Domaine public
L’ouvrage et les traductions affichées sont signalées comme appartenant au domaine public ou issues d’une transcription ouverte.
Cicéron
Lettres à Atticus Passage 2
Passage 240 sur 1 479
Référence canonique 3.15.2
Latin
perseus-cicero-letters_to_atticus-lat
ad primam tibi hoc scribo, me ita dolere ut non modo a mente non deserar sed id ipsum doleam, me tam firma mente ubi utar et quibuscum non habere. nam si tu me uno non sine maerore cares, quid me censes qui et te et omnibus? et si tu incolumis me requiris, quo modo a me ipsam incolumitatem desiderari putas? nolo commemorare quibus rebus sim spoliatus, non solum quia non ignoras sed etiam ne rescindam ipse dolorem meum; hoc confirmo neque tantis bonis esse privatum quemquam neque in tantas miserias incidisse. dies autem non modo non levat luctum hunc sed etiam auget. nam ceteri dolores mitigantur vetustate, hic non potest non et sensu praesentis miseriae et recordatione praeteritae vitae cotidie augeri. desidero enim non mea solum neque meos sed me ipsum. quid enim sum? sed non faciam ut aut tuum animum angam querelis aut meis vulneribus saepius manus adferam. nam quod purgas eos quos ego mihi scripsi invidisse et in eis Catonem, ego vero tantum illum puto ab isto scelere afuisse ut maxime doleam plus apud me simulationem aliorum quam istius fidem valuisse. ceteros quod purgas, debent mihi probati esse, tibi si sunt. sed haec sero agimus.
Anglais Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
In answer to the first I write this: I grieve in such a way that not only does my mind not desert me, but I grieve for this very reason, that with so firm a mind I have nowhere and no one with whom to employ it. For if you miss me alone with grief, what do you think of me, who miss both you and everyone? And if, while safe yourself, you feel the lack of me, how do you suppose I feel the lack of safety itself? I do not wish to recall the things of which I have been stripped, not only because you know them, but also lest I reopen my own pain. This I affirm: no one has ever been deprived of such great blessings or fallen into such great misery. Time not only does not alleviate this mourning, but even increases it. Other griefs are softened by age; this one cannot but increase daily both through the sense of present misery and through recollection of my former life. For I miss not only my possessions and my family, but myself. What am I now? But I shall not distress your spirit with complaints or lay hands on my wounds too often. As for your defense of those whom I wrote had envied me, Cato among them, I truly think that he was so far removed from that crime that my greatest grief is that other men's pretense had more influence with me than his good faith. As for the others whom you defend, they must have my approval if they have yours. But we are dealing with these things too late.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
À la première, je réponds ceci : ma douleur est telle que, loin d’être abandonné par ma raison, je souffre précisément de ne disposer, avec un esprit si ferme, d’aucun lieu ni d’aucune compagnie où l’employer. Car si toi, privé de moi seul, tu éprouves du chagrin, que penses-tu de moi, qui suis privé de toi et de tous les autres ? Et si, demeuré sain et sauf, tu regrettes mon absence, combien penses-tu que je regrette le salut lui-même ? Je ne veux pas rappeler de quels biens j’ai été dépouillé, non seulement parce que tu ne l’ignores pas, mais encore pour ne pas rouvrir moi-même ma douleur. J’affirme seulement que personne n’a été privé de biens si grands ni précipité dans de si profondes misères. Le temps, loin d’alléger ce deuil, l’accroît. Les autres douleurs sont adoucies par l’ancienneté. Celle-ci ne peut que croître chaque jour, par le sentiment de ma misère présente et le souvenir de ma vie passée. Car je ne regrette pas seulement mes biens et les miens, je me regrette moi-même. Que suis-je, en effet ? Mais je ne tourmenterai pas ton esprit par mes plaintes et ne porterai pas plus souvent les mains sur mes blessures. Tu disculpes ceux que je t’ai écrits m’avoir envié, et Caton parmi eux. Pour ma part, je le crois si éloigné de ce crime que ma plus grande douleur est d’avoir laissé la feinte des autres l’emporter auprès de moi sur sa loyauté. Quant aux autres que tu disculpes, ils doivent être approuvés par moi s’ils le sont par toi. Mais nous nous occupons trop tard de tout cela.
Concepts de ce passage
Devoir civique
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Fortune
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Amitié
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Éros philosophique
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Prière
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque
Péché
Voir la fiche détaillée
Filtrer la bibliothèque