# Des contradictions des stoïciens

- Identifiant : `plutarch.stoic_self_contradictions`
- Auteur : Plutarque
- URL canonique : https://prokopton42.com/fr/ouvrages/plutarch/stoic-self-contradictions/reference-25/
- Empreinte : `238cac0cb6f177915dd1ec54bd391d38021b82e3f7f1a111f4ad748bdc3304d3`

## Passage 25

### Grec ancien

τὴν ἐπιχαιρεκακίαν ὅπου μὲν ἀνύπαρκτον εἶναί φησιν ἐπεὶ τῶν μὲν ἀστείων οὐδεὶς ἐπʼ ἀλλοτρίοις κακοῖς χαίρει, τῶν δὲ φαύλων οὐδεὶς χαίρει τὸ παράπαν ἐν δὲ τῷ δευτέρῳ περὶ Ἀγαθοῦ τὸν φθόνον ἐξηγησάμενος ὅτι λύπη ἐστὶν ἐπʼ ἀλλοτρίοις ἀγαθοῖς, ὡς δήποτε, βουλομένων ταπεινοῦν τοὺς πλησίον, ὅπως ὑπερέχωσιν αὐτοί, συνάπτει τὰ τῆς ἐπιχαιρεκακίας· ταύτῃ δὲ συνεχὴς ἡ ἐπιχαιρεκακία γίγνεται, ταπεινοὺς βουλομένων εἶναι τοὺς πλησίον διὰ τὰς ὁμοίας αἰτίας, καθʼ ἑτέρας δὲ φυσικὰς φορὰς ἐκτρεπομένων, ὁ ἔλεος γίγνεται. δῆλος γάρ ἐστὶν ἐνταῦθα τὴν ἐπιχαιρεκακίαν ὑπαρκτὴν ὥσπερ τὸν φθόνον καὶ τὸν ἔλεον ἀπολιπών, ἣν ἐν ἑτέροις ἀνύπαρκτον εἶναί φησιν ὥσπερ τὴν μισοπονηρίαν καὶ τὴν αἰσχροκέρδειαν.

### Anglais

In one place he says, that the vice called Ἐπιχαιρεκακία , or the rejoicing at other men’s harms, has no being; since no good man ever rejoiced at another’s evils. But in his Second Book of Good, having declared envy to be a sorrow at other men’s good,—to wit, in such as desire the depression of their neighbors that themselves may excel,— he joins to it this rejoicing at other men’s harms, saying thus: To this is contiguous the rejoicing at other men’s harms, in such as for like causes desire to have their neighbors low; but in those that are turned according to other natural motions, is engendered mercy. For he manifestly admits the joy at other men’s harms to be subsistent, as well as envy and mercy; though in other places he affirms it to have no subsistence; as he does also the hatred of wickedness, and the desire of dishonest gain.

### Français

En un endroit, il dit que le vice appelé Ἐπιχαιρεκακία, ou joie causée par les malheurs d’autrui, n’a pas d’existence, puisque nul homme de bien ne s’est jamais réjoui des maux d’un autre. Mais, dans son deuxième livre sur le Bien, après avoir déclaré que l’envie est une tristesse causée par le bien d’autrui, à savoir chez ceux qui désirent l’abaissement de leurs voisins afin d’exceller eux-mêmes, il lui associe cette joie causée par les malheurs d’autrui, disant ceci : « À cela est contiguë la joie causée par les malheurs d’autrui, chez ceux qui, pour des causes semblables, désirent voir leurs voisins abaissés; mais chez ceux qui sont mus par d’autres mouvements naturels naît la pitié. » Car il admet manifestement que la joie causée par les malheurs d’autrui possède une existence, tout comme l’envie et la pitié, bien qu’il affirme en d’autres endroits qu’elle n’en a aucune, comme il le dit également de la haine de la méchanceté et du désir d’un gain déshonnête.

