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Albert Einstein
Comment je vois le monde Section section-0020
Section 20 sur 169
Référence canonique section-0020
Anglais
Alan Harris
and needs that have led men to religious thought and belief in the widest sense of the words ? *A litde con¬ sideration will suffice to show us that the most varying emotions preside over the birth of religious thought and experience. With primitive man it is above all fear that evokes religious notions - fear of hunger, wild beasts, sickness, death. Since at this stage of existence understanding of causal connexions is usually poorly developed, the human mind creates for itself more or less analogous beings on whose wills and actions these fearful happenings depend. One’s object now is to secure the favour of these beings by carrying out actions and offering sacrifices which, according to the tradition handed down from generation to generation, propitiate them or make diem well disposed towards a mortal. I am speaking now of the religion of fear. This, though not created, is in an important degree stabilised by the formation of a special priestly caste which sets up as a mediator between the people and the beings they fear, and erects a hegemony on this basis. In many cases the leader or ruler whose position depends on other factors, or a privileged class, combines priestly functions widi its secular authority in order to make die latter more secure; or the political rulers and die priestly caste make common cause in their own interests. The social feelings are another source of die crystal¬ lisation of religion. Fathers and mothers and the leaders of larger human communities are mortal and fallible. The desire for guidance, love and support prompts men to form the social or moral conception of God. This is the God of Providence who protects, disposes, rewards and punishes, the God who, according to the width of the believer’s outlook, loves and cherishes the life of the tribe or of the human race, or even life as such, the comforter in sorrow and unsatisfied longing, who preserves the souls of the dead. This is the social
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
et les besoins qui ont conduit les hommes à la pensée et à la croyance religieuses, au sens le plus large de ces termes ? *Une brève réflexion suffira à nous montrer que les émotions les plus diverses président à la naissance de la pensée et de l’expérience religieuses. Chez l’homme primitif, c’est avant tout la peur qui suscite les notions religieuses : peur de la faim, des bêtes sauvages, de la maladie, de la mort. Comme, à ce stade de l’existence, la compréhension des rapports de causalité est généralement peu développée, l’esprit humain crée pour lui-même des êtres plus ou moins analogues, dont les volontés et les actions déterminent ces événements redoutés. Il s’agit alors de gagner la faveur de ces êtres en accomplissant des actes et en offrant des sacrifices qui, selon la tradition transmise de génération en génération, les apaisent ou les rendent bien disposés envers un mortel. Je parle ici de la religion de la peur. Celle-ci, sans être créée par elle, est dans une large mesure stabilisée par la formation d’une caste sacerdotale particulière, qui s’érige en médiatrice entre le peuple et les êtres qu’il redoute, et fonde sur cette fonction son hégémonie. Dans de nombreux cas, le chef ou le souverain, dont la position dépend d’autres facteurs, ou une classe privilégiée, associe les fonctions sacerdotales à son autorité séculière afin de rendre celle-ci plus sûre. Ou bien les dirigeants politiques et la caste sacerdotale font cause commune dans leur propre intérêt.
Les sentiments sociaux constituent une autre source de la cristallisation de la religion. Les pères, les mères et les chefs de communautés humaines plus vastes sont mortels et faillibles. Le désir d’être guidé, aimé et soutenu pousse les hommes à former la conception sociale ou morale de Dieu. C’est le Dieu de la Providence, qui protège, dispose, récompense et punit. C’est le Dieu qui, selon l’étendue de la vision du croyant, aime et chérit la vie de la tribu ou du genre humain, voire la vie elle-même, le consolateur dans le chagrin et le désir insatisfait, celui qui préserve les âmes des morts. Telle est la religion sociale
Concepts de ce passage
Soin de l’âme
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Sentiment religieux cosmique
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Mort
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Démocratie
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Désir
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Éther et champ
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Foi
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Famille
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Crainte
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