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Posidonius

Fragments sur les coutumes et les guerres Unité porteuse 86

Unité porteuse 104 sur 197

Référence canonique F.86

Grec ancien

STRABON III 5, 9: φησὶ δ’ οὖν Σέλευκον τὸν ἀπὸ τῆς Ἐρυθρᾶς θαλάττης καὶ ἀνωμαλίαν τινὰ ἐν τούτοις καὶ ὁμαλότητα λέγειν κατὰ τὰς τῶν ζωιδίων διαφοράς· ἐν μὲν γὰρ τοῖς ἰσημερινοῖς ζωιδίοις τῆς σελήνης οὔσης ὁμαλίζειν τὰ πάθη, ἐν δὲ τοῖς τροπικοῖς ἀνωμαλίαν εἶναι καὶ πλήθει καὶ τάχει, τῶν δ’ ἄλλων ἑκάστου κατὰ τοὺς συνεγγισμοὺς εἶναι τὴν ἀναλογίαν. αὐτὸς δὲ κατὰ τὰς θερινὰς τροπὰς περὶ τὴν πανσέληνόν φησιν ἐν τῶι Ἡρακλείωι γενόμενος τῶι ἐν Γαδείροις πλείους ἡμέρας μὴ δύνασθαι συνεῖναι τὰς ἐνιαυσίους διαφοράς. περὶ μέντοι τὴν σύνοδον ἐκείνου τοῦ μηνὸς τηρῆσαι μεγάλην παραλλαγὴν ἐν Ἰλίπαι τῆς τοῦ Βαίτιος ἀνακοπῆς παρὰ τὰς ἔμπροσθεν, ἐν αἷς οὐδὲ ἕως ἡμίσους τὰς ὄχθας ἔβρεχε· τότε δ’ ὑπερχεῖσθαι τὸ ὕδωρ, ὥστ’ ὑδρεύεσθαι τοὺς στρατιώτας αὐτόθι· διέχει δ’ ἡ Ἴλιπα τῆς θαλάττης περὶ ἑπτακοσίους σταδίους. τῶν δ’ ἐπὶ θαλάττηι πεδίων καὶ ἐπὶ τριάκοντα σταδίους εἰς βάθος καλυπτομένων ὑπὸ τῆς πλημμυρίδος, ὥστε καὶ νήσους ἀπολαμβάνεσθαι, τὸ τῆς κρηπῖδος ὕψος τῆς τε τοῦ νεὼ τοῦ ἐν τῶι Ἡρακλείωι καὶ τῆς τοῦ χώματος, ὃ τοῦ λιμένος πρόκειται τοῦ ἐν Γαδείροις, οὐδ’ ἐπὶ δέκα πήχεις καλυπτόμενον ἀναμετρῆσαί φησι· κἂν προσθῆι δέ τις τὸ διπλάσιον τούτου κατὰ τὰς γενομένας ποτὲ παραυξήσεις, 〈οὐδ’〉 οὕτω παρασχεῖν ἂν τὴν ἔμφασιν, ἣν ἐν τοῖς πεδίοις παρέχεται τὸ μέγεθος τῆς πλημμυρίδος. τοῦτο μὲν δὴ τὸ πάθος κοινὸν ἱστορεῖται κατὰ πᾶσαν τὴν κύκλωι παρωκεανῖτιν· τὸ δὲ τοῦ Ἴβηρος ποταμοῦ καινὸν καὶ ἴδιόν φησιν οὗτος· πλημμυρεῖν γὰρ ἔσθ’ ὅπου [τε] καὶ χωρὶς ὄμβρων καὶ χιόνων, ἐπειδὰν τὰ βόρεια πνεύματα πλεονάσηι. αἰτίαν δ’ εἶναι τὴν λίμνην, δι’ ἧς ῥεῖ· συνεκβάλλεσθαι γὰρ τὸ λιμναῖον ὑπὸ τῶν ἀνέμων.

Anglais Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-15

STRABO III 5, 9: He says, then, that Seleucus of the Erythraean Sea also speaks of a certain irregularity and regularity in these phenomena according to the differences among the signs of the zodiac. For when the moon is in the equinoctial signs, the phenomena are regular, but in the solstitial signs they are irregular both in magnitude and in speed; in each of the other signs the proportion corresponds to its proximity to these. Posidonius himself says that, although he spent several days at the Heracleum in Gades around the full moon at the summer solstice, he was unable to discern the annual differences. Around the conjunction in that month, however, he observed at Ilipa a great departure from the previous checks in the flow of the Baetis, during which the water did not even wet the banks halfway up. On that occasion the water overflowed, so that the soldiers could draw water on the spot. Ilipa is about seven hundred stadia from the sea. Although the plains beside the sea are covered by the flood as much as thirty stadia inland, so that even islands are enclosed by it, he says that he measured the height of the base of both the temple in the Heracleum and the embankment lying before the harbor at Gades, and found that it was not covered even to a height of ten cubits. Even if one added twice that amount to allow for the extraordinary increases that have sometimes occurred, it would still not present the appearance produced on the plains by the magnitude of the flood. This phenomenon is reported as common throughout the entire coastline bordering the Ocean. But this author says that the phenomenon of the river Iberus is novel and peculiar to it: in some places it floods even without rain or snow whenever the north winds prevail. The cause is the lake through which it flows, since the lake water is driven out together with the river by the winds.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-15

STRABON III 5, 9 : Il dit donc que Séleucos de la mer Érythrée signale dans ces phénomènes une certaine irrégularité aussi bien qu’une certaine régularité, selon les différences entre les signes du zodiaque : lorsque la lune se trouve dans les signes équinoxiaux, les phénomènes seraient réguliers ; dans les signes tropicaux, ils présenteraient une irrégularité tant par leur amplitude que par leur vitesse ; pour chacun des autres signes, la proportion dépendrait de leur proximité avec ceux-ci. Quant à lui, il dit avoir séjourné plusieurs jours, au solstice d’été, vers la pleine lune, dans l’Héracléion de Gadès, sans pouvoir saisir les différences annuelles. Cependant, vers la conjonction de ce mois, il observa à Ilipa une grande variation dans le reflux du Bætis par rapport aux reflux précédents, au cours desquels l’eau ne mouillait même pas les rives jusqu’à mi-hauteur ; cette fois-là, l’eau débordait, au point que les soldats pouvaient s’y approvisionner en eau sur place. Or Ilipa est éloignée de la mer d’environ sept cents stades. Dans les plaines du littoral, la marée montante couvre les terres jusqu’à trente stades vers l’intérieur, au point d’en isoler même des îles ; pourtant, il dit avoir mesuré la hauteur du soubassement du temple de l’Héracléion et celle de la digue située devant le port de Gadès, et constaté qu’elles n’étaient pas recouvertes sur une hauteur même de dix coudées. Et quand bien même on ajouterait le double de cette hauteur pour tenir compte des accroissements exceptionnels survenus quelquefois, cela ne donnerait 〈pas〉 encore une idée de l’effet que produit dans les plaines l’ampleur de la marée montante. Ce phénomène est, à ce qu’on rapporte, commun à tout le littoral qui borde l’Océan. Mais le phénomène de l’Èbre est, selon lui, nouveau et particulier : il arrive en effet que le fleuve déborde même sans pluies ni neiges, lorsque les vents du nord prédominent. La cause en serait le lac qu’il traverse, car ses eaux lacustres sont chassées avec celles du fleuve par les vents.

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