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Baruch Spinoza

Court Traité de Dieu, de l’homme et de son bien-être, manifestation française Section section-0035

Section 35 sur 122

Référence canonique section-0035

Français

Émile Saisset or Paul Janet

Quant à la seconde question : existe-t-il quelque chose dans la nature dont on ne puisse demander pourquoi il est, cela revient à dire que nous devons chercher par quelle cause quelque chose existe ; car, sans cette cause, la chose elle-même n’existerait pas.

Or cette cause doit être cherchée soit dans la chose, soit hors d’elle. Si on nous demande une règle pour faire cette recherche, nous dirons qu’il n’en est besoin d’aucune ; car, si l’existence appartient à la nature de la chose, il est certain que nous n’avons pas à en chercher la cause hors d’elle ; et s’il n’en est pas ainsi, c’est au contraire en dehors d’elle que la cause doit être cherchée. Or, comme le premier ne se trouve qu’en Dieu, il s’ensuit, comme nous l’avons déjà montré, que Dieu est la première cause de toutes choses. Il suit de là que même telle ou telle volition de l’homme (car l’existence de la volonté n’appartient pas à son essence) veut une cause externe, par laquelle elle est nécessairement causée, ce qui d’ailleurs résulte évidemment de tout ce que nous venons de dire dans ce chapitre, et deviendra plus évident encore quand nous traiterons dans notre seconde partie de la liberté humaine.

D’autres philosophes nous objectent : Comment peut-il se faire que Dieu, cause unique et souverain parfait, ordonnateur et pourvoyeur de toutes choses, ait permis dans la nature le désordre qui y règne ? pourquoi n’a-t-il pas créé l’homme incapable de pécher ?

Anglais Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

As to the second question, whether anything exists in nature of which one cannot ask why it is, this amounts to saying that we must seek the cause by which something exists; for without that cause, the thing itself would not exist.

Now this cause must be sought either in the thing or outside it. If we are asked for a rule by which to conduct this inquiry, we shall say that none is needed; for if existence belongs to the nature of the thing, it is certain that we need not seek its cause outside it; and if this is not so, the cause must, on the contrary, be sought outside it. Now, since the former is found only in God, it follows, as we have already shown, that God is the first cause of all things. From this it follows that even this or that volition of man (for the existence of the will does not belong to his essence) requires an external cause by which it is necessarily caused. This, moreover, follows evidently from all that we have just said in this chapter and will become still more evident when, in our second part, we treat of human freedom.

Other philosophers object to us: How can it be that God, the unique and supremely perfect cause, the ordainer and provider of all things, has permitted the disorder that reigns in nature? Why did he not create man incapable of sinning?

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