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Plutarque

Des notions communes contre les stoïciens Section 43

Section 43 sur 50

Référence canonique 43

Grec ancien

ΔΙΑΔΟΥΜ. καὶ μὴν αὐτοί γε σχέτλια ποιεῖν τὸν Ἐπίκουρον λέγουσι καὶ βιάζεσθαι τὰς ἐννοίας, ἰσοταχῶς τὰ σώματα κινοῦντα καὶ μηδὲν ἀπολείποντα μηδενὸς ταχύτερον. πολλῷ δὲ τούτου σχετλιώτερόν ἐστι καὶ μᾶλλον ἀπήρτηται τῶν ἐννοιῶν τὸ μηδὲν ὑπὸ μηδενὸς περικαταλαμβάνεσθαι, μηδʼ εἰ χελώνην τὸ τοῦ λόγου φασὶ μετόπισθε διώκοι Ἀδρήστου ταχὺς ἵππος. ἀνάγκη δὲ τοῦτο συμβαίνειν, τῶν μὲν κινουμένων κατὰ τὸ πρότερον καὶ τὸ ὕστερον, τῶν δὲ διαστημάτων, ἃ διεξίασιν, εἰς ἄπειρον ὄντων μεριστῶν, ὥσπερ ἀξιοῦσιν οὗτοι. εἰ γὰρ φθαίη πλέθρῳ μόνον ἡ χελώνη τὸν ἵππον, οἱ τοῦτο μὲν εἰς ἄπειρον τέμνοντες ἑκάτερα δὲ κινοῦντες κατὰ τὸ πρότερον καὶ τὸ ὕστερον, οὐδέποτε τῷ βραδυτάτῳ προσάξουσι τὸ τάχιστον, ἀεί τι διάστημα τοῦ βραδυτέρου προλαμβάνοντος εἰς ἄπειρα διαστήματα μεριζόμενον. τὸ δʼ ἔκ τινος φιάλης ἢ κύλικος ὕδατος ἐκχεομένου μηδέποτε πᾶν ἐκχυθήσεσθαι πῶς οὐ παρὰ τὴν ἔννοιάν ἐστιν, ἢ πῶς οὐχ ἑπόμενον οἷς οὗτοι λέγουσι; τὴν γὰρ κατὰ τὸ πρότερον τῶν εἰς ἄπειρον μεριστῶν κίνησιν οὐκ ἄν τις νοήσειε τὸ πᾶν διανύουσαν, ἀλλʼ ἀεί τι μεριστὸν ὑπολείπουσα ποιήσει πᾶσαν μὲν ἔκχυσιν πᾶσαν δʼ ὀλίσθησιν καὶ ῥύσιν ὑγροῦ καὶ φορὰν στερεοῦ καὶ βάρους μεθειμένου πτῶσιν ἀσυντέλεστον.

Anglais

Samuel White, 1874

DIADUMENUS. Now they indeed say, that Epicurus does intolerable things and violates the conceptions, in moving all bodies with equal celerity, and admitting none of them to be swifter than another. And yet it is much more intolerable and farther remote from sense, that nothing can be overtaken by another: Not though Adrastus’s swift-footed steed Should chase the tortoise slow, as the proverb has it. Now this must of necessity fall out, if things move according to prius and posterius, and the intervals through which they pass are (as these men’s tenet is) divisible in infinitum; for if the tortoise is but a furlong before the horse, they who divide this furlong in infinitum, and move them both according to prius and posterius, will never bring the swiftest to the slowest; the slower always adding some interval divisible into infinite spaces. Now to affirm that, water being poured from a bowl or cup, it will never be all poured out, is it not both against common sense, and a consequence of what these men say? For no man can understand the motion according to prius of things infinitely divisible to be consummated; but leaving always somewhat divisible, it will make all the effusion, all the running and flux of a liquid, motion of a solid, and fall of an heavy thing imperfect.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13

DIADUMÈNE. Ils disent certes qu’Épicure commet des énormités intolérables et viole les notions communes lorsqu’il fait mouvoir tous les corps avec une célérité égale et n’admet pas que l’un soit plus rapide qu’un autre. Il est pourtant beaucoup plus intolérable et plus éloigné du sens que rien ne puisse être rattrapé par autre chose :

Même si le coursier aux pieds rapides d’Adraste
Poursuivait la lente tortue,

comme le dit le proverbe. Or cela doit nécessairement arriver si les choses se meuvent selon l’antérieur et le postérieur, et si les intervalles qu’elles parcourent sont, conformément à la doctrine de ces hommes, divisibles à l’infini. Car, la tortue n’aurait-elle qu’un stade d’avance sur le cheval, ceux qui divisent ce stade à l’infini et font mouvoir les deux selon l’antérieur et le postérieur ne feront jamais rejoindre le plus rapide au plus lent, puisque le plus lent ajoutera toujours quelque intervalle divisible en une infinité d’espaces. Affirmer encore que, lorsqu’on verse de l’eau d’un bol ou d’une coupe, elle ne sera jamais entièrement versée, n’est-ce pas à la fois contraire au sens commun et une conséquence de ce qu’ils disent ? Car nul ne peut concevoir que le mouvement selon l’antérieur de choses divisibles à l’infini s’achève ; laissant toujours quelque chose de divisible, il rendra imparfaits tout écoulement, toute course et tout flux d’un liquide, tout mouvement d’un solide et toute chute d’un corps pesant.

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