἰ βουλόμενος λέγειν ὅτι ἄνδρα ἀγαθὸν γενέσθαι χαλεπόν, ἔπειτα ἐνέβαλε τὸ μέν . τοῦτο γὰρ οὐδὲ πρὸς ἕνα λόγον φαίνεται ἐμβεβλῆσθαι, ἐὰν μή τις ὑπολάβῃ πρὸς τὸ τοῦ Πιττακοῦ ῥῆμα ὥσπερ ἐρίζοντα λέγειν τὸν Σιμωνίδην· λέγοντος τοῦ Πιττακοῦ ὅτι χαλεπὸν ἐσθλὸν ἔμμεναι , ἀμφισβητοῦντα εἰπεῖν ὅτι οὔκ, ἀλλὰ γενέσθαι μὲν χαλεπὸν ἄνδρα ἀγαθόν ἐστιν, ὦ Πιττακέ, ὡς ἀληθῶς - οὐκ ἀληθείᾳ ἀγαθόν, οὐκ ἐπὶ τούτῳ λέγει τὴν ἀλήθειαν, ὡς ἄρα ὄντων τινῶν τῶν μὲν ὡς ἀληθῶς ἀγαθῶν, τῶν δὲ ἀγαθῶν μέν, οὐ μέντοι ἀληθῶς - εὔηθες γὰρ τοῦτό γε φανείη ἂν καὶ οὐ Σιμωνίδου -

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-protagoras-en

Soc. Hence this very truth has been observed by certain persons both in our day and in former times - that the Spartan cult is much more the pursuit of wisdom than of athletics; for they know that a man’s ability to utter such remarks is to be ascribed to his perfect education. Such men were Thales of Miletus , Pittacus of Mytilene , Bias of Priene , Solon of our city, Cleobulus of Lindus , Myson of Chen, and, last of the traditional seven, Chilon of Sparta . All these were enthusiasts, lovers and disciples of the Spartan culture; and you can recognize that character in their wisdom by the short, memorable sayings that fell from each of them they assembled together and dedicated these as the first-fruits of their lore to Apollo in his Delphic temple, inscribing there those maxims which are on every tongue - Know thyself and Nothing overmuch. To what intent do I say this? To show how the ancient philosophy had this style of laconic brevity; and so it was that the saying of Pittacus was privately handed about with high approbation among the sages - that it is hard to be good. Then Simonides, ambitious to get a name for wisdom, perceived that if he could overthrow this saying, as one might some famous athlete, and become its conqueror, he would win fame himself amongst men of that day. Accordingly it was against this saying, and with this aim, that he composed the whole poem as a means of covertly assailing and abasing this maxim, as it seems to me. Now let us all combine in considering whether my account is really true. The opening of the ode must at once appear crazy if, while intending to say that it is hard for a man to become good, he inserted indeed. There is no sort of sense, I imagine, in this insertion, unless we suppose that Simonides is addressing himself to the saying of Pittacus as a disputant: Pittacus says - It is hard to be good; and the poet controverts this by observing - No, but to become good, indeed, is hard for a man, Pittacus, truly - not truly good; he does not mention truth in this connexion, or imply that some things are truly good, while others are good but not truly so: this would seem silly and unlike Simonides.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Soc. Cette vérité même a donc été observée par certaines personnes, de nos jours comme autrefois: le culte spartiate consiste bien davantage dans la poursuite de la sagesse que dans celle des exercices athlétiques; car elles savent que l’aptitude d’un homme à prononcer de telles remarques doit être attribuée à la perfection de son éducation. De tels hommes furent Thalès de Milet, Pittacos de Mytilène, Bias de Priène, Solon de notre cité, Cléobule de Lindos, Myson de Chénée et, dernier des sept selon la tradition, Chilon de Sparte. Tous étaient des admirateurs, des amants et des disciples de la culture spartiate; et vous pouvez reconnaître ce caractère dans leur sagesse aux sentences courtes et mémorables que chacun d’eux prononça. Ils se réunirent et dédièrent ces sentences à Apollon, comme les prémices de leur savoir, dans son temple de Delphes, en y inscrivant ces maximes que chacun a à la bouche: Connais-toi toi-même et Rien de trop.

Dans quelle intention dis-je cela? Pour montrer que l’ancienne philosophie avait ce style de brièveté laconique. C’est ainsi que la maxime de Pittacos, selon laquelle il est difficile d’être bon, circulait en privé parmi les sages et y recevait une grande approbation. Simonide, ambitieux de se faire un nom par sa sagesse, comprit que, s’il pouvait terrasser cette maxime comme on terrasse un athlète célèbre et en devenir le vainqueur, il acquerrait lui-même de la renommée parmi les hommes de son temps. C’est donc contre cette maxime, et dans ce dessein, qu’il composa le poème tout entier, afin de l’attaquer secrètement et de l’abaisser, du moins me semble-t-il.

Examinons maintenant tous ensemble si mon explication est réellement vraie. Le début de l’ode doit aussitôt paraître insensé si, alors qu’il voulait dire qu’il est difficile à un homme de devenir bon, il a inséré le mot certes. Cette insertion n’a aucun sens, j’imagine, à moins de supposer que Simonide se pose en adversaire de la maxime de Pittacos. Pittacos dit: Il est difficile d’être bon; le poète le contredit en observant: Non, mais devenir bon, certes, est difficile pour un homme, Pittacos, véritablement. Il ne veut pas dire véritablement bon; il ne mentionne pas la vérité dans ce rapport et ne laisse pas entendre que certaines choses sont véritablement bonnes tandis que d’autres sont bonnes sans l’être véritablement. Cela paraîtrait sot et indigne de Simonide.

Concepts de ce passage

Avant de lire

Ce que vous allez apprendre

Voir la fiche complète