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Platon
Le Politique Passage 291
Passage 35 sur 55
Référence canonique 291
Grec ancien
perseus-plato-statesman-grc
ΞΕ. τούτους τε τοίνυν τοὺς κληρωτοὺς βασιλέας ἅμα καὶ ἱερέας, καὶ ὑπηρέτας αὐτῶν καί τινα ἕτερον πάμπολυν ὄχλον σκεπτέον, ὃς ἄρτι κατάδηλος νῦν ἡμῖν γέγονεν ἀποχωρισθέντων τῶν ἔμπροσθεν. ΝΕ. ΣΩ. τίνας δʼ αὐτοὺς καὶ λέγεις; ΞΕ. καὶ μάλα τινὰς ἀτόπους. ΝΕ. ΣΩ. τί δή; ΞΕ. πάμφυλόν τι γένος αὐτῶν, ὥς γε ἄρτι σκοπουμένῳ φαίνεται. πολλοὶ μὲν γὰρ λέουσι τῶν ἀνδρῶν εἴξασι καὶ Κενταύροις καὶ τοιούτοισιν ἑτέροις, πάμπολλοι δὲ Σατύροις καὶ τοῖς ἀσθενέσι καὶ πολυτρόποις θηρίοις· ταχὺ δὲ μεταλλάττουσι τάς τε ἰδέας καὶ τὴν δύναμιν εἰς ἀλλήλους. καὶ μέντοι μοι νῦν, ὦ Σώκρατες, ἄρτι δοκῶ κατανενοηκέναι τοὺς ἄνδρας. ΝΕ. ΣΩ. λέγοις ἄν· ἔοικας γὰρ ἄτοπόν τι καθορᾶν. ΞΕ. ναί· τὸ γὰρ ἄτοπον ἐξ ἀγνοίας πᾶσι συμβαίνει. καὶ γὰρ δὴ καὶ νῦν αὐτὸς τοῦτʼ ἔπαθον· ἐξαίφνης ἠμφεγνόησα κατιδὼν τὸν περὶ τὰ τῶν πόλεων πράγματα χορόν. ΝΕ. ΣΩ. ποῖον; ΞΕ. τὸν πάντων τῶν σοφιστῶν μέγιστον γόητα καὶ ταύτης τῆς τέχνης ἐμπειρότατον· ὃν ἀπὸ τῶν ὄντως ὄντων πολιτικῶν καὶ βασιλικῶν καίπερ παγχάλεπον ὄντα ἀφαιρεῖν ἀφαιρετέον, εἰ μέλλομεν ἰδεῖν ἐναργῶς τὸ ζητούμενον. ΝΕ. ΣΩ. ἀλλὰ μὴν τοῦτό γε οὐκ ἀνετέον. ΞΕ. οὔκουν δὴ κατά γε τὴν ἐμήν. καί μοι φράζε τόδε. ΝΕ. ΣΩ. τὸ ποῖον; ΞΕ. ἆρʼ οὐ μοναρχία τῶν πολιτικῶν ἡμῖν ἀρχῶν ἐστι μία; ΝΕ. ΣΩ. ναί. ΞΕ. καὶ μετὰ μοναρχίαν εἴποι τις ἂν οἶμαι τὴν ὑπὸ τῶν ὀλίγων δυναστείαν. ΝΕ. ΣΩ. πῶς δʼ οὔ; ΞΕ. τρίτον δὲ σχῆμα πολιτείας οὐχ ἡ τοῦ πλήθους ἀρχή, δημοκρατία τοὔνομα κληθεῖσα; ΝΕ. ΣΩ. καὶ πάνυ γε. ΞΕ. τρεῖς δʼ οὖσαι μῶν οὐ πέντε τρόπον τινὰ γίγνονται, δύʼ ἐξ ἑαυτῶν ἄλλα πρὸς αὑταῖς ὀνόματα τίκτουσαι; ΝΕ. ΣΩ. ποῖα δή; ΞΕ. πρὸς τὸ βίαιόν που καὶ ἑκούσιον ἀποσκοποῦντες νῦν καὶ πενίαν καὶ πλοῦτον καὶ νόμον καὶ ἀνομίαν ἐν αὐταῖς γιγνόμενα διπλῆν ἑκατέραν τοῖν δυοῖν διαιροῦντες μοναρχίαν μὲν προσαγορεύουσιν ὡς δύο παρεχομένην εἴδη δυοῖν ὀνόμασι, τυραννίδι, τὸ δὲ βασιλικῇ. ΝΕ. ΣΩ. τί μήν; ΞΕ. τὴν δὲ ὑπʼ ὀλίγων γε ἑκάστοτε κρατηθεῖσαν πόλιν ἀριστοκρατίᾳ καὶ ὀλιγαρχίᾳ. ΝΕ. ΣΩ. καὶ πάνυ γε.
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-statesman-en
Str. We must, then, examine these elected kings and priests and their assistants, and also another very large crowd of people which has just come in sight now that the others are out of the way. Y. Soc. Who are these people? Str. A very queer lot. Y. Soc. How so? Str. They are of very mixed race at least they seem so now, when I can just see them. For many of them are like lions and centaurs and other fierce creatures, and very many are like satyrs and the weak and cunning beasts; and they make quick exchanges of forms and qualities with one another. Ah, but now, Socrates, I think I have just made out who they are. Y. Soc. Tell me; for you seem to have caught sight of something strange. Str. Yes, for ignorance makes things seem strange to everybody. That was what happened to me just now; when I suddenly caught sight of them I did not recognize the troop of those who busy themselves with the affairs of the state. Y. Soc. What troop? Str. That which of all the sophists is the greatest charlatan and most practised in charlatanry. This, although it is a hard thing to do, must be separated from the band of really statesmanlike and kingly men, if we are to get a clear view of the object of our search. Y. Soc. But we certainly cannot give that up. Str. No, of course not. I agree to that. And now please answer a question. Y. Soc. What is it? Str. We agree that monarchy is one of the forms of government, do we not? Y. Soc. Yes. Str. And after monarchy one might, I should say, mention the rule of the few. Y. Soc. Yes, of course. Str. And a third form of government is the rule of the multitude, called democracy, is it not? Y. Soc. Yes, certainly. Str. Do not these three become after a fashion five, producing out of themselves two additional names? Y. Soc. What names? Str. People nowadays are likely to take into consideration enforced subjection and voluntary obedience, poverty and wealth, law and lawlessness as they occur in governments, and so they divide two of the forms we mentioned, giving to the two aspects of monarchy the two names tyranny and royalty. Y. Soc. Certainly. Str. And the state that is ruled by the few is called, as the case may be, aristocracy or oligarchy. Y. Soc. To be sure.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
L’Étr. Nous devons donc examiner ces rois et prêtres élus, ainsi que leurs assistants, mais aussi une autre foule très nombreuse qui vient d’apparaître maintenant que les autres ont été écartés.
Le jeune Soc. Qui sont ces gens ?
L’Étr. Une troupe fort étrange.
Le jeune Soc. Comment cela ?
L’Étr. Ils sont d’une race très mêlée, du moins paraissent-ils tels maintenant que je commence à les distinguer. Car beaucoup d’entre eux ressemblent à des lions, à des centaures et à d’autres créatures féroces, et un très grand nombre à des satyres ainsi qu’à des bêtes faibles et rusées. Et ils échangent rapidement entre eux leurs formes et leurs qualités. Ah, mais à présent, Socrate, je crois que je viens de comprendre qui ils sont.
Le jeune Soc. Dis-le-moi, car tu sembles avoir aperçu quelque chose d’étrange.
L’Étr. Oui, car l’ignorance fait paraître toutes choses étranges à tout le monde. C’est ce qui vient de m’arriver. Lorsque je les ai soudain aperçus, je n’ai pas reconnu la troupe de ceux qui s’affairent aux affaires de la cité.
Le jeune Soc. Quelle troupe ?
L’Étr. Celle qui, de tous les sophistes, est le plus grand charlatan et la plus exercée dans la charlatanerie. Bien que cela soit difficile, il faut la séparer de la troupe des hommes véritablement politiques et royaux, si nous voulons voir clairement l’objet de notre recherche.
Le jeune Soc. Mais nous ne pouvons assurément pas y renoncer.
L’Étr. Non, bien sûr. Je suis d’accord. Et maintenant, réponds, je te prie, à une question.
Le jeune Soc. Laquelle ?
L’Étr. Nous convenons que la monarchie est l’une des formes de gouvernement, n’est-ce pas ?
Le jeune Soc. Oui.
L’Étr. Après la monarchie, on pourrait, je pense, mentionner le gouvernement du petit nombre.
Le jeune Soc. Oui, bien sûr.
L’Étr. Et une troisième forme de gouvernement est le gouvernement de la multitude, appelé démocratie, n’est-ce pas ?
Le jeune Soc. Oui, certainement.
L’Étr. Ces trois formes ne deviennent-elles pas en quelque manière cinq, en produisant d’elles-mêmes deux noms supplémentaires ?
Le jeune Soc. Quels noms ?
L’Étr. Aujourd’hui, les gens prennent volontiers en considération la soumission forcée et l’obéissance volontaire, la pauvreté et la richesse, la loi et l’absence de loi, telles qu’elles se rencontrent dans les gouvernements. Ils divisent ainsi deux des formes que nous avons mentionnées, donnant aux deux aspects de la monarchie les deux noms de tyrannie et de royauté.
Le jeune Soc. Certainement.
L’Étr. Et la cité gouvernée par un petit nombre est appelée, selon le cas, aristocratie ou oligarchie.
Le jeune Soc. Assurément.
Concepts de ce passage
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