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Plutarque

Propos de table Section 4

Section 22 sur 260

Référence canonique 1.6.4

Grec ancien

τῶν δὲ Δρούσῳ τῷ Τιβερίου Καίσαρος υἱῷ συμβιούντων ὁ πάντας ἐν τῷ πίνειν προτρεπόμενος ἰατρὸς ἑάλω τῶν πικρῶν ἀμυγδαλῶν πέντʼ ἢ ἓξ ἑκάστοτε προλαμβάνων ἕνεκα τοῦ μὴ μεθύσκεσθαι· κωλυθεὶς δὲ καὶ παραφυλαχθεὶς οὐδʼ ἐπὶ μικρὸν ἀντέσχεν. ἔνιοι μὲν οὖν ᾤοντο τὰς ἀμυγδαλίδας δηκτικόν τι καὶ ῥυπτικὸν ἔχειν τῆς σαρκός, ὥστε καὶ τῶν προσώπων τὰς ἐφηλίδας ἐξαιρεῖν· ὅταν οὖν προληφθῶσι, τῇ πικρότητι τοὺς πόρους ἀμύσσειν καὶ δηγμὸν ἐμποιεῖν, ὑφʼ οὗ τὸ ὑγρὸν κατασπῶσιν ἀπὸ τῆς κεφαλῆς διατμιζόμενον. ἡμῖν δὲ μᾶλλον ἡ τῆς πικρότητος ἐδόκει δύναμις ἀναξηραντικὴ καὶ δάπανος ὑγρῶν εἶναι· διὸ τῇ γεύσει πάντων ἐστὶ τῶν χυλῶν ὁ πικρὸς ἀηδέστατος· τὰ γὰρ φλέβια τῆς γλώττης, ὡς ὁ Πλάτων φησί, μαλακὰ καὶ νοτερὰ ὄντα, συντείνει παρὰ φύσιν ἡ τῆς ξηρότητος δύναμις , ἐκτηκομένων τῶν ὑγρῶν. καὶ τὰ ἕλκη τοῖς πικροῖς ἀπισχναίνουσι φαρμάκοις, ὡς ὁ ποιητής φησιν ἐπὶ δὲ ῥίζαν βάλε πικρὴν χερσὶ διατρίψας ὀδυνήφατον, ἣ οἱ ἁπάσας ἔσχʼ ὀδύνας· τὸ μὲν ἕλκος ἐτέρσετο , παύσατο δʼ αἷμα. τὸ γὰρ τῇ γεύσει πικρὸν τῇ δυνάμει ξηραντικὸν ὀρθῶς προσηγόρευσε. φαίνεται δὲ καὶ τὰ διαπάσματα τῶν γυμνικῶν , οἷς ἀναρπάζουσι τοὺς ἱδρῶτας, πικρὰ τῇ γύσει καὶ στυπτικὰ ὄντα σφοδρότητι τοῦ στρυφνοῦ τὸ πικρόν . οὕτως οὖν ἔφην τούτων ἐχόντων, εἰκότως ἡ τῶν ἀμυγδαλῶν πικρότης βοηθεῖ πρὸς τὸν ἄκρατον, ἀναξηραίνουσα τοῦ σώματος τὰ ἐντὸς καὶ οὐκ ἐῶσα πίμπλασθαι τὰς φλέβας, ὧν διατάσει φασὶ καὶ ταραχῇ συμβαίνει τὸ μεθύειν. τεκμήριον δὲ τοῦ λόγου μέγα τὸ συμβαῖνον περὶ τὰς ἀλώπεκας· ἂν γὰρ ἀμυγδάλας πικρὰς φαγοῦσαι μὴ ἐπιπίωσιν , ἀποθνήσκουσι τῶν ὑγρῶν ἀθρόως ἐκλειπόντων.

Anglais

Thomas Creech, 1874

Amongst the retainers to Drusus, the Emperor Tiberius’s son, there was a physician that drank down all the court; he, before he sat down, would usually take five or six bitter almonds to prevent the operation of the wine; but whenever he was forbidden that, he knocked under presently, and a single glass dozed him. Some think these almonds have a penetrating, abstersive quality, are able to cleanse the face, and clear it from the common freckles; and therefore, when they are eaten, by their bitterness vellicate and fret the pores, and by that means draw down the ascending vapors from the head. But, in my opinion, a bitter quality is a drier, and consumes moisture; and therefore a bitter taste is the most unpleasant. For, as Plato says, dryness, being an enemy to moisture, unnaturally contracts the spongy and tender nerves of the tongue. And green ulcers are usually drained by bitter injections. Thus Homer: He squeezed his herbs, and bitter juice applied; And straight the blood was stanched, the sore was dried. And he guesses well, that what is bitter to the taste is a drier. Besides, the powders women use to dry up their sweat are bitter, and by reason of that quality astringent. This then being certain, it is no wonder that the bitterness of the almonds hinders the operation of the wine, since it dries the inside of the body and keeps the veins from being overcharged; for from their distention and disturbance they say drunkenness proceeds. And this conjecture is much confirmed from that which usually happens to a fox; for if he eats bitter almonds without drinking, his moisture suddenly fails, and it is present death.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13

Parmi les familiers de Drusus, fils de l’empereur Tibère, se trouvait un médecin qui surpassait toute la cour à boire. Avant de se mettre à table, il avait coutume de manger cinq ou six amandes amères pour prévenir l’effet du vin. Mais chaque fois qu’on l’en empêchait, il s’avouait aussitôt vaincu, et une seule coupe l’assoupissait. Certains pensent que ces amandes possèdent une qualité pénétrante et détersive, qu’elles peuvent nettoyer le visage et le débarrasser des taches de rousseur ordinaires. Lorsqu’on les mange, leur amertume mord et irrite les pores, attirant ainsi vers le bas les vapeurs qui montent à la tête. Mais, à mon avis, la qualité amère est desséchante et consume l’humidité. C’est pourquoi le goût amer est le plus désagréable. Comme le dit Platon, la sécheresse, ennemie de l’humidité, contracte contre nature les nerfs spongieux et tendres de la langue. Les ulcères récents sont aussi ordinairement drainés par des injections amères. Ainsi Homère :

Il pressa ses herbes et appliqua leur suc amer ;
Aussitôt le sang s’arrêta et la plaie se sécha.

Il conjecture justement que ce qui est amer au goût possède une vertu desséchante. En outre, les poudres dont les femmes se servent pour sécher leur sueur sont amères et, en raison de cette qualité, astringentes. Cela étant certain, il n’est pas étonnant que l’amertume des amandes empêche l’action du vin, puisqu’elle dessèche l’intérieur du corps et prévient la surcharge des veines. On dit en effet que l’ivresse naît de leur distension et de leur trouble. Cette conjecture est fortement confirmée par ce qui arrive ordinairement au renard : s’il mange des amandes amères sans boire, son humidité l’abandonne soudain et la mort est immédiate.

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