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Aristote

Poétique Section 20

Section 13 sur 26

Référence canonique 1.20

Grec ancien

τῆς δὲ λέξεως ἁπάσης τάδ’ ἐστὶ τὰ μέρη, στοιχεῖον συλλαβὴ σύνδεσμος ὄνομα ῥῆμα ἄρθρον πτῶσις λόγος. στοιχεῖον μὲν οὖν ἐστιν φωνὴ ἀδιαίρετος, οὐ πᾶσα δὲ ἀλλ’ ἐξ ἧς πέφυκε συνθετὴ γίγνεσθαι φωνή· καὶ γὰρ τῶν θηρίων εἰσὶν ἀδιαίρετοι φωναί, ὧν οὐδεμίαν λέγω στοιχεῖον. ταύτης δὲ μέρη τό τε φωνῆεν καὶ τὸ ἡμίφωνον καὶ ἄφωνον. ἔστιν δὲ ταῦτα φωνῆεν μὲν τὸ ἄνευ προσβολῆς ἔχον φωνὴν ἀκουστήν, ἡμίφωνον δὲ τὸ μετὰ προσβολῆς ἔχον φωνὴν ἀκουστήν, οἷον τὸ Σ καὶ τὸ Ρ, ἄφωνον δὲ τὸ μετὰ προσβολῆς καθ’ αὑτὸ μὲν οὐδεμίαν ἔχον φωνήν, μετὰ δὲ τῶν ἐχόντων τινὰ φωνὴν γινόμενον ἀκουστόν, οἷον τὸ Γ καὶ τὸ Δ. ταῦτα δὲ διαφέρει σχήμασίν τε τοῦ στόματος καὶ τόποις καὶ δασύτητι καὶ ψιλότητι καὶ μήκει καὶ βραχύτητι ἔτι δὲ ὀξύτητι καὶ βαρύτητι καὶ τῷ μέσῳ· περὶ ὧν καθ’ ἕκαστον ἐν τοῖς μετρικοῖς προσήκει θεωρεῖν. συλλαβὴ δέ ἐστιν φωνὴ ἄσημος συνθετὴ ἐξ ἀφώνου καὶ φωνὴν ἔχοντος· καὶ γὰρ τὸ ΓΡ ἄνευ τοῦ Α † συλλαβὴ καὶ † μετὰ τοῦ Α, οἷον τὸ ΓΡΑ. ἀλλὰ καὶ τούτων θεωρῆσαι τὰς διαφορὰς τῆς μετρικῆς ἐστιν. σύνδεσμος δέ ἐστιν φωνὴ ἄσημος ἣ οὔτε κωλύει οὔτε ποιεῖ φωνὴν μίαν σημαντικὴν ἐκ πλειόνων φωνῶν πεφυκυῖα συντίθεσθαι καὶ ἐπὶ τῶν ἄκρων καὶ ἐπὶ τοῦ μέσου ἣν μὴ ἁρμόττει ἐν ἀρχῇ λόγου τιθέναι καθ’ αὑτήν, οἷον μέν ἤτοι δέ. ἢ φωνὴ ἄσημος ἣ ἐκ πλειόνων μὲν φωνῶν μιᾶς σημαντικῶν δὲ ποιεῖν πέφυκεν μίαν σημαντικὴν φωνήν. ἄρθρον δ’ ἐστὶ φωνὴ ἄσημος ἣ λόγου ἀρχὴν ἢ τέλος ἢ διορισμὸν δηλοῖ. οἷον τὸ ἀμφί καὶ τὸ περί καὶ τὰ ἄλλα. ἢ φωνὴ ἄσημος ἣ οὔτε κωλύει οὔτε ποιεῖ φωνὴν μίαν σημαντικὴν ἐκ πλειόνων φωνῶν πεφυκυῖα τίθεσθαι καὶ ἐπὶ τῶν ἄκρων καὶ ἐπὶ τοῦ μέσου. ὄνομα δέ ἐστι φωνὴ συνθετὴ σημαντικὴ ἄνευ χρόνου ἧς μέρος οὐδέν ἐστι καθ’ αὑτὸ σημαντικόν· ἐν γὰρ τοῖς διπλοῖς οὐ χρώμεθα ὡς καὶ αὐτὸ καθ’ αὑτὸ σημαῖνον, οἷον ἐν τῷ Θεόδωρος τὸ δωρος οὐ σημαίνει. ῥῆμα δὲ φωνὴ συνθετὴ σημαντικὴ μετὰ χρόνου ἧς οὐδὲν μέρος σημαίνει καθ’ αὑτό, ὥσπερ καὶ ἐπὶ τῶν ὀνομάτων· τὸ μὲν γὰρ ἄνθρωπος ἢ λευκόν οὐ σημαίνει τὸ πότε, τὸ δὲ βαδίζει ἢ βεβάδικεν προσσημαίνει τὸ μὲν τὸν παρόντα χρόνον τὸ δὲ τὸν παρεληλυθότα. πτῶσις δ’ ἐστὶν ὀνόματος ἢ ῥήματος ἡ μὲν κατὰ τὸ τούτου ἢ τούτῳ σημαῖνον καὶ ὅσα τοιαῦτα, ἡ δὲ κατὰ τὸ ἑνὶ ἢ πολλοῖς, οἷον ἄνθρωποι ἢ ἄνθρωπος, ἡ δὲ κατὰ τὰ ὑποκριτικά, οἷον κατ’ ἐρώτησιν ἐπίταξιν· τὸ γὰρ ἐβάδισεν; ἢ βάδιζε πτῶσις ῥήματος κατὰ ταῦτα τὰ εἴδη ἐστίν. λόγος δὲ φωνὴ συνθετὴ σημαντικὴ ἧς ἔνια μέρη καθ’ αὑτὰ σημαίνει τι (οὐ γὰρ ἅπας λόγος ἐκ ῥημάτων καὶ ὀνομάτων σύγκειται, οἷον ὁ τοῦ ἀνθρώπου ὁρισμός, ἀλλ’ ἐνδέχεται ἄνευ ῥημάτων εἶναι λόγον, μέρος μέντοι ἀεί τι σημαῖνον ἕξει) οἷον ἐν τῷ βαδίζει Κλέων ὁ Κλέων. εἷς δέ ἐστι λόγος διχῶς, ἢ γὰρ ὁ ἓν σημαίνων, ἢ ὁ ἐκ πλειόνων συνδέσμῳ, οἷον ἡ Ἰλιὰς μὲν συνδέσμῳ εἷς, ὁ δὲ τοῦ ἀνθρώπου τῷ ἓν σημαίνειν.

Anglais

W. H. Fyfe, 1939

Diction as a whole is made up of these parts: letter, syllable, conjunction, joint, noun, verb, case, phrase. A letter is an indivisible sound, not every such sound but one of which an intelligible sound can be formed. Animals utter indivisible sounds but none that I should call a letter. Such sounds may be subdivided into vowel, semi-vowel, and mute. A vowel is that which without any addition has an audible sound; a semivowel needs the addition of another letter to give it audible sound, for instance S and R; a mute is that which with addition has no sound of its own but becomes audible when combined with some of the letters which have a sound. Examples of mutes are G and D. Letters differ according to the shape of the mouth and the place at which they are sounded; in being with or without aspiration; in being long and short; and lastly in having an acute, grave, or intermediate accent. But the detailed study of these matters properly concerns students of metre. A syllable is a sound without meaning, composed of a mute and a letter that has a sound. GR, for example, without A is a syllable just as much as GRA with an A. But these distinctions also belong to the theory of metre. A conjunction is a sound without meaning, which neither hinders nor causes the formation of a single significant sound or phrase out of several sounds, and which, if the phrase stands by itself, cannot properly stand at the beginning of it, e.g. μέν, δή, τοί, δέ ; or else it is a sound without meaning capable of forming one significant sound or phrase out of several sounds having each a meaning of their own, e.g. ἀμφί, περί . A joint is a sound without meaning which marks the beginning or end of a phrase or a division in it, and naturally stands at either end or in the middle. A noun is a composite sound with a meaning, not indicative of time, no part of which has a meaning by itself; for in compounds we do not use each part as having a meaning of its own, for instance, in Theodorus, there is no meaning of δῶρον (gift). A verb is a composite sound with a meaning, indicative of time, no part of which has a meaning by itself - just as in nouns. Man or white does not signify time, but walks and has walked connote present and past time respectively. A case (or inflection) of a noun or verb is that which signifies either of or to a thing and the like; or gives the sense of one or many e.g. men and man; or else it may depend on the delivery, for example question and command. Walked? and Walk! are verbal cases of this kind. A phrase is a composite sound with a meaning, some parts of which mean something by themselves. It is not true to say that every phrase is made up of nouns and verbs, e.g. the definition of man ; but although it is possible to have a phrase without verbs, yet some part of it will always have a meaning of its own, for example, Cleon in Cleon walks. A phrase may be a unit in two ways; either it signifies one thing or it is a combination of several phrases. The unity of the Iliad , for instance, is due to such combination, but the definition of man is one phrase because it signifies one thing.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13

L’élocution, prise dans son ensemble, se compose des parties suivantes : lettre, syllabe, conjonction, articulation, nom, verbe, cas, proposition. Une lettre est un son indivisible, non pas tout son de ce genre, mais un son dont peut se former un son intelligible. Les animaux émettent des sons indivisibles, mais aucun que j’appellerais une lettre. Ces sons peuvent se subdiviser en voyelle, semi-voyelle et muette. Une voyelle est ce qui, sans aucune adjonction, possède un son audible ; une semi-voyelle a besoin de l’adjonction d’une autre lettre pour devenir audible, par exemple S et R ; une muette est ce qui, même avec une adjonction, n’a pas de son propre, mais devient audible lorsqu’elle est combinée avec certaines lettres qui possèdent un son. G et D sont des exemples de muettes. Les lettres diffèrent selon la forme de la bouche et le lieu où elles sont articulées ; selon qu’elles comportent ou non une aspiration ; selon qu’elles sont longues ou brèves ; enfin, selon qu’elles portent un accent aigu, grave ou intermédiaire. Mais l’étude détaillée de ces questions appartient proprement aux spécialistes du mètre. Une syllabe est un son dépourvu de signification, composé d’une muette et d’une lettre qui possède un son. GR, par exemple, sans A, est une syllabe tout autant que GRA avec un A. Mais ces distinctions relèvent elles aussi de la théorie du mètre. Une conjonction est un son dépourvu de signification qui n’empêche ni ne cause la formation, à partir de plusieurs sons, d’un seul son ou d’une seule proposition pourvus de signification, et qui, si la proposition se tient par elle-même, ne peut convenablement se placer à son commencement, par exemple μέν, δή, τοί, δέ ; ou bien c’est un son dépourvu de signification capable de former un seul son ou une seule proposition pourvus de signification à partir de plusieurs sons dont chacun possède une signification propre, par exemple ἀμφί, περί. Une articulation est un son dépourvu de signification qui marque le commencement ou la fin d’une proposition, ou une division en son sein, et qui se place naturellement à l’une ou l’autre extrémité ou au milieu. Un nom est un son composé pourvu de signification, qui n’indique pas le temps et dont aucune partie ne possède par elle-même une signification ; car, dans les noms composés, nous n’employons pas chaque partie comme ayant une signification propre : ainsi, dans Théodore, δῶρον, « don », n’a aucune signification. Un verbe est un son composé pourvu de signification, qui indique le temps et dont aucune partie ne possède par elle-même une signification, comme dans les noms. Homme ou blanc ne signifie pas le temps, mais marche et a marché connotent respectivement le présent et le passé. Un cas, ou une flexion, d’un nom ou d’un verbe est ce qui signifie de quelque chose, à quelque chose et autres rapports semblables ; ou qui donne le sens de l’un ou du multiple, par exemple hommes et homme ; ou encore il peut dépendre de l’énonciation, comme l’interrogation et le commandement. A-t-il marché ? et Marche ! sont des cas verbaux de cette sorte. Une proposition est un son composé pourvu de signification, dont certaines parties signifient quelque chose par elles-mêmes. Il n’est pas vrai que toute proposition soit composée de noms et de verbes, comme la définition de l’homme ; mais, bien qu’il soit possible d’avoir une proposition sans verbes, une de ses parties aura toujours une signification propre, par exemple Cléon dans Cléon marche. Une proposition peut constituer une unité de deux manières : soit elle signifie une seule chose, soit elle est une combinaison de plusieurs propositions. L’unité de l’Iliade, par exemple, tient à une telle combinaison, tandis que la définition de l’homme est une seule proposition parce qu’elle signifie une seule chose.

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