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Baruch Spinoza
Court Traité de Dieu, de l’homme et de son bien-être, manifestation française Section section-0098
Section 98 sur 122
Référence canonique section-0098
Français
Émile Saisset or Paul Janet
En effet, d’après ce qui a été dit précédemment :
1 o Il y a un être parfait.
2 o II ne peut y avoir deux substances.
3 o Aucune substance ne peut commencer.
4 o Toute substance est infinie en son espèce. 5 o Il doit y avoir un attribut de la pensée.
6 o Rien n’existe dans la nature dont il n’y ait une idée dans la chose pensante, et cette idée vient à la fois de l’essence et de l’existence de cette chose.
7 o Il résulte de ces propositions les conséquences suivantes :
8 o En tant que sous la désignation d’une chose on n’entend que l’essence de cette chose sans son existence, l’idée de l’essence ne peut pas être considérée comme quelque chose de séparé : mais cela ne peut arriver que lorsque l’existence est donnée avec l’essence, c’est-à-dire lorsqu’un objet commence à exister qui n’existait pas auparavant. Par exemple, lorsque la muraille est blanchie, il n’y a rien là que l’on puisse appeler ceci ou cela ( so ist kein dieses oder jenes daran ), etc.
9 o Maintenant, cette idée, séparée de toutes les autres, ne peut être qu’une idée de tel ou tel objet ; mais on ne peut dire qu’elle a elle-même une idée de cet objet, car une idée de ce genre, n’étant qu’une partie, ne peut avoir aucun concept clair et distinct d’elle-même et de son objet ; la chose pensante seule peut avoir un tel concept, parce qu’elle est toute la nature, tandis qu’une partie séparée de son tout ne peut rien, etc.
10 o Entre l’idée et son objet, il doit y avoir nécessairement union, parce que l’une ne peut pas exister sans l’autre : car il n’y a pas un seul objet dont il n’y ait une idée dans la chose pensante, et, réciproquement, aucune idée n’existe sans que l’objet existe également En outre, l’objet ne peut être changé sans que l’idée soit changée aussi, et réciproquement ; de sorte qu’il n’est pas besoin d’un troisième terme qui effectuerait cette union de l’âme et du corps. Cependant il ne faut pas oublier que nous ne parlons ici que des idées qui naissent nécessairement de l’existence des choses, en même temps que de leur essence en Dieu, mais non des idées que les choses actuelles déterminent en nous ; il y a en effet entre ces deux sortes d’idées une grande différence, car les idées en Dieu naissent non pas, comme en nous, d’un ou de plusieurs sens qui ne nous affectent que d’une manière imparfaite ; mais elles naissent de leur essence et de leur existence en soi ; et quoique mon idée ne soit pas la tienne, c’est une seule et même idée qui agit sur nous. (MS.) – Cette longue note n’est pas dans l’un des manuscrits, ni dans la traduction latine de M. Van Vloten ; elle n’est que dans le manuscrit et dans la traduction allemande. Elle est rédigée d’une manière confuse et obscure : mais on y voit poindre l’origine de la théorie des idées adéquates et inadéquates ; on y reconnaît également en germe le fameux théorème de l’ Éthique (prop. VII partie II) : Ordo et connexio idearum idem est ac Ordo et connexio rerum . (P. J.)
Anglais Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Indeed, according to what has been said previously:
1. There is a perfect being.
2. There cannot be two substances.
3. No substance can begin.
4. Every substance is infinite in its kind.
5. There must be an attribute of thought.
6. Nothing exists in nature of which there is not an idea in the thinking thing, and this idea arises both from the essence and from the existence of that thing.
7. From these propositions follow these consequences:
8. Insofar as by the designation of a thing one understands only the essence of that thing without its existence, the idea of the essence cannot be considered as something separate; but this can occur only when existence is given together with essence, that is, when an object begins to exist which did not exist previously. For example, when the wall is whitened, there is nothing there that can be called this or that (so ist kein dieses oder jenes daran), etc.
9. Now this idea, separated from all the others, can only be an idea of this or that object; but it cannot be said that it itself has an idea of that object, for an idea of this kind, being only a part, can have no clear and distinct concept of itself and of its object. The thinking thing alone can have such a concept, because it is the whole of nature, whereas a part separated from its whole can do nothing, etc.
10. Between the idea and its object there must necessarily be union, because one cannot exist without the other: for there is not a single object of which there is no idea in the thinking thing, and, conversely, no idea exists unless the object also exists. Moreover, the object cannot be changed without the idea also being changed, and conversely; so that there is no need of a third term to effect this union of soul and body. Nevertheless, it must not be forgotten that we are speaking here only of the ideas that arise necessarily from the existence of things, together with their essence in God, and not of the ideas that actual things determine in us. There is indeed a great difference between these two kinds of ideas, for the ideas in God arise not, as in us, from one or more senses that affect us only imperfectly, but from their essence and their existence in themselves; and although my idea is not yours, it is one and the same idea that acts upon us. (MS.) This long note is absent from one of the manuscripts and from Mr. Van Vloten's Latin translation; it occurs only in the manuscript and in the German translation. It is composed in a confused and obscure manner, but in it one can see the beginnings of the theory of adequate and inadequate ideas; one also recognizes there, in germ, the famous theorem of the Ethics (Part II, Prop. VII): Ordo et connexio idearum idem est ac Ordo et connexio rerum. (P. J.)
Concepts de ce passage
Affects
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Attribut
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Soin de l’âme
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Foi
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Famille
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Liberté
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Dieu
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Impressions et assentiment
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Amour intellectuel de Dieu
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Mode
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Nature
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Nécessité
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Choix prudent des plaisirs
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Substance
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Temps
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