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Chrysippe

SVF III : éthique de Chrysippe Page scan-116

Page 106 sur 203

Référence canonique scan-116

Grec ancien

108 DE AFFECTIBUS. uávov ivícvuó0oni, ti uiv ógéyeGOn, móuarog simo: vóv Ónüvra, wi] ovy- q0000vtsg ,0géyeGOouA Aéyswv, &Gvslov yáp vu vqv Ogtbuv sivot xai uóvov ToU cogo, Omágysw yov aciei 0ogu3jv AoyiGvixdv mí ti cov xe UL) 0vT0G, &v 0b Ém)vusiv*, oo0i otro óvoutetv gvyjoootv- reg TÓ utv yàg Qupiv o)x iv roig poókoic póvov, &AÀ& xal rote &Grslotg yíyvecOoi, vv Ó éniOvuloav adzdv ve qoasiqv sivat «al uóvoic voig pasAoic dyyivec Oni. tiva, yàg 0gs&uv &99óogc Qenvi- x1v mzQ0g vÓ vvyqGveLV. i Ó& ui] uoxoóv otvoc cXvijc ópgiauóv mroujGstev, GÀ Doeblv Ls] &Àoyov Urt oyev einóv, émvuwiieen uc Gsuvü &voi 7:0À- Mug o)x iv vij zQoyudrov imum uóvov, GÀÀà x&v rij vüv óvopérav qonoss wvoíov ÓL«géígovri. voioUro, Ó' cule xcl rÓv muÀciOv 10ev ox OÀLyot, woOdzso x«l cbróg Ó llÀévov gqmoív, óvóueGt. yocutvoi xowóg usro- voueGuévorg. (Videtur mihi Chrysippus Platoni opprobrio vertisse, quod in libro 15 quarto de re publiea in synonymorum distinctione parum diligens fuisset: eui patrocinatur Galenus.) 449 Clemens Al. Strom. IV 18 p. 617 Pott. üps£iv o)v émieuulag duexofvovw oí 7c&QL evo Oswvot^ x«l viv uiv émi TÓovaig xol dxoAecíe vérTOUGLV, Ghoyov o)Guv' Tiv Ói Ogskuv imi vüv mxoerà qciw &voyxolom, 20 Àoyiwi]v nápoyovoav xvni. [2d 1 c 8 4. Affectus exstirpandos esse, non temperandos. 443 Seneca ep. 116,1. Utrum satius sit modieos habere adfectus an nullos, saepe quaesitum est: nostri illos expellunt, Peripatetici temperant. 25 444 Lactant. div. instit. VI 14. Nam Stoici affectus omnes, quo- rum impulsu animus commovetur, ex homine tollunt, cupiditatem, laeti- tiam, metum, moestitiam: quorum duo priora ex bonis sunt aut futuris aut praesentibus; posteriora ex malis. Eodem modo haee quattuor morbos (ut dixi) vocant, non tam natura insitos, quam. prava opinione susceptos: 30 et ideirco eos censent exstirpari posse radicitus, si bonorum malorumque opinio falsa tollatur. Si enim nihil censeat sapiens bonum, nihil malum, nec eupiditate ardescet, nec laetitia gestiet, nec metu terrebitur nec aegri- tudine contrahetur. Lactant. de ira ep. 17. Sed Stoici non viderunt esse discrimen 35 recti et pravi; esse iram iustam, esse et iniustam; et quia medelam rei non inveniebant, voluerunt eam penitus excidere. Cf. ep. 18. Quid opus est, inquiunt, ira, cum sine hoc affectu peccata corrigi possint. 445 Clemens Al. Paed. I 13 p. 158 Pott. Ilüv vó meg& vóv Àó- 40 yov róv 0o90v voüro &uáovqud iori. edvíua yobv và máOmg rà yevuxdvoro dÓÉ mc óoíftó9or. &EoUo.w of quÀócogov Tijv uiv im9vyulav Opebwv. &mev0 d] Aóyo' vóv Ó& gófov Fxxiuwwv &meiO:] Aóyo TÓovav 0b Fuagciw wuyic m5 Aóyo. 2 &ovsiov scripsi, «iviov libri. 8 si 0$ - énituwjos. corrupta; fortasse: ei OÉ (vig) - - simow, Envios.

Anglais Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13

108 ON THE PASSIONS

If asked what it is to strive for, he might name the relevant term, while not admitting the expression “to strive.” For he says that striving is alien and belongs only to the wise person, since it is a rational impulse toward something insofar as it is good. But if asked what it is to desire, they will be unable even to name it. For anger occurs not only in fools but also in virtuous people, whereas desire itself is said to be a passion and to arise only in fools. For desire is an irrational reaching toward the attainment of something. If, however, someone were to define it not as irrational appetite but as irrational striving, nothing solemn would be lost. Much confusion arises not only in the facts but also from distinctions among names. Many of the ancients did likewise, as Plato himself says, using common names without differentiation.

(It seems to me that Chrysippus reproached Plato for insufficient care in distinguishing synonyms in the fourth book of the Republic. Galen defends Plato.)

442 Clement of Alexandria, Stromata IV 18, p. 617 Pott. Those who follow Zeno distinguish striving from desire. They assign desire to disgraceful and intemperate things, since it is irrational, but striving to necessary things in accordance with nature, since it is a rational movement.

§4. The passions must be uprooted, not moderated.

443 Seneca, Letter 116,1. It has often been asked whether it is better to have moderate passions or none. Our school expels them; the Peripatetics moderate them.

444 Lactantius, Divine Institutes VI 14. The Stoics remove from the human being all the passions by whose impulse the mind is moved: desire, delight, fear, and sadness. The first two arise from goods, future or present; the latter two from evils. In the same way they call these four things diseases, as I have said, regarding them as acquired through false opinion rather than implanted by nature. They therefore believe that these diseases can be uprooted entirely if false opinion about goods and evils is removed. For if the wise person judges nothing good and nothing evil, he will neither burn with desire, exult with delight, be terrified by fear, nor be contracted by distress.

Lactantius, On the Anger of God, chapter 17. But the Stoics did not see that there is a difference between right and wrong, that there is both just and unjust anger. Because they found no remedy for the matter, they wished to cut anger away entirely. Compare chapter 18: “What need is there of anger,” they say, “when faults can be corrected without this passion?”

445 Clement of Alexandria, Paedagogus I 13, p. 158 Pott. Every movement of the wise person around reason is a good disposition. Accordingly, the generic passions are divided as follows by the philosophers: desire is appetite disobedient to reason; fear is avoidance disobedient to reason; pleasure is an elevation of the soul disobedient to reason.

2 “alien” is my correction; the manuscripts read otherwise. 8 the passage is corrupt; perhaps: “but if someone were to say...”

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13

108 DES AFFECTIONS. Certains ont voulu fixer pour chacun des noms une signification propre. Si l’on dit « tendre vers », on indiquera la tendance ; ils n’admettront pas qu’on dise « désirer », car ils estiment que la tendance appartient aussi au sage, puisqu’elle est une impulsion rationnelle vers quelque chose qui doit ou ne doit pas être. Mais s’il s’agit de « convoiter », ils refuseront de donner ce nom à la tendance : le désir passionnel ne se trouve pas seulement chez les insensés, mais aussi chez les sages, tandis que la convoitise est une affection et ne naît que chez les insensés. La tendance est en effet une impulsion rationnelle vers l’obtention d’une chose. Si quelqu’un ne conservait pas cette définition exacte, mais disait simplement qu’elle est une impulsion irrationnelle, il donnerait à la convoitise un sens différent. Il ne se tromperait pas seulement sur les réalités, mais aussi dans l’emploi des noms. Beaucoup d’anciens l’ont fait, et Platon lui-même, qui emploie des noms communs et interchangeables.

(Il me semble que Chrysippe reprochait à Platon de ne pas avoir distingué les synonymes avec assez de soin au quatrième livre de la République ; Galien prend la défense de Platon.)

442 Clément d’Alexandrie, Stromates IV, 18, p. 617 Pott. Ceux qui suivent Zénon distinguent la tendance de la convoitise. Ils rangent cette dernière parmi les plaisirs et les intempérances, parce qu’elle est irrationnelle ; mais ils font de la tendance vers ce qui est conforme à la nature une impulsion nécessaire et rationnelle.

§ 4. Les affections doivent être extirpées et non tempérées.

443 Sénèque, Lettre 116,1. On a souvent demandé s’il était préférable d’avoir des affections modérées ou de n’en avoir aucune. Les nôtres les chassent ; les Péripatéticiens les tempèrent.

444 Lactance, Institutions divines VI, 14. Les Stoïciens ôtent en effet de l’être humain toutes les affections dont l’impulsion émeut l’âme : convoitise, allégresse, crainte et tristesse. Les deux premières viennent des biens futurs ou présents, les deux dernières des maux. De même, ils appellent ces quatre affections des maladies, comme je l’ai dit, et pensent qu’elles sont moins implantées par la nature qu’adoptées sous l’effet d’une opinion dépravée. Ils jugent donc qu’on peut les extirper radicalement si l’on supprime l’opinion fausse concernant les biens et les maux. Si le sage ne juge rien bon ni mauvais, il ne brûlera pas de convoitise, ne bondira pas d’allégresse, ne sera pas terrifié par la crainte et ne sera pas contracté par le chagrin.

Lactance, De la colère, chap. 17. Mais les Stoïciens n’ont pas vu qu’il existe une différence entre ce qui est droit et ce qui est dépravé, qu’il existe une colère juste et une colère injuste. Ne trouvant pas de remède à la chose, ils ont voulu la retrancher entièrement. Cf. chap. 18. À quoi sert la colère, disent-ils, puisque les fautes peuvent être corrigées sans cette affection ?

445 Clément d’Alexandrie, Pédagogue I, 13, p. 158 Pott. Tout ce qui, chez l’être humain, se tient en dehors de la raison est faute. Les affections les plus générales sont ainsi définies par les philosophes : la convoitise est une tendance désobéissant à la raison ; la crainte, un éloignement désobéissant à la raison ; le plaisir, une exaltation de l’âme qui désobéit à la raison.

2 &ovsiov, correction de l’éditeur ; « «iviov » dans les manuscrits. 8 si 0$ [...] énituwjos., passage corrompu ; peut-être : ei OÉ (vig) [...] simow, Envios.

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