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Plutarque

Propos de table Section 6

Section 155 sur 260

Référence canonique 6.8.6

Grec ancien

ἡμῖν δὲ καὶ ταῦτα μετρίως ἐδόκει λέγεσθαι, καὶ ἀπὸ τῆς ἐναντίας ἀρχῆς δυνατὸν εἶναι, μὴ πύκνωσιν ἀλλʼ ἀραίωσιν ὑποθεμένοις, διασῶσαι τὸ πιθανόν· τὸ γὰρ ἀπορρέον πνεῦμα τῆς χιόνος ἐστὶ μὲν οἷον ἀθὴρ τοῦ πάγου καὶ ψῆγμα λεπτομερέστατον, ἔχει δέ τι τομὸν καὶ διαιρετικὸν οὐ σαρκὸς μόνον ἀλλὰ καὶ ἀργυρῶν καὶ χαλκῶν ἀγγείων ὁρῶμεν γὰρ ταῦτα μὴ στέγοντα τὴν χιόνα· πνεομένη γὰρ ἀναλίσκεται καὶ τὴν ἐκτὸς ἐπιφάνειαν τοῦ ἀγγείου νοτίδος ἀναπίμπλησι λεπτῆς καὶ κρυσταλλοειδοῦς, ἣν ἀπολείπει τὸ πνεῦμα διὰ τῶν πόρων ἀδήλως ἀπερχόμενον τοῦτο δὴ τοῖς βαδίζουσι διὰ χιόνος ὀξὺ καὶ φλογοειδὲς προσπῖπτον ἐπικάειν δοκεῖ τὰ ἄκρα τῷ τέμνειν καὶ παρελθεῖν τῇ σαρκί, καθάπερ πῦρ· ὅθεν ἀραίωσις γίγνεται περὶ τὸ σῶμα πολλὴ καὶ ῥεῖ τὸ θερμὸν ἔξω διὰ τὴν ψυχρότητα τοῦ πνεύματος, καὶ περὶ τὴν ἐπιφάνειαν σβεννύμενον ἱδρῶτα δροσώδη διατμίζει καὶ λεπτόν, ὥστε τήκεσθαι καὶ ἀναλίσκεσθαι τὴν δύναμιν. ἐὰν μὲν οὖν ἡσυχάζῃ τις, οὐ πολλὴ τοῦ σώματος ἀπέρχεται θερμότης· ὅταν δὲ τὴν μὲν τροφὴν τοῦ σώματος ἡ κίνησις εἰς τὸ θερμὸν ὀξέως μεταβάλλῃ τὸ δὲ θερμὸν ἔξω φέρηται, διακρινομένης τῆς σαρκός, ἀθρόαν ἀνάγκη τῆς δυνάμεως ἐπίλειψιν γενέσθαι. ὅτι δὲ τὸ ἐκψύχεσθαι οὐ πήγνυσι μόνον ἀλλὰ καὶ τήκει τὰ σώματα, δῆλόν ἐστιν ἐν μὲν γὰρ τοῖς μεγάλοις χειμῶσιν ἀκόναι μολίβδου διατηκόμεναι τό τε τῆς ἐφιδρώσεως καὶ τὸ πολλοῖς μὴ πεινῶσι συμπίπτειν τὴν βουλιμίασιν ἀραίωσιν κατηγορεῖ μᾶλλον καὶ ῥύσιν ἢ πύκνωσιν τοῦ σώματος. ἀραιοῦνται δὲ χειμῶνος μέν, ὥσπερ εἴρηται, τῇ λεπτότητι, ἄλλως δὲ τοῦ κόπου καὶ τῆς κινήσεως ἀποξυνούσης τὴν ἐν τῷ σώματι θερμότητα · λεπτὴ γὰρ γενομένη καὶ κοπιῶσα ῥεῖ πολλὴ καὶ διασπείρεται διὰ τοῦ σώματος. τὰ δὲ μῆλα καὶ τὰς ἰσχάδας εἰκὸς ἀποπνεῖν τι τοιοῦτον, ὥστε τῶν ὑποζυγίων τὸ θερμὸν ἀπολεπτύνειν καὶ κατακερματίζειν· ἄλλα γὰρ ἄλλοις ὥσπερ ἀναλαμβάνειν καὶ καταλύεσθαι πέφυκεν.

Anglais

Thomas Creech, 1874

These things seemed to be reasonably well urged; and yet we thought that much might be said in the defence of the contrary opinion, and that it was possible enough to maintain that bulimy ariseth not from condensation but rarefication of the stomach. For the spirit which flows from the snow is nothing but the sharp point and finest scale of the congealed substance, endued with a virtue of cutting and dividing not only the flesh, but also silver and brazen vessels; for we see that these are not able to keep in the snow, for it dissolves and evaporates, and glazes over the outmost superficies of the vessels with a thin dew, not unlike to ice, which this spirit leaves as it secretly passes through the pores. Therefore this piercing spirit, like a flame, seizing upon those that travel in the snow, seems to burn their outsides, and like fire to enter and penetrate the flesh. Hence it is that the flesh is more rarefied, and the heat is extinguished by the cold spirit that lies upon the superficies of the body; therefore the body evaporates a dewy thin sweat, which melts away and decays the strength. Now if a man should sit still at such a time, there would not much heat fly out of his body. But when the motion of the body doth quickly heat the nourishment, and that heat bursts through the thin skin, there must necessarily be a great loss of strength. Now we know by experience, that cold hath a virtue not only to condense but also to loosen bodies; for in extreme cold winters pieces of lead are found to sweat. And when we see that bulimy happens where there is no hunger, we may conclude that at that time the body is rather in a fluid than condensed state. The reason that bodies are rarefied in winter is because of the subtility of the spirit; especially when the moving and tiring of the body excites the heat, which, as soon as it is subtilized and agitated, flies apace, and spreads itself through the whole body. Lastly, it is very possible that apples and dry figs exhale some such thing as this, which rarefies and attenuates the heat of the beasts; for different things have a natural tendency as well to weaken as to refresh different creatures.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13

Ces arguments parurent assez raisonnablement avancés. Nous pensions cependant qu’il y avait beaucoup à dire pour défendre l’opinion contraire, et qu’il était tout à fait possible de soutenir que la boulimie provient non de la condensation, mais de la raréfaction de l’estomac. Car l’effluve qui émane de la neige n’est rien d’autre que la pointe aiguë et la pellicule la plus fine de la substance congelée, douée du pouvoir de couper et de diviser non seulement la chair, mais encore les récipients d’argent et de bronze. Nous voyons en effet que ceux-ci ne peuvent retenir la neige, car elle se dissout, s’évapore et recouvre la surface extérieure des récipients d’une fine rosée semblable à de la glace, que cet effluve laisse derrière lui en traversant secrètement leurs pores. Ainsi, cet effluve pénétrant, semblable à une flamme, saisit ceux qui voyagent dans la neige, paraît brûler leur surface et, comme le feu, entrer dans la chair et la pénétrer. Il en résulte que la chair se raréfie davantage et que la chaleur est éteinte par l’effluve froid qui repose à la surface du corps. Le corps exhale donc une sueur ténue et humide, dont l’écoulement consume et détruit les forces. Si un homme restait alors immobile, il ne s’échapperait pas beaucoup de chaleur de son corps. Mais lorsque le mouvement du corps échauffe rapidement la nourriture, et que cette chaleur fait irruption à travers la peau amincie, il se produit nécessairement une grande perte de forces. Or l’expérience nous apprend que le froid a le pouvoir non seulement de condenser les corps, mais aussi de les relâcher, car, durant les hivers extrêmement froids, on voit des morceaux de plomb suer. Et puisque nous constatons que la boulimie survient en l’absence de faim, nous pouvons conclure qu’à ce moment le corps est plutôt dans un état fluide que condensé. Si les corps se raréfient en hiver, c’est à cause de la subtilité de l’effluve, surtout lorsque le mouvement et la fatigue du corps éveillent la chaleur qui, dès qu’elle est subtilisée et mise en agitation, s’échappe rapidement et se répand dans tout le corps. Enfin, il est fort possible que les pommes et les figues sèches exhalent quelque chose de semblable, qui raréfie et atténue la chaleur des bêtes. Car des choses différentes ont une tendance naturelle à affaiblir aussi bien qu’à ranimer des créatures différentes.

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