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Baruch Spinoza
Traité politique, manifestation anglaise Section section-0111
Section 111 sur 120
Référence canonique section-0111
Anglais
R. H. M. Elwes
Of Aristocracy. Conclusion.
1. HAVING explained and made proof of the foundations of both kinds of
aristocracy, it remains to inquire whether by reason of any fault they are liable to be
dissolved or changed into another form. The primary cause, by which dominions of
this kind are dissolved, is that, which that most acute Florentine1 observes in his
“Discourses on Livy” (Bk. iii. Chap. I.), namely, that like a human body, “a dominion
has daily added to it something that at some time or other needs to be remedied.” And
so, he says, it is necessary for something occasionally to occur, to bring back the
dominion to that first principle, on which it was in the beginning established. And if
this does not take place within the necessary time, its blemishes will go on increasing,
till they cannot be removed, but with the dominion itself. And this restoration, he
says, may either happen accidentally or by the design and forethought of the laws or
of a man of extraordinary virtue. And we cannot doubt, that this matter is of the
greatest importance, and that, where provision has not been made against this
inconvenience, the dominion will not be able to endure by its own excellence, but
only by good fortune; and on the other hand that, where a proper remedy has been
applied to this evil, it will not be possible for it to fall by its own fault, but only by
some inevitable fate, as we shall presently show more clearly. The first remedy, that
suggested itself for this evil, was to appoint every five years a supreme dictator for
one or two months, who should have the right to inquire, decide, and make ordinances
concerning the acts of the senators and of every official, and thereby to bring back the
dominion to its first principle. But he who studies to avoid the inconveniences, to
which a dominion is liable, must apply remedies that suit its nature, and can be
derived from its own foundations; otherwise in his wish to avoid Charybdis he falls
upon Scylla. It is, indeed, true that all, as well rulers as ruled, ought to be restrained
by fear of punishment or loss, so that they may not do wrong with impunity or even
advantage; but, on the other hand, it is certain, that if this fear becomes common to
good and bad men alike, the dominion must be in the utmost danger. Now as the
authority of a dictator is absolute, it cannot fail to be a terror to all, especially if, as is
here required, he were appointed at a stated time, because in that case every ambitious
man would pursue this office with the utmost energy; and it is certain that in time of
peace virtue is thought less of than wealth, so that the more haughty a man he is, the
more easily he will get office. And this perhaps is why the Romans used to make a
dictator at no fixed time, but under pressure of some accidental necessity. Though for
all that, to quote Cicero’s words, “the tumour of a dictator was displeasing to the
good.”1 And to be sure, as this authority of a dictator is quite royal, it is impossible
for the dominion to change into a monarchy without great peril to the republic,
although it happen for ever so short a time. Furthermore, if no fixed time were
appointed for creating a dictator, no notice would be paid to the interval between one
dictator and another, which is the very thing that we said was most to be observed;
and the whole thing would be exceedingly vague, and therefore easily neglected.
Unless, then, this authority of a dictator be eternal and fixed, and therefore impossible
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
De l'aristocratie. Conclusion.
1. APRÈS avoir expliqué et démontré les fondements des deux sortes d'aristocratie, il reste à rechercher si, en raison de quelque défaut, elles sont susceptibles de se dissoudre ou de se changer en une autre forme. La cause première de la dissolution des souverainetés de cette sorte est celle que ce très pénétrant Florentin1 relève dans ses « Discours sur Tite-Live » (liv. III, chap. I), à savoir que, comme à un corps humain, « il s'ajoute chaque jour à une souveraineté quelque chose qui, tôt ou tard, doit être corrigé ». Il est donc nécessaire, dit-il, que survienne parfois quelque chose qui ramène la souveraineté à ce premier principe sur lequel elle fut établie à l'origine. Et si cela n'a pas lieu dans le temps nécessaire, ses défauts continueront de croître jusqu'à ne pouvoir être supprimés qu'avec la souveraineté elle-même. Cette restauration, dit-il, peut arriver soit accidentellement, soit par le dessein et la prévoyance des lois ou d'un homme d'une vertu extraordinaire. Et nous ne pouvons douter que cette question ne soit de la plus haute importance, ni que, là où rien n'a été prévu contre cet inconvénient, la souveraineté ne puisse durer par sa propre excellence, mais seulement par la bonne fortune. Inversement, là où un remède approprié a été appliqué à ce mal, elle ne pourra tomber par sa propre faute, mais seulement par quelque fatalité inévitable, comme nous le montrerons bientôt plus clairement. Le premier remède qui se présenta contre ce mal fut de nommer tous les cinq ans, pour un ou deux mois, un dictateur suprême qui aurait le droit d'enquêter, de décider et de rendre des ordonnances sur les actes des sénateurs et de chaque fonctionnaire, et de ramener ainsi la souveraineté à son premier principe. Mais celui qui s'efforce d'éviter les inconvénients auxquels une souveraineté est exposée doit appliquer des remèdes qui conviennent à sa nature et puissent se déduire de ses propres fondements. Autrement, en voulant éviter Charybde, il tombe sur Scylla. Il est certes vrai que tous, gouvernants comme gouvernés, doivent être contenus par la crainte du châtiment ou de la perte, afin qu'ils ne puissent mal agir impunément, voire avec profit. Mais, d'un autre côté, il est certain que, si cette crainte devient commune aux hommes bons comme aux méchants, la souveraineté doit se trouver dans le plus grand danger. Or, puisque l'autorité d'un dictateur est absolue, elle ne peut manquer d'être une terreur pour tous, surtout si, comme il est ici requis, il était nommé à une époque déterminée. Car, dans ce cas, tout homme ambitieux briguerait cette charge avec la plus grande ardeur, et il est certain qu'en temps de paix on tient moins compte de la vertu que de la richesse, si bien que plus un homme est hautain, plus facilement il obtiendra une charge. Et c'est peut-être pourquoi les Romains avaient coutume de nommer un dictateur sans époque fixe, mais sous la pression de quelque nécessité accidentelle. Malgré tout, pour citer les mots de Cicéron, « la tumeur d'un dictateur déplaisait aux gens de bien ».1 Et assurément, puisque cette autorité d'un dictateur est tout à fait royale, il est impossible que la souveraineté se change en monarchie sans grand péril pour la république, même si cela arrive pour un temps si court qu'il soit. En outre, si aucune époque fixe n'était assignée à la création d'un dictateur, on ne prêterait aucune attention à l'intervalle entre un dictateur et un autre, qui est précisément ce dont nous avons dit qu'il fallait surtout tenir compte. Toute la chose serait extrêmement vague et, par conséquent, aisément négligée. À moins donc que cette autorité du dictateur ne soit éternelle et fixe, et par conséquent impossible
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