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Catharine Talbot

Œuvres de feu Catharine Talbot, volume éditorial associé à Elizabeth Carter Unité éditoriale 86

Unité éditoriale 86 sur 271

Référence canonique 86

Anglais

the most anxious distress : and those of us, who have the most prudence and good nature, say and do an hundred things, in our way of talking, about characters we know little of, or behaving towards those, to whom we little attend, that have much more grievous consequences, than we are aware of But then, on the other hand, we should, in ourselves, most strictly guard against all excess of this delicacy ; and though we cannot help feeling things, in the quickest manner, for the moment, we should arm our reason against our feeling, and not permit imagination to indulge it, and nurse it up into a misery : for misery if indulged, it will certainly occasion : since an excess of delicacy is the source of constant dissatisfaction, through too eager a pursuit of something every way higher, than is to be had The person of delicate judgment sees every thing, as it \vere, with a microscopic eye : so that what would be a pleasing object, to a common spectator, is, to him unsupportably coarse and disagreeable. The person of lively and delicate imagina tion disdains the common routine of com fort and satisfaction ; and seeks for hap piness in an airy sphere not formed to give it : or pursues misery, through a wild and endless maze, which at every turning grows more inextricable. By this refined delicacy of sentiment, to put ourselves on so different a footing, from the rest of the world, that it is scarce possible, we should ever understand one another, is only vain vexation

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

la détresse la plus anxieuse ; et ceux d’entre nous qui possèdent le plus de prudence et de bonté disent et font cent choses, dans notre manière de parler de caractères que nous connaissons peu ou de nous conduire envers ceux auxquels nous prêtons peu d’attention, qui ont des conséquences beaucoup plus pénibles que nous ne le soupçonnons.

Mais, d’un autre côté, nous devrions nous garder nous-mêmes avec la plus grande rigueur de tout excès de cette délicatesse ; et quoique nous ne puissions nous empêcher, sur le moment, de ressentir les choses de la manière la plus vive, nous devrions armer notre raison contre notre sentiment, et ne pas permettre à l’imagination de le favoriser et de le nourrir jusqu’à en faire un malheur. Car elle causera certainement du malheur si on la laisse faire, puisque l’excès de délicatesse est la source d’une insatisfaction constante, par la poursuite trop ardente de quelque chose qui, à tous égards, est plus élevé que ce que l’on peut obtenir.

La personne au jugement délicat voit toute chose, pour ainsi dire, d’un œil microscopique ; de sorte que ce qui serait un objet plaisant pour un spectateur ordinaire lui paraît insupportablement grossier et désagréable. La personne douée d’une imagination vive et délicate dédaigne la routine commune du bien-être et de la satisfaction ; elle cherche le bonheur dans une sphère aérienne qui n’est pas faite pour le donner, ou poursuit le malheur à travers un labyrinthe sauvage et sans fin qui, à chaque détour, devient plus inextricable. Se placer, par cette délicatesse raffinée du sentiment, sur un pied si différent du reste du monde qu’il nous soit presque impossible de jamais nous comprendre les uns les autres, n’est que vaine affliction.

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