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Platon
Le Politique Passage 302
Passage 46 sur 55
Référence canonique 302
Grec ancien
perseus-plato-statesman-grc
ΞΕ. θαυμάζομεν δῆτα, ὦ Σώκρατες, ἐν ταῖς τοιαύταις πολιτείαις ὅσα συμβαίνει γίγνεσθαι κακὰ καὶ ὅσα συμβήσεται, τοιαύτης τῆς κρηπῖδος ὑποκειμένης αὐταῖς, τῆς κατὰ γράμματα καὶ ἔθη μὴ μετὰ ἐπιστήμης πραττούσης τὰς πράξεις, ᾗ ἑτέρα προσχρωμένη παντὶ κατάδηλος ὡς πάντʼ ἂν διολέσειε τὰ ταύτῃ γιγνόμενα; ἢ ἐκεῖνο ἡμῖν θαυμαστέον μᾶλλον, ὡς ἰσχυρόν τι πόλις ἐστὶ φύσει; πάσχουσαι γὰρ δὴ τοιαῦτα αἱ πόλεις νῦν χρόνον ἀπέραντον, ὅμως ἔνιαί τινες αὐτῶν μόνιμοί τέ εἰσι καὶ οὐκ ἀνατρέπονται· πολλαὶ μὴν ἐνίοτε καὶ καθάπερ πλοῖα καταδυόμεναι διόλλυνται καὶ διολώλασι καὶ ἔτι διολοῦνται διὰ τὴν τῶν κυβερνητῶν καὶ ναυτῶν μοχθηρίαν τῶν περὶ τὰ μέγιστα μεγίστην ἄγνοιαν εἰληφότων, οἳ περὶ τὰ πολιτικὰ κατʼ οὐδὲν γιγνώσκοντες ἡγοῦνται κατὰ πάντα σαφέστατα πασῶν ἐπιστημῶν ταύτην εἰληφέναι. ΝΕ. ΣΩ. ἀληθέστατα. ΞΕ. τίς οὖν δὴ τῶν οὐκ ὀρθῶν πολιτειῶν τούτων ἥκιστα χαλεπὴ συζῆν, πασῶν χαλεπῶν οὐσῶν, καὶ τίς βαρυτάτη; δεῖ τι κατιδεῖν ἡμᾶς, καίπερ πρός γε τὸ νῦν προτεθὲν ἡμῖν πάρεργον λεγόμενον; οὐ μὴν ἀλλʼ εἴς γε τὸ ὅλον ἴσως ἅπανθʼ ἕνεκα τοῦ τοιούτου πάντες δρῶμεν χάριν. ΝΕ. ΣΩ. δεῖ· πῶς δʼ οὔ; ΞΕ. τὴν αὐτὴν τοίνυν φάθι τριῶν οὐσῶν χαλεπὴν διαφερόντως γίγνεσθαι καὶ ῥᾴστην. ΝΕ. ΣΩ. πῶς φῄς; ΞΕ. οὐκ ἄλλως, πλὴν μοναρχίαν φημὶ καὶ ὀλίγων ἀρχὴν καὶ πολλῶν, εἶναι τρεῖς ταύτας ἡμῖν λεγομένας τοῦ νῦν ἐπικεχυμένου λόγου κατʼ ἀρχάς. ΝΕ. ΣΩ. ἦσαν γὰρ οὖν. ΞΕ. ταύτας τοίνυν δίχα τέμνοντες μίαν ἑκάστην ἓξ ποιῶμεν, τὴν ὀρθὴν χωρὶς ἀποκρίναντες τούτων ἑβδόμην. ΝΕ. ΣΩ. πῶς; ΞΕ. ἐκ μὲν τῆς μοναρχίας βασιλικὴν καὶ τυραννικήν, ἐκ δʼ αὖ τῶν μὴ πολλῶν τήν τε εὐώνυμον ἔφαμεν εἶναι ἀριστοκρατίαν καὶ ὀλιγαρχίαν· ἐκ δʼ αὖ τῶν πολλῶν τότε μὲν ἁπλῆν ἐπονομάζοντες ἐτίθεμεν δημοκρατίαν, νῦν δʼ αὖ καὶ ταύτην ἡμῖν θετέον ἐστὶ διπλῆν. ΝΕ. ΣΩ. πῶς δή; καὶ τίνι διαιροῦντες ταύτην; ΞΕ. οὐδὲν διαφέροντι τῶν ἄλλων, οὐδʼ εἰ τοὔνομα ἤδη διπλοῦν ἐστι ταύτης· ἀλλὰ τό γε κατὰ νόμους ἄρχειν καὶ παρανόμως ἔστι καὶ ταύτῃ καὶ ταῖς ἄλλαις. ΝΕ. ΣΩ. ἔστι γὰρ οὖν. ΞΕ. τότε μὲν τοίνυν τὴν ὀρθὴν ζητοῦσι τοῦτο τὸ τμῆμα οὐκ ἦν χρήσιμον, ὡς ἐν τοῖς πρόσθεν ἀπεδείξαμεν· ἐπειδὴ δὲ ἐξείλομεν ἐκείνην, τὰς δʼ ἄλλας ἔθεμεν ἀναγκαίας, ἐν ταύταις δὴ τὸ παράνομον καὶ ἔννομον ἑκάστην διχοτομεῖ τούτων. ΝΕ. ΣΩ. ἔοικεν τούτου νῦν ῥηθέντος τοῦ λόγου. ΞΕ. μοναρχία τοίνυν ζευχθεῖσα μὲν ἐν γράμμασιν ἀγαθοῖς, οὓς νόμους λέγομεν, ἀρίστη πασῶν τῶν ἕξ· ἄνομος δὲ χαλεπὴ καὶ βαρυτάτη συνοικῆσαι.
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-statesman-en
Str. Can we wonder, then, Socrates, at all the evils that arise and are destined to arise in such kinds of government, when they are based upon such a foundation, and must conduct their affairs in accordance with written laws and with customs, without knowledge? For every one can see that any other art built upon such a foundation would ruin all its works that are so produced. Ought we not rather to wonder at the stability that inheres in the state? For states have labored under such conditions for countless ages, nevertheless some of them are lasting and are not overthrown. Many, to be sure, like ships that founder at sea, are destroyed, have been destroyed, and will be destroyed hereafter, through the worthlessness of their captains and crews who have the greatest ignorance of the greatest things, men who have no knowledge of statesmanship, but think they have in every respect most perfect knowledge of this above all other sciences. Y. Soc. Very true. Str. Is it, then, our duty to see which of these not right forms of government is the least difficult to live with, though all are difficult, and which is the most oppressive, although this is somewhat aside from the subject we had proposed for ourselves? On the whole, however, perhaps all of us have some such motive in mind in all that we are doing. Y. Soc. Yes, it is our duty, of course. Str. Well then, you may say that of the three forms, the same is both the hardest and the easiest. Y. Soc. What do you mean? Str. Just this: I mean that there are three forms of government, as we said at the beginning of the discussion which has now flowed in upon us - monarchy, the rule of the few, and the rule of the many. Y. Soc. Yes, there were those three. Str. Let us, then, by dividing each of these into two parts, make six, and by distinguishing the right government from these, a seventh. Y. Soc. How shall we make the division? Str. We said that monarchy comprised royalty and tyranny, and the rule of the few comprised aristocracy, which has a name of good omen, and oligarchy; but to the rule of the many we gave then only a single name, democracy; now, however, that also must be divided. Y. Soc. How? On what principle shall we divide that? Str. On the same that we used for the others, though the name of this form is already twofold in meaning. At any rate, the distinction between ruling according to law and without law applies alike to this and the rest. Y. Soc. Yes, it does. Str. Before, when we were in search of the right government, this division was of no use, as we showed at the time but now that we have set that apart and have decided that the others are the only available forms of government, the principle of lawfulness and lawlessness bisects each of them. Y. Soc. So it seems, from what has been said. Str. Monarchy, then, when bound by good written rules, which we call laws, is the best of all the six; but without law it is hard and most oppressive to live with.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
L’Étr. Pouvons-nous donc nous étonner, Socrate, de tous les maux qui naissent et sont destinés à naître dans de tels genres de gouvernement, dès lors qu’ils reposent sur un tel fondement et doivent conduire leurs affaires conformément à des lois écrites et à des coutumes, sans connaissance ? Car chacun peut voir que tout autre art bâti sur un tel fondement ruinerait toutes les œuvres ainsi produites. Ne devrions-nous pas plutôt nous étonner de la stabilité inhérente à la cité ? En effet, les cités ont peiné dans de telles conditions pendant d’innombrables générations. Néanmoins, certaines d’entre elles perdurent et ne sont pas renversées. Beaucoup, certes, comme des navires qui sombrent en mer, sont détruites, ont été détruites et seront encore détruites à l’avenir, du fait de la nullité de leurs capitaines et de leurs équipages, qui manifestent la plus grande ignorance des choses les plus grandes. Ces hommes ne possèdent aucune connaissance de l’art politique, mais pensent connaître en tous points cette science, plus parfaitement encore que toutes les autres.
Le jeune Soc. C’est très vrai.
L’Étr. Est-il donc de notre devoir de voir laquelle de ces formes incorrectes de gouvernement est la moins pénible à supporter, bien qu’elles le soient toutes, et laquelle est la plus oppressive, quoique cela s’écarte quelque peu du sujet que nous nous étions proposé ? Dans l’ensemble, cependant, peut-être avons-nous tous à l’esprit un motif de ce genre dans tout ce que nous faisons.
Le jeune Soc. Oui, c’est bien sûr notre devoir.
L’Étr. Eh bien, tu peux dire que, des trois formes, la même est à la fois la plus dure et la plus facile.
Le jeune Soc. Que veux-tu dire ?
L’Étr. Seulement ceci : je veux dire qu’il existe trois formes de gouvernement, comme nous l’avons dit au commencement de la discussion qui vient maintenant de nous envahir, la monarchie, le gouvernement du petit nombre et le gouvernement du grand nombre.
Le jeune Soc. Oui, il y avait ces trois formes.
L’Étr. Divisons donc chacune d’elles en deux parties pour en faire six et, en distinguant de celles-ci le gouvernement correct, un septième.
Le jeune Soc. Comment effectuerons-nous cette division ?
L’Étr. Nous avons dit que la monarchie comprenait la royauté et la tyrannie, et que le gouvernement du petit nombre comprenait l’aristocratie, dont le nom est de bon augure, et l’oligarchie. Mais nous n’avons alors donné qu’un seul nom au gouvernement du grand nombre, celui de démocratie. À présent, il faut aussi le diviser.
Le jeune Soc. Comment ? Selon quel principe le diviserons-nous ?
L’Étr. Selon le même principe que nous avons employé pour les autres, bien que le nom de cette forme ait déjà une double signification. Quoi qu’il en soit, la distinction entre le gouvernement conforme à la loi et celui qui est sans loi s’applique aussi bien à cette forme qu’aux autres.
Le jeune Soc. Oui, elle s’y applique.
L’Étr. Auparavant, lorsque nous cherchions le gouvernement correct, cette division n’était d’aucune utilité, comme nous l’avons montré alors. Mais maintenant que nous avons mis celui-ci à part et décidé que les autres sont les seules formes de gouvernement disponibles, le principe de la légalité et de l’illégalité divise chacune d’elles en deux.
Le jeune Soc. C’est ce qui semble découler de ce qui a été dit.
L’Étr. Ainsi, la monarchie, lorsqu’elle est liée par de bonnes règles écrites que nous appelons lois, est la meilleure des six. Mais sans loi, elle est pénible et la plus oppressive à supporter.
Concepts de ce passage
Bienfait
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Soin de l’âme
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Démocratie
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Dialectique
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Devoir
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Éther et champ
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Formes intelligibles
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Sagesse humaine
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Justice
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Loi
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