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Baruch Spinoza

Court Traité de Dieu, de l’homme et de son bien-être, manifestation française Section section-0006

Section 6 sur 122

Référence canonique section-0006

Français

Émile Saisset or Paul Janet

↑ Admettre que la cause de l’idée de Dieu existe éminemment, ce serait dire que cette cause serait plus parfaite que Dieu, ce qui est impossible. La cause de l’idée de Dieu est donc Dieu lui-même, rien de plus. (P. J.)

↑ Ses propriétés . - Mieux vaudrait dire : parce qu’il connaît ce qui est propre à Dieu. Car ces choses, l’infinité, la perfection, l’immutabilité, ne sont pas des propriétés [des attributs] de Dieu. Il est bien vrai que sans elles il ne serait pas Dieu. Mais ce n’est pas par elles qu’il est Dieu, parce qu’elles ne nous font connaître rien de substantiel ; ce ne sont que des adjectifs, qui demandent le substantif pour être éclaircis. (MS.)

↑ La cause d’un tel changement devrait être en dehors de lui, ou en lui. Elle ne peut être en dehors de lui , car aucune substance, existant par soi (comme est celle-ci), ne dépend de quelque chose d’extérieur et n’est par conséquent soumise à aucun changement ; ni en lui , car aucune chose, et encore moins celle-ci ne veut sa propre altération ; toute altération vient du dehors. En outre, qu’il ne puisse pas y avoir de substance limitée, cela est évident ; puisqu’elle devrait alors avoir quelque chose qui viendrait du néant, ce qui est impossible, car d’où aurait-elle ce par quoi elle se distinguerait de Dieu ? Sans doute, pas de Dieu, car celui-ci n’a rien d’imparfait, ni de limité. D’où donc, si ce n’est du néant ? (MS.)

Après avoir démontré que Dieu est, nous avons à nous demander ce que Dieu est. Nous disons que c’est un être dont on peut tout affirmer, c’est-à-dire un nombre infini d’attributs [ 1 ] , dont chacun dans son espèce est infiniment parfait.

Pour bien faire comprendre notre pensée, nous poserons les quatre propositions suivantes :

1 o Il n’y a pas de substance finie, mais toute substance doit être infiniment parfaite en son essence ; c’est-à-dire qu’il ne peut y avoir dans l’entendement infini de Dieu, aucune substance plus parfaite que celle qui existe déjà dans la nature.

2 o Il n’existe pas deux substances égales.

3 o Une substance ne peut en produire une autre.

4 o L’intellect divin ne contient aucune substance qui n’existe formellement dans la nature [ 2 ] .

Anglais Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

↑ To admit that the cause of the idea of God exists eminently would be to say that this cause was more perfect than God, which is impossible. The cause of the idea of God is therefore God himself, nothing more. (P. J.)

↑ His properties. It would be better to say: because he knows what is proper to God. For these things, infinity, perfection, and immutability, are not properties [attributes] of God. It is indeed true that without them he would not be God. But it is not through them that he is God, because they make known to us nothing substantial. They are only adjectives, which require the substantive in order to be elucidated. (MS.)

↑ The cause of such a change would have to be outside him or within him. It cannot be outside him, for no substance existing through itself (as this one does) depends on anything external and is consequently subject to no change; nor can it be within him, for no thing, and still less this one, wills its own alteration. Every alteration comes from outside. Moreover, that there can be no limited substance is evident, since it would then have to possess something that came from nothing, which is impossible; for whence would it have that by which it differed from God? Surely not from God, for he has nothing imperfect or limited. Whence, then, if not from nothing? (MS.)

Having demonstrated that God is, we must ask what God is. We say that he is a being of whom everything may be affirmed, that is, an infinite number of attributes [1], each of which is infinitely perfect in its kind.

To make our thought properly understood, we shall lay down the following four propositions:

1. There is no finite substance, but every substance must be infinitely perfect in its essence; that is, in God's infinite understanding there can be no substance more perfect than that which already exists in nature.

2. There do not exist two equal substances.

3. One substance cannot produce another.

4. The divine intellect contains no substance that does not exist formally in nature [2].

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