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Plutarque
Propos de table Section 2
Section 110 sur 260
Référence canonique 4.6.2
Grec ancien
πάντων οὖν κελευόντων καὶ δεομένων πρῶτον μέν ἔφη τῆς μεγίστης καὶ τελειοτάτης ἑορτῆς παρʼ αὐτοῖς ὁ καιρός ἐστι καὶ ὁ τρόπος Διονύσῳ προσήκων. τὴν γὰρ λεγομένην νηστείαν ἄγοντες ἀκμάζοντι τρυγητῷ τραπέζας τε προτίθενται παντοδαπῆς ὀπώρας ὑπὸ σκηναῖς καὶ καλιάσιν ἐκ κλημάτων μάλιστα καὶ κιττοῦ διαπεπλεγμέναις· καὶ τὴν προτέραν τῆς ἑορτῆς σκηνὴν ὀνομάζουσιν. ὀλίγαις δʼ ὕστερον ἡμέραις ἄλλην ἑορτήν, οὐκ ἂν διʼ αἰνιγμάτων ἀλλʼ ἄντικρυς Βάκχου καλουμένην , τελοῦσιν. ἔστι δὲ καὶ κραδηφορία τις ἑορτὴ καὶ θυρσοφορία παρʼ αὐτοῖς, ἐν θύρσους ἔχοντες εἰς τὸ ἱερὸν εἰσίασιν . εἰσελθόντες δέ, ὅ τι δρῶσιν, οὐκ ἴσμεν· εἰκὸς δὲ βακχείαν εἶναι τὰ ποιούμενα· καὶ γὰρ σάλπιγξι μικραῖς, ὥσπερ Ἀργεῖοι τοῖς Διονυσίοις, ἀνακαλούμενοι τὸν θεὸν χρῶνται· καὶ κιθαρίζοντες ἕτεροι προΐασιν , οὓς αὐτοὶ Λευίτας προσονομάζουσιν, εἴτε παρὰ τὸν Λύσιον εἴτε μᾶλλον παρὰ τὸν Εὔιον τῆς ἐπικλήσεως γεγενημένης. οἶμαι δὲ καὶ τὴν τῶν σαββάτων ἑορτὴν μὴ παντάπασιν ἀπροσδιόνυσον εἶναι. Σάβους γὰρ καὶ νῦν ἔτι πολλοὶ τοὺς Βάκχους καλοῦσι καὶ ταύτην ἀφιᾶσι τὴν φωνὴν ὅταν ὀργιάζωσι τῷ θεῷ· βεβαίωσιν δʼ ἔστι δήπου καὶ παρὰ Δημοσθένους λαβεῖν καὶ παρὰ Μενάνδρου . καὶ οὐκ ἀπὸ τρόπου τις ἂν φαίη τοὔνομα πεποιῆσθαι πρός τινα σόβησιν , ἣ κατέχει τοὺς βακχεύοντας. αὐτοὶ δὲ τῷ λόγῳ μαρτυροῦσιν, ὅταν σάββατον τιμῶσι, μάλιστα μὲν πίνειν καὶ οἰνοῦσθαι παρακαλοῦντες ἀλλήλους· ὅταν δὲ κωλύῃ τι μεῖζον, ἀπογεύεσθαί γε πάντως ἀκράτου νομίζοντες. καὶ ταῦτα μὲν εἰκότα φαίη τις ἂν εἶναι· κατὰ κράτος δὲ τοὺς ἐναντίους πρῶτον μὲν ὁ ἀρχιερεὺς ἐλέγχει, μιτρηφόρος τε προϊὼν ἐν ταῖς ἑορταῖς καὶ νεβρίδα χρυσόπαστον ἐνημμένος, χιτῶνα δὲ ποδήρη φορῶν καὶ κοθόρνους· κώδωνες δὲ πολλοὶ κατακρέμανται τῆς ἐσθῆτος, ὑποκομποῦντες ἐν τῷ βαδίζειν, ὡς καὶ παρʼ ἡμῖν· ψόφοις δὲ χρῶνται περὶ τὰ νυκτέλια , καὶ χαλκοκρότους τὰς τοῦ θεοῦ τιθήνας προσαγορεύουσι· καὶ ὁ δεικνύμενος ἐν τοῖς ἐναντίοις τοῦ νεὼ θύρσος ἐντετυπωμένος καὶ τύμπανα· ταῦτα γὰρ οὐδενὶ δήπουθεν ἄλλῳ θεῶν ἢ Διονύσῳ προσῆκει . ἔτι τοίνυν μέλι μὲν οὐ προσφέρουσι ταῖς ἱερουργίαις, ὅτι δοκεῖ φθείρειν τὸν οἶνον κεραννύμενον, καὶ τοῦτʼ ἦν σπονδὴ καὶ μέθυ, πρὶν ἄμπελον φανῆναι. καὶ μέχρι νῦν τῶν τε βαρβάρων οἱ μὴ ποιοῦντες οἶνον μελίτειον πίνουσιν, ὑποφαρμάσσοντες τὴν γλυκύτητα οἰνώδεσι ῥίζαις καὶ αὐστηραῖς Ἕλληνές τε νηφάλια ταὐτὰ καὶ μελίσπονδα θύουσιν, ὡς ἀντίθετον φύσιν μάλιστα τοῦ μέλιτος πρὸς τὸν οἶνον ἔχοντος, ὅτι δὲ τοῦτο νομίζουσι, κἀκεῖνο σημεῖον οὐ μικρόν ἐστι, τὸ πολλῶν τιμωριῶν οὐσῶν παρʼ αὐτοῖς μίαν εἶναι μάλιστα διαβεβλημένην, τὴν οἴνου τοὺς κολαζομένους ἀπείργουσαν, ὅσον ἂν τάξῃ χρόνον ὁ κύριος τῆς κολάσεως· τοὺς δʼ οὕτω κολα λείπει τὰ λοιπὰ τοῦ τετάρτου .
Anglais
Thomas Creech, 1874
When all the company requested and earnestly begged it of him; first of all (says he), the time and manner of the greatest and most holy solemnity of the Jews is exactly agreeable to the holy rites of Bacchus; for that which they call the Fast they celebrate in the midst of the vintage, furnishing their tables with all sorts of fruits, while they sit under tabernacles made of vines and ivy; and the day which immediately goes before this they call the day of Tabernacles. Within a few days after they celebrate another feast, not darkly but openly, dedicated to Bacchus, for they have a feast amongst them called Kradephoria, from carrying palm-trees, and Thyrsophoria, when they enter into the temple carrying thyrsi. What they do within I know not; but it is very probable that they perform the rites of Bacchus. First they have little trumpets, such as the Grecians used to have at their Bacchanalia to call upon their Gods withal. Others go before them playing upon harps, which they call Levites, whether so named from Lusius or Evius, - either word agrees with Bacchus. And I suppose that their Sabbaths have some relation to Bacchus; for even at this day many call the Bacchi by the name of Sabbi, and they make use of that word at the celebration of Bacchus’s orgies. And this may be made appear out of Demosthenes and Menander. Nor would it be absurd, were any one to say that the name Sabbath was imposed upon this feast from the agitation and excitement ( σόβησις ) which the priests of Bacchus indulged in. The Jews themselves testify no less; for when they keep the Sabbath, they invite one another to drink till they are drunk; or if they chance to be hindered by some more weighty business, it is the fashion at least to taste the wine. Some perhaps may surmise that these are mere conjectures. But there are other arguments which will clearly evince the truth of what I assert. The first may be drawn from their High-priest, who on holidays enters their temple with his mitre on, arrayed in a skin of a hind embroidered with gold, wearing buskins, and a coat hanging down to his ankles; besides, he has a great many little bells hanging at his garment which make a noise as he walks the streets. So in the nightly ceremonies of Bacchus (as the fashion is amongst us), they make use of musical instruments, and call the God’s nurses χαλκοδρυσταί . High up on the wall of their temple is a representation of the thyrsus and timbrels, which surely can belong to no other God than Bacchus. Moreover they are forbidden the use of honey in their sacrifices, because they suppose that a mixture of honey corrupts and deads the wine. And honey was used for sacrificing in former days, and with it the ancients were wont to make themselves drunk, before the vine was known. And at this day barbarous people who want wine drink metheglin, allaying the sweetness of the honey by bitter roots, much of the taste of our wine. The Greeks offered to their Gods these sober offerings or honey-offerings, as they called them, because that honey was of a nature quite contrary to wine. But this is no inconsiderable argument that Bacchus was worshipped by the Jews, in that, amongst other kinds of punishment, that was most remarkably odious by which malefactors were forbid the use of wine for so long a time as the judge was pleased to prescribe. Those thus punished
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13
Toute la compagnie le pressa et le supplia instamment de parler. « Tout d’abord, dit-il, l’époque et la manière dont les Juifs célèbrent leur plus grande et plus sainte solennité s’accordent exactement avec les rites sacrés de Bacchus. Ils célèbrent en effet ce qu’ils appellent le Jeûne au milieu des vendanges, garnissant leurs tables de toutes sortes de fruits, tandis qu’ils se tiennent sous des abris faits de sarments et de lierre. Et le jour qui précède immédiatement cette fête, ils l’appellent le jour des Tabernacles. Quelques jours plus tard, ils célèbrent une autre fête consacrée à Bacchus, non pas obscurément, mais ouvertement. Ils ont en effet une fête appelée Kradéphorie, parce qu’on y porte des palmes, et une Thyrsophorie, durant laquelle ils entrent dans le temple en portant des thyrses. Ce qu’ils font à l’intérieur, je l’ignore, mais il est très probable qu’ils y accomplissent les rites de Bacchus. D’abord, ils ont de petites trompettes, semblables à celles dont les Grecs se servaient dans les Bacchanales pour invoquer leurs dieux. D’autres marchent devant eux en jouant de la harpe. Ils les appellent Lévites, soit d’après Lusius, soit d’après Évios, deux noms qui conviennent à Bacchus. Je suppose aussi que leurs sabbats ont quelque rapport avec Bacchus. Aujourd’hui encore, beaucoup appellent les Bacchants du nom de Sabbi, et ils emploient ce mot dans la célébration des orgies de Bacchus. On peut le montrer à partir de Démosthène et de Ménandre. Il ne serait pas non plus absurde de dire que le nom de sabbat fut donné à cette fête d’après l’agitation et l’excitation, σόβησις, auxquelles se livraient les prêtres de Bacchus. Les Juifs eux-mêmes ne le confirment pas moins. Lorsqu’ils observent le sabbat, ils s’invitent les uns les autres à boire jusqu’à l’ivresse. Si quelque affaire plus importante vient à les en empêcher, la coutume veut du moins qu’ils goûtent le vin. Certains supposeront peut-être qu’il ne s’agit là que de conjectures. Mais d’autres arguments établiront clairement la vérité de ce que j’affirme. Le premier peut être tiré de leur grand prêtre. Les jours de fête, il entre dans leur temple la mitre sur la tête, vêtu d’une peau de faon brodée d’or, chaussé de brodequins et portant une tunique qui lui descend jusqu’aux chevilles. De plus, quantité de petites clochettes sont suspendues à son vêtement et résonnent lorsqu’il parcourt les rues. De même, dans les cérémonies nocturnes de Bacchus, selon notre coutume, on emploie des instruments de musique et l’on appelle les nourrices du dieu χαλκοδρυσταί. Tout en haut du mur de leur temple se trouve une représentation du thyrse et des tambourins, objets qui ne sauraient assurément appartenir à aucun autre dieu que Bacchus. En outre, l’usage du miel leur est interdit dans les sacrifices, parce qu’ils supposent que le mélange de miel altère et affadit le vin. Or on employait autrefois le miel dans les sacrifices, et les anciens avaient coutume de s’enivrer avec lui avant que la vigne ne fût connue. Aujourd’hui encore, les peuples barbares qui manquent de vin boivent de l’hydromel, dont ils corrigent la douceur au moyen de racines amères, ce qui lui donne en grande partie le goût de notre vin. Les Grecs offraient à leurs dieux ces libations sobres, ou offrandes de miel comme ils les appelaient, parce que le miel est d’une nature tout à fait contraire à celle du vin. Mais voici un argument non négligeable montrant que Bacchus était adoré par les Juifs : parmi leurs différentes peines, celle qui passait pour la plus singulièrement odieuse consistait à interdire aux malfaiteurs l’usage du vin pendant toute la durée qu’il plaisait au juge de prescrire. Ceux qui sont ainsi punis
Concepts de ce passage
Colère
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Soin de l’âme
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Examen réfutatif
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Éther et champ
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Sainteté
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Li, justesse rituelle
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Jugement probable
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