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Baruch Spinoza
Traité de la réforme de l’entendement, manifestation anglaise Section section-0030
Section 30 sur 44
Référence canonique section-0030
Anglais
R. H. M. Elwes
Thus far we have treated of the false idea. We have now to investigate the doubtful
idea - that is, to inquire what can cause us to doubt, and how doubt may be removed.
I speak of real doubt existing in the mind, not of such doubt as we see exemplified
when a man says that he doubts, though his mind does not really hesitate. The cure of
the latter does not fall within the province of method, it belongs rather to inquiries
concerning obstinacy and its cure. Real doubt is never produced in the mind by the
thing doubted of. In other words, if there were only one idea in the mind, whether that
idea were true or false, there would be no doubt or certainty present, only a certain
sensation. For an idea is in itself nothing else than a certain sensation; but doubt will
arise through another idea, not clear and distinct enough for us to be able to draw any
certain conclusion with regard to the matter under consideration; that is, the idea
which causes us to doubt is not clear and distinct. To take an example. Supposing that
a man has never reflected, taught by experience, or by any other means, that our
senses sometimes deceive us, he will never doubt whether the sun be greater or less
than it appears. Thus rustics are generally astonished when they hear that the sun is
much larger than the earth. But from reflection on the deceitfulness of the senses1
doubt arises, and if, after doubting, we acquire a true knowledge of the senses, and
how things at a distance are represented through their instrumentality, doubt is again
removed. Hence we cannot cast doubt on true ideas by the supposition that there is a
deceitful Deity, who leads us astray even in what is most certain. We can only hold
such an hypothesis so long as we have no clear and distinct idea - in other words,
until we reflect on the knowledge which we have of the first principle of all things,
and find that which teaches us that God is not a deceiver, and until we know this with
the same certainty as we know from reflecting on the nature of a triangle that its three
angles are equal to two right angles. But if we have a knowledge of God equal to that
which we have of a triangle, all doubt is removed. In the same way as we can arrive at
the said knowledge of a triangle, though not absolutely sure that there is not not some
arch-deceiver leading us astray, so can we come to a like knowledge of God under the
like condition, and when we have attained to it, it is sufficient, as I said before, to
remove every doubt which we can possess concerning clear and distinct ideas. Thus,
if a man proceeded with our investigations in due order, inquiring first into those
things which should first be inquired into, never passing over a link in the chain of
association, and with knowledge how to define his questions before seeking to answer
them, he will never have any ideas save such as are very certain, or, in other words,
clear and distinct; for doubt is only a suspension of the spirit concerning some
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Jusqu’ici, nous avons traité de l’idée fausse. Il nous faut maintenant examiner l’idée douteuse, c’est-à-dire rechercher ce qui peut nous faire douter et comment le doute peut être supprimé. Je parle du doute réel qui existe dans l’esprit, et non de celui que nous voyons lorsqu’un homme dit qu’il doute bien que son esprit n’hésite pas réellement. Le remède à ce dernier ne relève pas de la méthode. Il appartient plutôt aux recherches concernant l’obstination et son traitement. Le doute réel n’est jamais produit dans l’esprit par la chose dont on doute. En d’autres termes, s’il n’existait qu’une seule idée dans l’esprit, que cette idée fût vraie ou fausse, il n’y aurait ni doute ni certitude, mais seulement une certaine sensation. Car une idée n’est en elle-même rien d’autre qu’une certaine sensation. Le doute naîtra toutefois d’une autre idée qui n’est pas assez claire et distincte pour que nous puissions tirer une conclusion certaine concernant la question considérée. Cela signifie que l’idée qui nous fait douter n’est pas claire et distincte. Prenons un exemple. Supposons qu’un homme n’ait jamais appris, par la réflexion, par l’expérience ou par quelque autre moyen, que nos sens nous trompent parfois. Il ne doutera jamais que le Soleil soit plus grand ou plus petit qu’il ne paraît. C’est pourquoi les paysans sont généralement étonnés lorsqu’ils apprennent que le Soleil est beaucoup plus grand que la Terre. Mais la réflexion sur le caractère trompeur des sens1 fait naître le doute. Si, après avoir douté, nous acquérons une connaissance vraie des sens et de la manière dont les choses éloignées sont représentées par leur intermédiaire, le doute est à nouveau supprimé. Nous ne pouvons donc mettre en doute les idées vraies en supposant qu’il existe une Divinité trompeuse qui nous égare même dans ce qui est le plus certain. Nous ne pouvons conserver une telle hypothèse que tant que nous ne possédons aucune idée claire et distincte, autrement dit jusqu’à ce que nous réfléchissions à la connaissance que nous avons du premier principe de toutes choses, y trouvions ce qui nous enseigne que Dieu n’est pas trompeur, et le sachions avec la même certitude que celle avec laquelle la réflexion sur la nature d’un triangle nous apprend que ses trois angles sont égaux à deux angles droits. Mais si nous possédons de Dieu une connaissance égale à celle que nous avons d’un triangle, tout doute est supprimé. De même que nous pouvons parvenir à ladite connaissance du triangle sans être absolument certains qu’il n’existe pas quelque suprême trompeur qui nous égare, nous pouvons parvenir, sous la même condition, à une connaissance semblable de Dieu. Lorsque nous l’avons atteinte, elle suffit, comme je l’ai dit auparavant, à supprimer tout doute que nous pouvons avoir au sujet des idées claires et distinctes. Ainsi, si un homme conduisait nos recherches selon l’ordre convenable, examinant d’abord ce qui doit être examiné en premier, ne sautant jamais un maillon de la chaîne des associations et sachant définir ses questions avant de chercher à y répondre, il n’aurait jamais d’autres idées que celles qui sont très certaines, autrement dit claires et distinctes. Car le doute est seulement une suspension de l’esprit au sujet de quelque
Concepts de ce passage
Idée adéquate
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Soin de l’âme
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Éther et champ
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Dieu
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Connaissance
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Attention
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Nature
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Raison
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Salut
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Vérité
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