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Platon
Le Politique Passage 275
Passage 19 sur 55
Référence canonique 275
Grec ancien
perseus-plato-statesman-grc
ΞΕ. ὅτι μὲν ἐρωτώμενοι τὸν ἐκ τῆς νῦν περιφορᾶς καὶ γενέσεως βασιλέα καὶ πολιτικὸν τὸν ἐκ τῆς ἐναντίας περιόδου ποιμένα τῆς τότε ἀνθρωπίνης ἀγέλης εἴπομεν, καὶ ταῦτα θεὸν ἀντὶ θνητοῦ, ταύτῃ μὲν πάμπολυ παρηνέχθημεν· ὅτι δὲ συμπάσης τῆς πόλεως ἄρχοντα αὐτὸν ἀπεφήναμεν, ὅντινα δὲ τρόπον οὐ διείπομεν, ταύτῃ δὲ αὖ τὸ μὲν λεχθὲν ἀληθές, οὐ μὴν ὅλον γε οὐδὲ σαφὲς ἐρρήθη, διὸ καὶ βραχύτερον ἢ κατʼ ἐκεῖνο ἡμαρτήκαμεν. ΝΕ. ΣΩ. ἀληθῆ. ΞΕ. δεῖ τοίνυν τὸν τρόπον, ὡς ἔοικε, διορίσαντας τῆς ἀρχῆς τῆς πόλεως οὕτω τελέως τὸν πολιτικὸν ἡμῖν εἰρῆσθαι προσδοκᾶν. ΝΕ. ΣΩ. καλῶς. ΞΕ. διὰ ταῦτα μὴν καὶ τὸν μῦθον παρεθέμεθα, ἵνα ἐνδείξαιτο περὶ τῆς ἀγελαιοτροφίας μὴ μόνον ὡς πάντες αὐτῆς ἀμφισβητοῦσι τῷ ζητουμένῳ τὰ νῦν, ἀλλὰ κἀκεῖνον αὐτὸν ἐναργέστερον ἴδοιμεν, ὃν προσήκει μόνον κατὰ τὸ παράδειγμα ποιμένων τε καὶ βουκόλων τῆς ἀνθρωπίνης ἐπιμέλειαν ἔχοντα τροφῆς τούτου μόνον ἀξιωθῆναι τοῦ προσρήματος. ΝΕ. ΣΩ. ὀρθῶς. ΞΕ. οἶμαι δέ γʼ, ὦ Σώκρατες, τοῦτο μὲν ἔτι μεῖζον ἢ κατὰ βασιλέα εἶναι τὸ σχῆμα τὸ τοῦ θείου νομέως, τοὺς δʼ ἐνθάδε νῦν ὄντας πολιτικοὺς τοῖς ἀρχομένοις ὁμοίους τε εἶναι μᾶλλον πολὺ τὰς φύσεις καὶ παραπλησιαίτερον παιδείας μετειληφέναι καὶ τροφῆς. ΝΕ. ΣΩ. πάντως που. ΞΕ. ζητητέοι γε μὴν οὐδὲν ἂν εἴησαν οὔθʼ ἧττον οὔτε μᾶλλον, εἴθʼ οὕτως εἴτʼ ἐκείνως πεφύκασιν. ΝΕ. ΣΩ. πῶς γὰρ οὔ; ΞΕ. τῇδε δὴ πάλιν ἐπανέλθωμεν. ἣν γὰρ ἔφαμεν αὐτεπιτακτικὴν μὲν εἶναι τέχνην ἐπὶ ζῴοις, οὐ μὴν ἰδίᾳ γε ἀλλὰ κοινῇ τὴν ἐπιμέλειαν ἔχουσαν, καὶ προσείπομεν δὴ τότε εὐθὺς ἀγελαιοτροφικήν - μέμνησαι γάρ; ΝΕ. ΣΩ. ναί. ΞΕ. ταύτης τοίνυν πῃ διημαρτάνομεν. τὸν γὰρ πολιτικὸν οὐδαμοῦ συνελάβομεν οὐδʼ ὠνομάσαμεν, ἀλλʼ ἡμᾶς ἔλαθεν κατὰ τὴν ὀνομασίαν ἐκφυγών. ΝΕ. ΣΩ. πῶς; ΞΕ. τοῦ τὰς ἀγέλας ἑκάστας τρέφειν τοῖς μὲν ἄλλοις που πᾶσι μέτεστι νομεῦσι, τῷ πολιτικῷ δὲ οὐ μετὸν ἐπηνέγκαμεν τοὔνομα, δέον τῶν κοινῶν ἐπενεγκεῖν τι σύμπασιν. ΝΕ. ΣΩ. ἀληθῆ λέγεις, εἴπερ ἐτύγχανέ γε ὄν. ΞΕ. πῶς δʼ οὐκ ἦν τό γε θεραπεύειν που πᾶσι κοινόν, μηδὲν διορισθείσης τροφῆς μηδέ τινος ἄλλης πραγματείας; ἀλλʼ ἤ τινα ἀγελαιοκομικὴν ἢ θεραπευτικὴν ἢ καί τινα ἐπιμελητικὴν αὐτὴν ὀνομάσασιν ὡς κατὰ πάντων ἐξῆν περικαλύπτειν καὶ τὸν πολιτικὸν ἅμα τοῖς ἄλλοις, ἐπειδὴ δεῖν τοῦτʼ ἐσήμαινεν ὁ λόγος.
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-statesman-en
Str. When we were asked about the king and the statesman of the present movement of the world and mode of generation, we told of the shepherd of the human flock in the time of the reverse movement, and he was a god, not a man, besides. That was a very great error. Then when we declared that he was ruler of the whole state, but did not fully tell in what manner he ruled, what we said was true, though it was not complete nor clear, and therefore our error was less in this case than in the other. Y. Soc. True. Str. Apparently, then, we must expect a complete description of the statesman only when we have defined the manner of his rule over the state. Y. Soc. Very good. Str. And this is why I introduced the myth, not only in order to show that all men compete for the care of the flock with him whom we are now seeking, but also that we may more clearly see him who alone ought to have the care of human beings as shepherds and neatherds care for their flocks and herds, and therefore alone deserves to be honored with that appellation. Y. Soc. Quite right. Str. I think, Socrates, that the form of the divine shepherd is greater than that of the king, whereas the statesmen who now exist here are by nature much more like their subjects, with whom they share much more nearly the same breeding and education. Y. Soc. Certainly. Str. And yet they would have to be investigated with precisely the same care, whether their nature be like that of their subjects or like that of the divine shepherd. Y. Soc. Of course. Str. Then let us go back to this point: the art which we said gave its own orders and had to do with living beings, but had charge of them not singly but in common, and which we at once called the art of the herdsman, - do you remember? Y. Soc. Yes. Str. Well, it was in connection with that, somewhere, that we made our mistake; for we never included or named the statesman; unobserved by us he slipped out of our nomenclature. Y. Soc. How so? Str. All the other herdsmen have this in common that they feed their respective herds; but the statesman does not, yet we gave him the name of herdsman, when we ought to have given him one which is common to them all. Y. Soc. True, if there were such a name. Str. Is not caring for herds common to them all, with no especial mention of feeding or any other activity? If we called it an art of tending herds or caring for them or managing them, as all herdsmen do, we could wrap up the statesman with the rest, since the argument showed that we ought to do so.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Étr. Interrogés sur le roi et l'homme d'État du mouvement actuel du monde et de son mode de génération, nous avons parlé du berger du troupeau humain à l'époque du mouvement inverse, et celui-ci était un dieu, non un homme. C'était une très grande erreur. Puis, lorsque nous avons déclaré qu'il gouvernait l'État entier sans expliquer pleinement de quelle manière il gouvernait, ce que nous avons dit était vrai, mais incomplet et obscur ; notre erreur était donc moindre dans ce second cas que dans l'autre. J. Soc. C'est vrai. Étr. Apparemment, nous ne devons donc attendre une description complète de l'homme d'État qu'après avoir défini la manière dont il gouverne l'État. J. Soc. Très bien. Étr. C'est pourquoi j'ai introduit le mythe : non seulement pour montrer que tous les hommes disputent le soin du troupeau à celui que nous recherchons maintenant, mais aussi pour que nous puissions voir plus clairement celui qui, seul, devrait prendre soin des êtres humains comme les bergers et les bouviers prennent soin de leurs troupeaux, et qui, seul par conséquent, mérite d'être honoré de cette appellation. J. Soc. Tout à fait juste. Étr. Je pense, Socrate, que la forme du berger divin est supérieure à celle du roi, tandis que les hommes d'État qui existent maintenant ici sont, par nature, beaucoup plus semblables à leurs sujets, dont ils partagent bien davantage l'éducation et la manière de vivre. J. Soc. Certainement. Étr. Pourtant, il faudrait les examiner avec exactement le même soin, que leur nature ressemble à celle de leurs sujets ou à celle du berger divin. J. Soc. Bien sûr. Étr. Revenons donc à ce point : l'art qui, disions-nous, donne ses propres ordres et s'occupe des êtres vivants, mais en prend soin non pas individuellement, mais en commun, et que nous avons aussitôt appelé l'art du gardien de troupeaux, t'en souviens-tu ? J. Soc. Oui. Étr. Eh bien, c'est quelque part à ce propos que nous nous sommes trompés ; car nous n'avons jamais inclus ni nommé l'homme d'État. À notre insu, il s'est échappé de notre nomenclature. J. Soc. Comment cela ? Étr. Tous les autres gardiens de troupeaux ont en commun de nourrir leurs troupeaux respectifs ; mais l'homme d'État ne le fait pas. Pourtant, nous lui avons donné le nom de gardien de troupeau, alors que nous aurions dû lui en donner un qui leur fût commun à tous. J. Soc. C'est vrai, s'il existe un tel nom. Étr. Prendre soin des troupeaux ne leur est-il pas commun à tous, sans mention particulière de la nourriture ni d'aucune autre activité ? Si nous appelions cela l'art de soigner les troupeaux, d'en prendre soin ou de les administrer, comme le font tous leurs gardiens, nous pourrions envelopper l'homme d'État avec les autres, puisque le raisonnement a montré qu'il le fallait.
Concepts de ce passage
Soin de l’âme
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Dialectique
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Éducation
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Éther et champ
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Formes intelligibles
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Dieu
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Loi
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Mode
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Nature
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Rôles et relations
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Temps
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