Passage potentiellement protégé En consultant ce texte, vous reconnaissez disposer du droit de l’utiliser à titre personnel et éducatif. Ne reproduisez pas son contenu. Si ce livre vous accompagne, achetez-le pour soutenir l’auteur ou ses ayants droit.

Plutarque

Sur le visage qui apparaît dans la Lune Section 9

Section 9 sur 30

Référence canonique 9

Grec ancien

ἀλλʼ ἥλιον μὲν ἀπλέτους μυριάδας ἀπέχειν τῆς ἄνω περιφορᾶς φατε εἶπον ὦ φίλε Ἀπολλωνίδη, καὶ φωσφόρον ἐπʼ αὐτῷ καὶ στίλβοντα καὶ τοὺς ἄλλους πλάνητας ὑφιεμένους τε τῶν ἀπλανῶν καὶ πρὸς ἀλλήλους ἐν διαστάσεσι μεγάλαις φέρεσθαι· τοῖς δὲ βαρέσι καὶ γεώδεσιν οὐδεμίαν οἴεσθε τὸν κόσμον εὐρυχωρίαν παρέχειν ἐν ἑαυτῷ καὶ διάστασιν ὁρᾶτε ὅτι γελοῖόν ἐστιν, εἰ γῆν οὐ φήσομεν εἶναι τὴν σελήνην, ὅτι τῆς κάτω χώρας ἀφέστηκεν, ἄστρον δὲ φήσομεν, ὁρῶντες ἀπωσμένην τῆς ἄνω περιφορᾶς μυριάσι σταδίων τοσαύταις καὶ ὥσπερ εἰς βυθόν τινα καταδεδυκυῖαν τῶν μὲν γʼ ἄστρων κατωτέρω τοσοῦτὸν ἐστιν, ὅσον οὐκ ἄν τις εἴποι μέτρον, ἀλλʼ ἐπιλείπουσιν ὑμᾶς τοὺς μαθηματικοὺς ἐκλογιζομένους οἱ ἀριθμοί, τῆς δὲ γῆς τρόπον τινὰ ψαύει καὶ περιφερομένη πλησίον ἅρματος ὥσπερ ἂν ἴχνος ἑλίσσεται φησὶν Ἐμπεδοκλῆς ἥ τε περὶ ἄκραν οὐδὲ γὰρ τὴν σκιὰν αὐτῆς; ὑπερβάλλει πολλάκις ἐπὶ μικρὸν αἰρομένην τῷ παμμέγεθες εἶναι τὸ φωτίζον· ἀλλʼ οὕτως ἔοικεν ἐν χρῷ καὶ σχεδὸν ἐν ἀγκάλαις τῆς γῆς περιπολεῖν, ὥστʼ ἀντιφράττεσθαι πρὸς τὸν ἥλιον ὑπʼ αὐτῆς, μὴ ὑπεραίρουσα τὸν σκιερὸν καὶ χθόνιον καὶ νυκτέριον τοῦτον τόπον, ὃς γῆς κλῆρός ἐστι. διὸ λεκτέον οἶμαι θαρροῦντας ἐν τοῖς τῆς γῆς ὅροις εἶναι τὴν σελήνην ὑπὸ τῶν ἄκρων αὐτῆς ἐπιπροσθουμένην.

Anglais

A. G., 1874

But you mathematicians, friend Apollonides, say that the sun is distant from our upper sphere infinite thousands of miles, and after him the day-star or Venus, Mercury, and other planets, which being situated under the fixed stars, and separated from one another by great intervals, make their revolutions; and in the mean time you think that the world affords not to heavy and terrestrial bodies any great and large place or distance one from another. You plainly see, it would be ridiculous, if we should deny the moon to be earth because it is not seated in the lowest region of the world, and yet affirm it to be a star, though so many thousands of miles remote from the upper firmanent, as if it were plunged into some deep gulf. For she is so low before all other stars, that the measure of the distances cannot be expressed, and you mathematicians want numbers to compute and reckon it; but she in a manner touches the earth, making her revolution so near the tops of the mountains, that she seems, as Empedocles has it, to leave even the very tracks of her chariot-wheels behind her. For oftentimes she surpasses not the shadow of the earth, which is very short through the excessive greatness of the sun that shines upon it, but seems to turn so near the superficies, and (as one may say) between the arms and in the bosom of the earth, that it withholds from her the light of the sun, because she mounts that shady, earthly, and nocturnal region which is the lot and inheritance of the earth. And therefore I am of opinion, we may boldly say that the moon is within the limits and confines of the earth, seeing she is even darkened by the summits of its mountains.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13

Mais vous, mathématiciens, mon cher Apollonidès, vous dites que le Soleil est éloigné de notre sphère supérieure d’une infinité de milliers de milles et qu’après lui l’étoile du matin, ou Vénus, Mercure et les autres planètes, situées sous les étoiles fixes et séparées les unes des autres par de grands intervalles, accomplissent leurs révolutions. En même temps, vous pensez que le monde n’accorde aux corps lourds et terrestres aucun lieu vaste ni aucune grande distance qui les sépare. Vous voyez clairement qu’il serait ridicule de nier que la Lune soit une terre parce qu’elle n’est pas placée dans la région la plus basse du monde, tout en affirmant qu’elle est un astre quoique éloignée de tant de milliers de milles du firmament supérieur, comme si elle était plongée dans quelque profond abîme. Car elle se trouve si bas par rapport à tous les autres astres que la mesure des distances ne peut être exprimée et que vous, mathématiciens, manquez de nombres pour la calculer et la compter. Mais elle touche pour ainsi dire la Terre, accomplissant sa révolution si près du sommet des montagnes qu’elle semble, comme le dit Empédocle, laisser derrière elle les traces mêmes des roues de son char. Souvent, en effet, elle ne dépasse pas l’ombre de la Terre, qui est très courte en raison de la grandeur excessive du Soleil qui l’éclaire. Elle semble tourner si près de la surface et, pour ainsi dire, entre les bras et dans le sein de la Terre, que celle-ci la prive de la lumière du Soleil lorsqu’elle pénètre dans cette région ombreuse, terrestre et nocturne qui constitue le lot et l’héritage de la Terre. Je suis donc d’avis que nous pouvons affirmer hardiment que la Lune se trouve dans les limites et les confins de la Terre, puisqu’elle est même obscurcie par les sommets de ses montagnes.

Concepts de ce passage

Avant de lire

Ce que vous allez apprendre

Voir la fiche complète