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Baruch Spinoza

Correspondance de Spinoza: lettres écrites par Spinoza, manifestation anglaise Section section-0083

Section 83 sur 114

Référence canonique section-0083

Anglais

R. H. M. Elwes

But since it has never been my wish to teach in public, I have been unable to induce
myself to accept this splendid opportunity, though I have long deliberated about it. I
think, in the first place, that I should abandon philosophical research if I consented to
find time for teaching young students. I think, in the second place, that I do not know
the limits, within which the freedom of my philosophical teaching would be confined,
if I am to avoid all appearance of disturbing the publicly established religion.
Religious quarrels do not arise so much from ardent zeal for religion, as from men’s
various dispositions and love of contradiction, which causes them to habitually distort
and condemn everything, however rightly it may have been said. I have experienced
these results in my private and secluded station, how much more should I have to fear
them after my elevation to this post of honour.

Thus you see, distinguished Sir, that I am not holding back in the hope of getting
something better, but through my love of quietness, which I think I can in some
measure secure, if I keep away from lecturing in public. I therefore most earnestly
entreat you to beg of the Most Serene Elector, that I may be allowed to consider
further about this matter, and I also ask you to conciliate the favour of the most
gracious prince to his most devoted admirer, thus increasing the obligations of your
sincere friend,

B. de. S.

The Hague, 30 March, 1673.

LETTER_BOUNDARY

LETTER LVI. (LII.)

Spinoza To Hugo Boxel.
Dear Sir, - Your letter, which I received yesterday, was most welcome to me, both because I
wanted to hear news of you, and also because it shows that you have not utterly
forgotten me. Although some might think it a bad omen, that ghosts are the cause of
your writing to me, I, on the contrary, can discern a deeper meaning in the
circumstance; I see that not only truths, but also things trifling and imaginary may be
of use to me.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Mais puisque je n’ai jamais souhaité enseigner en public, je n’ai pu me résoudre à accepter cette magnifique occasion, bien que j’y aie longuement réfléchi. Je pense, en premier lieu, que j’abandonnerais la recherche philosophique si je consentais à trouver du temps pour instruire de jeunes étudiants. Je pense, en second lieu, que j’ignore dans quelles limites la liberté de mon enseignement philosophique serait renfermée, si je dois éviter toute apparence de troubler la religion publiquement établie. Les querelles religieuses naissent moins d’un zèle ardent pour la religion que des diverses dispositions des hommes et de leur goût de la contradiction, qui les pousse habituellement à déformer et à condamner toute chose, quelque justement qu’elle ait été dite. J’ai éprouvé ces effets dans ma situation privée et retirée ; combien davantage devrais-je les craindre après mon élévation à cette charge honorifique.

Vous voyez ainsi, illustre Monsieur, que je ne me tiens pas en retrait dans l’espoir d’obtenir quelque chose de meilleur, mais par amour de la tranquillité, que je pense pouvoir assurer dans une certaine mesure si je m’abstiens de donner des cours publics. Je vous prie donc très instamment de demander au Sérénissime Électeur qu’il me soit permis de réfléchir davantage à cette affaire, et je vous demande aussi de concilier la faveur du très gracieux prince à son admirateur le plus dévoué, augmentant ainsi les obligations de votre sincère ami,

B. de. S.

La Haye, le 30 mars 1673.

LETTER_BOUNDARY

LETTRE LVI. (LII.)

Spinoza à Hugo Boxel.
Cher Monsieur,
Votre lettre, que j’ai reçue hier, m’a été très agréable, tant parce que je désirais avoir de vos nouvelles que parce qu’elle montre que vous ne m’avez pas entièrement oublié. Bien que certains puissent tenir pour un mauvais présage que des fantômes soient la cause de votre lettre, j’aperçois au contraire dans cette circonstance un sens plus profond ; je vois que non seulement les vérités, mais aussi les choses frivoles et imaginaires peuvent m’être utiles.

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