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Plutarque

Propos de table Section 1

Section 190 sur 260

Référence canonique 7.9.1

Grec ancien

περὶ ὧν ἔμελλον ἐκκλησιάζειν Ἀθηναῖοι λόγος ἦν παρὰ τὸ δεῖπνον, ἑστιῶντος ἡμᾶς Νικοστράτου· καί τινος εἰπόντος ὡς Περσικὸν πρᾶγμα ποιοῦμεν, ὦ ἄνδρες, βουλευόμενοι παρʼ οἶνον· τί μᾶλλον ἔφη ὁ Γλαυκίας ὑπολαβών ἢ Ἑλληνικόν; Ἕλλην μὲν γὰρ ἦν ὁ εἰπών γαστρὸς ἀπὸ πλείης βουλὴ καὶ μῆτις ἀμείνων· Ἕλληνες δὲ σὺν Ἀγαμέμνονι Τροίαν ἐπολιόρκουν, οἷς φαγοῦσι καὶ πιοῦσιν ὁ γέρων πάμπρωτον ὑφαίνειν ἤρχετο μῆτιν; ἐπʼ αὐτὸ τοῦτο τῆς κλήσεως καὶ τῶν ἀρίστων εἰσηγητὴς τῷ βασιλεῖ γενόμενος, δαίνυ δαῖτα γέρουσι, πολλῶν γάρ τοι φησίν ἀγρομένων τῷ πείσεαι, ὅς κεν ἀρίστην βουλὴν βουλεύσῃ. διὸ καὶ τὰ πλείστῃ χρησάμενα τῆς Ἑλλάδος εὐνομίᾳ γένη καὶ μάλιστα φιλοχωρήσαντα περὶ τοὺς ἀρχαίους ἐθισμοὺς,· ἐν οἴνῳ τὰς ἀρχὰς συνεῖχε. τὰ γὰρ παρὰ Κρησὶν Ἀνδρεῖα καλούμενα, παρὰ δὲ Σπαρτιάταις Φιδίτια , βουλευτηρίων ἀπορρήτων καὶ συνεδρίων ἀριστοκρατικῶν τάξιν εἶχεν, ὥσπερ οἶμαι καὶ τὸ ἐνθάδε Πρυτανεῖον καὶ Θεσμοθετεῖον οὐ πόρρω δὲ τούτων ὁ νυκτερινὸς σύλλογος παρὰ Πλάτωνι τῶν ἀρίστων καὶ πολιτικωτάτων ἀνδρῶν ἐστιν, ἐφʼ ὃν ἀναπέμπεται τὰ μέγιστα καὶ πλείστης ἄξια φροντίδος. οἱ δὲ τῷ Ἑρμῇ πυμάτῳ σπένδοντες, ὅτε μνησαίατο κοίτου, ἆρʼ οὐκ εἰς ταὐτὸ συνάγουσι τῷ οἴνῳ τὸν λόγον; ὡς γοῦν παρόντι καὶ συνεπισκοποῦντι τῷ φρονιμωτάτῳ θεῷ, πρῶτον ἀπαλλαττόμενοι προσεύχονται. οἱ δὲ πάμπαν ἀρχαῖοι ὡς οὐδὲ τοῦ Ἑρμοῦ δεόμενον τὸν Διόνυσον αὐτὸν Εὐβουλῆ καὶ τὴν νύκτα διʼ ἐκεῖνον εὐφρόνην προσεῖπον .

Anglais

Thomas Creech, 1874

AT Nicostratus’s table we discoursed of those matters which the Athenians were to debate of in their next assembly. And one of the company saying, It is the Persian fashion, sir, to debate midst your cups; And why, said Glaucias rejoining, not the Grecian fashion? For it was a Greek that said, After your belly’s full, your counsel’s best. And they were Greeks who with Agamemnon besieged Troy, to whom, whilst they were eating and drinking, Old Nestor first began a grave debate; and he himself advised the king before to call the commanders together for the same purpose: For the commanders, sir, a feast prepare, And see who counsels best, and follow him. Therefore Greece, having a great many excellent institutions, and zealously following the customs of the ancients, hath laid the foundations of her polities in wine. For the assemblies in Crete called Andria, those in Sparta called Phiditia, were secret consultations and aristocratical assemblies; such, I suppose, as the Prytaneum and Thesmothesium here at Athens. And not different from these is that night-meeting, which Plato mentions, of the best and most politic men, to which the greatest, the most considerable and puzzling matters are assigned. And those Who, when they do design to seek their rest, To Mercury their just libations pour, do they not join reason and wine together, since, when they are about to retire, they make their vows to the wisest God, as if he was present and particularly president over their actions? But the ancients indeed call Bacchus the good counsellor, as if he had no need of Mercury; and for his sake they named the night εὐφρόνη , as it were, wellminded.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13

À la table de Nicostratos, nous nous entretînmes des questions que les Athéniens devaient débattre dans leur prochaine assemblée. L’un des convives ayant dit : « Monsieur, c’est la coutume perse que de délibérer au milieu des coupes », Glaucias répliqua : « Et pourquoi ne serait-ce pas la coutume grecque ? Car c’est un Grec qui a dit :

Quand le ventre est plein, le conseil est meilleur.

Et ceux qui, avec Agamemnon, assiégèrent Troie étaient des Grecs. Tandis qu’ils mangeaient et buvaient, le vieux Nestor fut le premier à ouvrir une grave délibération. Lui-même avait auparavant conseillé au roi de réunir les chefs dans ce même dessein :

Pour les chefs, seigneur, prépare un festin,
Vois qui conseille le mieux, et suis son avis.

Ainsi la Grèce, qui possède un grand nombre d’excellentes institutions et suit avec zèle les coutumes des anciens, a posé dans le vin les fondements de ses régimes politiques. Les assemblées de Crète appelées andries et celles de Sparte appelées phidities étaient des conseils secrets et des réunions aristocratiques, semblables, je suppose, au Prytanée et au Thesmothésion d’ici, à Athènes. Et il ne diffère pas de ces assemblées, ce conseil nocturne dont parle Platon, composé des hommes les meilleurs et les plus versés dans l’art politique, auquel sont confiées les affaires les plus grandes, les plus importantes et les plus difficiles. Et ceux

Qui, lorsqu’ils se disposent à chercher le repos,
À Hermès versent les justes libations,

n’unissent-ils pas la raison et le vin ? Au moment de se retirer, ils adressent leurs vœux au dieu le plus sage, comme s’il était présent et présidait tout particulièrement à leurs actions. Mais les anciens appellent en vérité Bacchus le Bon Conseiller, comme s’il n’avait nul besoin d’Hermès. Et c’est en son honneur qu’ils ont nommé la nuit εὐφρόνη, comme qui dirait “bien disposée d’esprit”. »

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