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Baruch Spinoza

Traité de la réforme de l’entendement, manifestation anglaise Section section-0028

Section 28 sur 44

Référence canonique section-0028

Anglais

R. H. M. Elwes

But there is another point to be considered, which was not worth raising in the case of
fiction, but which gives rise to complete deception - namely, that certain things
presented to the imagination also exist in the understanding - in other words, are
conceived clearly and distinctly. Hence, so long as we do not separate that which is
distinct from that which is confused, certainty, or the true idea, becomes mixed with
indistinct ideas. For instance, certain Stoics heard, perhaps, the term “soul,” and also
that the soul is immortal, yet imagined it only confusedly; they imagined, also, and
understood that very subtle bodies penetrate all others, and are penetrated by none. By
combining these ideas, and being at the same time certain of the truth of the axiom,
they forthwith became convinced that the mind consists of very subtle bodies; that
these very subtle bodies cannot be divided, &c. But we are freed from mistakes of this
kind, so long as we endeavour to examine all our perceptions by the standard of the
given true idea. We must take care, as has been said, to separate such perceptions
from all those which arise from hearsay or unclassified experience.

Moreover, such mistakes arise from things being conceived too much in the abstract;
for it is sufficiently self-evident that what I conceive as in its true object I cannot
apply to anything else. Lastly, they arise from a want of understanding of the primary
elements of nature as a whole; whence we proceed without due order, and confound
nature with abstract rules, which, although they be true enough in their sphere, yet,
when misapplied, confound themselves, and pervert the order of nature. However, if
we proceed with as little abstraction as possible, and begin from primary
elements - that is, from the source and origin of nature, as far back as we can
reach, - we need not fear any deceptions of this kind. As far as the knowledge of the
origin of nature is concerned, there is no danger of our confounding it with
abstractions. For when a thing is conceived in the abstract, as are all universal notions,

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Mais il faut considérer un autre point, qui ne méritait pas d’être soulevé dans le cas de la fiction, mais qui donne lieu à une tromperie complète : certaines choses présentées à l’imagination existent aussi dans l’entendement, autrement dit elles sont conçues clairement et distinctement. Dès lors, tant que nous ne séparons pas ce qui est distinct de ce qui est confus, la certitude, ou l’idée vraie, se mêle aux idées indistinctes. Par exemple, certains Stoïciens entendirent peut-être le terme « âme », ainsi que l’affirmation selon laquelle l’âme est immortelle, mais ils ne l’imaginèrent que confusément. Ils imaginèrent aussi, et comprirent, que des corps très subtils pénètrent tous les autres sans être pénétrés par aucun. En combinant ces idées, tout en étant certains de la vérité de l’axiome, ils se convainquirent aussitôt que l’esprit consiste en corps très subtils, que ces corps très subtils ne peuvent être divisés, etc. Mais nous sommes libérés des erreurs de ce genre tant que nous nous efforçons d’examiner toutes nos perceptions selon la norme de l’idée vraie donnée. Nous devons veiller, comme il a été dit, à séparer de telles perceptions de toutes celles qui naissent du ouï-dire ou de l’expérience vague.

En outre, de telles erreurs naissent de ce que les choses sont conçues d’une manière trop abstraite. Car il est suffisamment évident par soi que je ne peux appliquer à autre chose ce que je conçois dans son objet véritable. Enfin, elles naissent d’un défaut de compréhension des éléments premiers de la nature entière. Nous avançons alors sans suivre l’ordre convenable et confondons la nature avec des règles abstraites qui, bien qu’elles soient assez vraies dans leur sphère, se confondent elles-mêmes lorsqu’elles sont mal appliquées et pervertissent l’ordre de la nature. Cependant, si nous procédons en recourant le moins possible à l’abstraction et commençons par les éléments premiers, c’est-à-dire par la source et l’origine de la nature, aussi loin que nous puissions remonter, nous ne devons craindre aucune tromperie de ce genre. En ce qui concerne la connaissance de l’origine de la nature, il n’existe aucun danger de la confondre avec des abstractions. Car lorsqu’une chose est conçue abstraitement, comme le sont toutes les notions universelles,

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