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Baruch Spinoza
Correspondance de Spinoza: lettres écrites par Spinoza, manifestation anglaise Section section-0109
Section 109 sur 114
Référence canonique section-0109
Anglais
R. H. M. Elwes
As it is by this, that we know “that we dwell in God and He in us” (1 Ep. John, iv.
13), it follows, that what distinguishes the Romish Church from others must be
something entirely superfluous, and therefore founded solely on superstition. For, as
John says, justice and charity are the one sure sign of the true Catholic faith, and the
true fruits of the Holy Spirit. Wherever they are found, there in truth is Christ;
wherever they are absent, Christ is absent also. For only by the Spirit of Christ can we
be led to the love of justice and charity. Had you been willing to reflect on these
points, you would not have ruined yourself, nor have brought deep affliction on your
relations, who are now sorrowfully bewailing your evil case.
But I return to your letter, which you begin, by lamenting that I allow myself to be
ensnared by the prince of evil spirits. Pray take heart, and recollect yourself. When
you had the use of your faculties, you were wont, if I mistake not, to worship an
Infinite God, by Whose efficacy all things absolutely come to pass and are preserved;
now you dream of a prince, God’s enemy, who against God’s will ensnares and
deceives very many men (rarely good ones, to be sure), whom God thereupon hands
over to this master of wickedness to be tortured eternally. The Divine justice therefore
allows the devil to deceive men and remain unpunished; but it by no means allows to
remain unpunished the men, who have been by that self-same devil miserably
deceived and ensnared.
These absurdities might so far be tolerated, if you worshipped a God infinite and
eternal; not one whom Chastillon, in the town which the Dutch call Tienen, gave with
impunity to horses to be eaten. And, poor wretch, you bewail me? My philosophy,
which you never beheld, you style a chimera? O youth deprived of understanding,
who has bewitched you into believing, that the Supreme and Eternal is eaten by you,
and held in your intestines?
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Puisque c’est par là que nous savons « que nous demeurons en Dieu et qu’Il demeure en nous » (1re épître de Jean, IV, 13), il s’ensuit que ce qui distingue l’Église romaine des autres doit être entièrement superflu et, par conséquent, fondé uniquement sur la superstition. Car, comme le dit Jean, la justice et la charité sont l’unique signe assuré de la véritable foi catholique et les véritables fruits du Saint-Esprit. Partout où elles se trouvent, le Christ est véritablement présent. Partout où elles sont absentes, le Christ est absent lui aussi. Car seul l’Esprit du Christ peut nous conduire à l’amour de la justice et de la charité. Si vous aviez voulu réfléchir à ces points, vous ne vous seriez pas perdu et n’auriez pas causé une profonde affliction à vos parents, qui déplorent maintenant avec douleur votre funeste état.
Mais je reviens à votre lettre, que vous commencez en déplorant que je me laisse prendre aux pièges du prince des esprits mauvais. Allons, reprenez courage et revenez à vous-même. Lorsque vous aviez l’usage de vos facultés, vous aviez coutume, si je ne me trompe, d’adorer un Dieu infini, par l’efficace duquel toutes choses sans exception arrivent et sont conservées. Maintenant, vous rêvez d’un prince ennemi de Dieu qui, contre la volonté de Dieu, prend à ses pièges et trompe un très grand nombre d’hommes, rarement les bons, à vrai dire, que Dieu livre ensuite à ce maître de la méchanceté pour qu’ils soient éternellement torturés. La justice divine permet donc au diable de tromper les hommes et de demeurer impuni, mais elle ne permet nullement que demeurent impunis les hommes que ce même diable a misérablement trompés et pris à ses pièges.
Ces absurdités pourraient encore être tolérées si vous adoriez un Dieu infini et éternel, et non celui que Chastillon, dans la ville que les Hollandais appellent Tienen, donna impunément à manger aux chevaux. Et vous, pauvre malheureux, vous me plaignez ? Ma philosophie, que vous n’avez jamais examinée, vous la qualifiez de chimère ? Ô jeune homme privé d’entendement, qui vous a ensorcelé au point de vous faire croire que vous mangez l’Être suprême et éternel, et que vous le retenez dans vos entrailles ?
Concepts de ce passage
Attribut
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Soin de l’âme
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Aumône et solidarité
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Communauté
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Foi
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Liberté
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Dieu
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Sainteté
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Justice
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Amour
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Messie
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Mode
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Nécessité
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Pauvreté et richesse
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Prière
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Raison
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Rôles et relations
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Esprit
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Substance
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Souffrance
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Vérité
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Culte
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