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Plutarque

Propos de table Section 3

Section 203 sur 260

Référence canonique 8.3.3

Grec ancien

κἀγώ, τοῦ Ἀμμωνίου κελεύοντος εἰπεῖν τι πρὸς αὐτὸν αἱ μὲν πρῶταί σου τῶν ὑποθέσεων ἔφην ὦ φίλε Βόηθε , καίπερ πολὺ τὸ κενὸν ἔχουσαι μενέτωσαν· τῇ δὲ φωνῇ τὸ κενὸν οὐκ ὀρθῶς πρὸς σωτηρίαν καὶ κίνησιν ὑποτίθεσθε . σιωπῆς γὰρ οἰκεῖον καὶ ἡσυχίας τὸ ἀναφὲς καὶ ἀπαθὲς καὶ ἄπληκτον, ἡ δὲ φωνὴ πληγὴ σώματος διηχοῦς, διηχὲς δὲ τὸ συμπαθὲς αὑτῷ καὶ συμφυὲς εὐκίνητον δὲ καὶ κοῦφον καὶ ὁμαλὸν καὶ ὑπήκοον τοῦ διʼ εὐτονίαν καὶ συνέχειαν, οἷός ἐστι παρʼ ἡμῖν ὁ ἀήρ. καὶ γὰρ ὕδωρ καὶ γῆ καὶ πῦρ ἄφωνα καθʼ ἑαυτά, φθέγγεται δὲ πνεύματος ἐμπεσόντος ἅπαντα καὶ ψόφους καὶ πατάγους ἀναδίδωσι· χαλκῷ δὲ κενοῦ μὲν οὐδὲν μέτεστιν, ὁμαλῷ δὲ πνεύματι καὶ λείῳ κεκραμένος εὔπληκτός ἐστι καὶ ἠχώδης. εἰ δὲ δεῖ τῇ ὄψει τεκμαίρεσθαι, φαίνεται μᾶλλον ὁ σίδηρος ἔχων τι σαθρὸν καὶ πολύκενον καὶ τενθρηνῶδες· ἔστι δὲ κακόφωνος σφόδρα καὶ τῶν μεταλλικῶν κωφότατος. οὐδὲν οὖν ἔδει τῇ νυκτὶ παρέχειν πράγματα συσπῶντας αὐτῆς τὸν ἀέρα καὶ συντείνοντας, ἑτέρωθι δʼ αὖ χώρας καὶ κενότητας ἀπολείποντας , ὥσπερ ἐμποδὼν ὄντα τῇ φωνῇ τὸν ἀέρα καὶ φθείροντα τὴν οὐσίαν, ἧς αὐτὸς οὐσία καὶ σῶμα καὶ δύναμὶς ἐστιν. ἄνευ δὲ τούτων ἔδει δή που τὰς ἀνωμάλους νύκτας, οἷον ὁμιχλώδεις καὶ δυσχειμέρους, ἠχωδεστέρας εἶναι τῶν αἰθρίων καὶ κεκραμένων ὁμαλῶς, διὰ τὸ δεῦρο μὲν συνωθεῖν τὰς ἀτόμους ἐκεῖ δʼ ὅθεν μεθίστανται χώραν ἔρημον ἀπολείπειν σωμάτων καὶ τὸ δὴ προχειρότατον, ἡμέραν ψυχρὰν ἠχωδεστέραν εἶναι νυκτὸς ἀλεεινῆς ῆς καὶ θερινῆς· ὧν οὐδέτερον ἀληθές ἐστι. διὸ τὸν λόγον τοῦτον ἀπολελοιπὼς ἐπιβάλλω τὸν Ἀναξαγόραν , ὑπὸ τοῦ ἡλίου λέγοντα κινεῖσθαι τὸν ἀέρα κίνησιν τρομώδη καὶ παλμοὺς ἔχουσαν, ὡς δῆλόν ἐστι τοῖς διὰ τοῦ φωτὸς ἀεὶ διᾴττουσι ψήγμασι μικροῖς καὶ θραύμασιν , ἃ δή τινες τίλας καλοῦσιν ταῦτʼ οὖν φησιν ὁ ἀνὴρ πρὸς τὴν θερμότητα σίζοντα καὶ ψοφοῦντα διʼ ἡμέρας δυσηκόους τῷ ψόφῳ τὰς φωνὰς ποιεῖν, νυκτὸς δὲ φαίνεσθαι τὸν σάλον αὐτῶν καὶ τὸν ἦχον.

Anglais

Thomas Creech, 1874

And I (Ammonius bidding me oppose him) said: Sir, your suppositions which require a vacuum to be granted I shall admit; but you err in supposing that a vacuum is conducive either to the preservation or conveyance of sound. For that which cannot be touched, acted upon, or struck is peculiarly favorable to silence. But sound is a stroke of a sounding body; and a sounding body is that which is homogeneous and uniform, easy to be moved, light, smooth, and, by reason of its tenseness and continuity, obedient to the stroke; and such is the air. Water, earth, and fire, are of themselves soundless; but each of them makes a noise when air falls upon or gets into it. And brass hath in it no vacuum; but being mixed with a smooth and gentle air it answers to a stroke, and is sounding. If the eye may be judge, iron must be reckoned to have a great many vacuities, and to be porous like a honey-comb, yet it is the dullest, and sounds worse than any other metal. Therefore there is no need to trouble the night to contract and condense its air, that in other parts we may leave vacuities and wide spaces; as if the air would hinder and corrupt the substance of the sounds, whose very substance, form, and power itself is. Besides, if your reason held, misty and extreme cold nights would be more sonorous than those which are temperate and clear, because then the atoms in our atmosphere are constipated, and the spaces which they left remain empty; and, what is more obvious, a cold day should be more sonorous than a warm summer’s night; neither of which is true. Therefore, laying aside that explication, I produce Anaxagoras, who teacheth that the sun makes a tremulous motion in the air, as is evident from those little motes which are seen tossed up and down and flying in the sunbeams. These (says he), being in the day-time whisked about by the heat, and making a humming noise, lessen or drown other sounds; but at night their motion, and consequently their noise, ceaseth.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13

Et moi, Ammonius m’ayant invité à lui répondre, je dis : Monsieur, j’admettrai vos suppositions, qui exigent que l’on accorde l’existence du vide ; mais vous vous trompez en supposant que le vide contribue soit à la conservation, soit à la transmission du son. Car ce qui ne peut être touché, affecté ni frappé est particulièrement favorable au silence. Le son, en revanche, est le choc d’un corps sonore ; et un corps sonore est homogène et uniforme, facile à mouvoir, léger, lisse et, du fait de sa tension et de sa continuité, docile au choc ; tel est l’air. L’eau, la terre et le feu sont par eux-mêmes dépourvus de son ; mais chacun d’eux produit un bruit lorsque l’air tombe sur lui ou y pénètre. Quant au bronze, il ne contient aucun vide ; mais, mêlé d’un air doux et subtil, il répond au coup et résonne. Si l’œil peut en juger, il faut considérer que le fer possède un grand nombre de vacuités et qu’il est poreux comme un rayon de miel ; pourtant, c’est le plus sourd des métaux et celui qui résonne le moins bien. Il n’est donc nul besoin que la nuit se donne la peine de contracter et de condenser son air afin que nous puissions laisser ailleurs des vacuités et de larges espaces, comme si l’air devait entraver et corrompre la substance des sons, alors qu’il en est précisément la substance, la forme et la puissance. En outre, si votre raisonnement était juste, les nuits brumeuses et extrêmement froides seraient plus sonores que les nuits tempérées et claires, puisque les atomes de notre atmosphère seraient alors resserrés et que les espaces laissés par eux demeureraient vides ; et, chose encore plus évidente, un jour froid devrait être plus sonore qu’une chaude nuit d’été. Or ni l’un ni l’autre n’est vrai. Écartant donc cette explication, j’invoque Anaxagore, qui enseigne que le soleil imprime à l’air un mouvement tremblant, comme le montrent ces petits grains de poussière que l’on voit s’agiter en tous sens et voler dans ses rayons. Ceux-ci, dit-il, emportés çà et là pendant le jour par la chaleur et produisant un bourdonnement, affaiblissent ou étouffent les autres sons ; mais, la nuit, leur mouvement, et par conséquent leur bruit, cesse.

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