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Platon

Timée Passage 87

Passage 71 sur 76

Référence canonique 87

Grec ancien

perseus-plato-timaeus-grc

ΤΙ. ὅτου γὰρ ἂν ἢ τῶν ὀξέων καὶ τῶν ἁλυκῶν φλεγμάτων καὶ ὅσοι πικροὶ καὶ χολώδεις χυμοὶ κατὰ τὸ σῶμα πλανηθέντες ἔξω μὲν μὴ λάβωσιν ἀναπνοήν, ἐντὸς δὲ εἱλλόμενοι τὴν ἀφʼ αὑτῶν ἀτμίδα τῇ τῆς ψυχῆς φορᾷ συμμείξαντες ἀνακερασθῶσι, παντοδαπὰ νοσήματα ψυχῆς ἐμποιοῦσι μᾶλλον καὶ ἧττον καὶ ἐλάττω καὶ πλείω, πρός τε τοὺς τρεῖς τόπους ἐνεχθέντα τῆς ψυχῆς, πρὸς ὃν ἂν ἕκαστʼ αὐτῶν προσπίπτῃ, ποικίλλει μὲν εἴδη δυσκολίας καὶ δυσθυμίας παντοδαπά, ποικίλλει δὲ θρασύτητός τε καὶ δειλίας, ἔτι δὲ λήθης ἅμα καὶ δυσμαθίας. πρὸς δὲ τούτοις, ὅταν οὕτως κακῶς παγέντων πολιτεῖαι κακαὶ καὶ λόγοι κατὰ πόλεις ἰδίᾳ τε καὶ δημοσίᾳ λεχθῶσιν, ἔτι δὲ μαθήματα μηδαμῇ τούτων ἰατικὰ ἐκ νέων μανθάνηται, ταύτῃ κακοὶ πάντες οἱ κακοὶ διὰ δύο ἀκουσιώτατα γιγνόμεθα· ὧν αἰτιατέον μὲν τοὺς φυτεύοντας ἀεὶ τῶν φυτευομένων μᾶλλον καὶ τοὺς τρέφοντας τῶν τρεφομένων, προθυμητέον μήν, ὅπῃ τις δύναται, καὶ διὰ τροφῆς καὶ διʼ ἐπιτηδευμάτων μαθημάτων τε φυγεῖν μὲν κακίαν, τοὐναντίον δὲ ἑλεῖν. ταῦτα μὲν οὖν δὴ τρόπος ἄλλος λόγων. τὸ δὲ τούτων ἀντίστροφον αὖ, τὸ περὶ τὰς τῶν σωμάτων καὶ διανοήσεων θεραπείας αἷς αἰτίαις σῴζεται, πάλιν εἰκὸς καὶ πρέπον ἀνταποδοῦναι· δικαιότερον γὰρ τῶν ἀγαθῶν πέρι μᾶλλον ἢ τῶν κακῶν ἴσχειν λόγον. πᾶν δὴ τὸ ἀγαθὸν καλόν, τὸ δὲ καλὸν οὐκ ἄμετρον· καὶ ζῷον οὖν τὸ τοιοῦτον ἐσόμενον σύμμετρον θετέον. συμμετριῶν δὲ τὰ μὲν σμικρὰ διαισθανόμενοι συλλογιζόμεθα, τὰ δὲ κυριώτατα καὶ μέγιστα ἀλογίστως ἔχομεν. πρὸς γὰρ ὑγιείας καὶ νόσους ἀρετάς τε καὶ κακίας οὐδεμία συμμετρία καὶ ἀμετρία μείζων ἢ ψυχῆς αὐτῆς πρὸς σῶμα αὐτό· ὧν οὐδὲν σκοποῦμεν οὐδʼ ἐννοοῦμεν, ὅτι ψυχὴν ἰσχυρὰν καὶ πάντῃ μεγάλην ἀσθενέστερον καὶ ἔλαττον εἶδος ὅταν ὀχῇ, καὶ ὅταν αὖ τοὐναντίον συμπαγῆτον τούτω, οὐ καλὸν ὅλον τὸ ζῷον - ἀσύμμετρον γὰρ ταῖς μεγίσταις συμμετρίαις - τὸ δὲ ἐναντίως ἔχον πάντων θεαμάτων τῷ δυναμένῳ καθορᾶν κάλλιστον καὶ ἐρασμιώτατον. οἷον οὖν ὑπερσκελὲς ἢ καί τινα ἑτέραν ὑπέρεξιν ἄμετρον ἑαυτῷ τι σῶμα ὂν ἅμα μὲν αἰσχρόν, ἅμα δʼ ἐν τῇ κοινωνίᾳ τῶν πόνων πολλοὺς μὲν κόπους, πολλὰ δὲ σπάσματα καὶ διὰ τὴν παραφορότητα πτώματα παρέχον μυρίων κακῶν αἴτιον ἑαυτῷ,

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-timaeus-en

Tim. For whenever the humors which arise from acid and saline phlegms, and all humors that are bitter and bilious wander through the body and find no external vent but are confined within, and mingle their vapor with the movement of the soul and are blended therewith, they implant diseases of the soul of all kinds, varying in intensity and in extent; and as these humors penetrate to the three regions of the Soul, according to the region which they severally attack, they give rise to all varieties of bad temper and bad spirits, and they give rise to all manner of rashness and cowardice, and of forgetfulness also, as well as of stupidity. Furthermore, when, with men in such an evil condition, the political administration also is evil, and the speech in the cities, both public and private, is evil; and when, moreover, no lessons that would cure these evils are anywhere learnt from childhood, - thus it comes to pass that all of us who are wicked become wicked owing to two quite involuntary causes. And for these we must always blame the begetters more than the begotten, and the nurses more than the nurslings; yet each man must endeavor, as best he can, by means of nurture and by his pursuits and studies to flee the evil and to pursue the good. This, however, forms a separate subject of discussion. Again, it is reasonable and proper to set forth in turn the subject complementary to the foregoing, namely the remedial treatment of body and mind, and the causes which conserve this. For what is good merits description more than what is evil. All that is good is fair, and the fair is not void of due measure; wherefore also the living creature that is to be fair must be symmetrical. Of symmetries we distinguish and reason about such as are small, but of the most important and the greatest we have no rational comprehension. For with respect to health and disease, virtue and vice, there is no symmetry or want of symmetry greater than that which exists between the soul itself and the body itself. But as regards these, we wholly fail to perceive or reflect that, whenever a weaker and inferior type of body is the vehicle of a soul that is strong and in all ways great, - or conversely, when each of these two is of the opposite kind, - then the creature as a whole is not fair, seeing that it is unsymmetrical in respect of the greatest of symmetries; whereas a creature in the opposite condition is of all sights, for him who has eyes to see, the fairest and most admirable. A body, for example, which is too long in the legs, or otherwise disproportioned owing to some excess, is not only ugly, but, when joint effort is required, it is also the source of much fatigue and many sprains and falls by reason of its clumsy motion, whereby it causes itself countless evils.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Tim. Car toutes les fois que les humeurs issues des phlegmes acides et salés, ainsi que toutes les humeurs amères et bilieuses, errent à travers le corps sans trouver d’issue au-dehors, mais demeurent enfermées à l’intérieur, qu’elles mêlent leur vapeur au mouvement de l’âme et se confondent avec lui, elles implantent dans l’âme des maladies de toute sorte, qui diffèrent par leur intensité et leur étendue. Et comme ces humeurs pénètrent dans les trois régions de l’âme, elles donnent naissance, selon la région qu’elles attaquent respectivement, à toutes les variétés de mauvaise humeur et d’abattement, ainsi qu’à toutes les formes de témérité et de lâcheté, sans oublier l’oubli et la stupidité.

En outre, lorsque, chez des hommes qui se trouvent dans un si mauvais état, l’administration politique est elle aussi mauvaise, que les discours tenus dans les cités, tant en public qu’en privé, sont mauvais, et que, de surcroît, on n’apprend nulle part dès l’enfance les leçons qui pourraient guérir ces maux, il arrive ainsi que tous ceux d’entre nous qui sont méchants le deviennent sous l’effet de deux causes entièrement involontaires. Il faut toujours en accuser les géniteurs plutôt que ceux qu’ils ont engendrés, et ceux qui élèvent plutôt que ceux qui sont élevés. Pourtant, chacun doit s’efforcer, autant qu’il le peut, de fuir le mal et de poursuivre le bien par l’éducation, ses occupations et ses études. Mais cela constitue un sujet distinct.

Il est maintenant raisonnable et convenable d’exposer à son tour le sujet qui complète ce qui précède, à savoir le traitement curatif du corps et de l’esprit, ainsi que les causes qui les conservent. Car le bien mérite davantage d’être décrit que le mal. Tout ce qui est bon est beau, et le beau n’est pas dépourvu de juste mesure; aussi l’être vivant qui doit être beau doit-il être bien proportionné. Parmi les proportions, nous distinguons celles qui sont petites et raisonnons à leur sujet, mais nous n’avons aucune compréhension rationnelle des plus importantes et des plus grandes. Car, en ce qui concerne la santé et la maladie, la vertu et le vice, il n’existe pas de proportion ou de disproportion plus grande que celle qui règne entre l’âme elle-même et le corps lui-même. Mais, à cet égard, nous ne percevons ni ne considérons aucunement que, lorsqu’un corps d’un type plus faible et inférieur sert de véhicule à une âme forte et grande à tous égards, ou, inversement, lorsque chacun de ces deux éléments est de la nature opposée, l’être vivant tout entier n’est pas beau, puisqu’il est disproportionné dans la plus grande des proportions. L’être vivant qui se trouve dans l’état contraire est, pour qui a des yeux pour voir, le plus beau et le plus admirable de tous les spectacles. Un corps, par exemple, dont les jambes sont trop longues, ou qui est autrement disproportionné par quelque excès, n’est pas seulement laid. Lorsqu’un effort conjoint est requis, il est aussi la source de beaucoup de fatigue, de nombreuses entorses et de nombreuses chutes, en raison de la maladresse de ses mouvements, et se cause ainsi d’innombrables maux.

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