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Elizabeth Carter

Lettres d’Elizabeth Carter à Catherine Talbot Unité 111

Unité 108 sur 139

Référence canonique 111

Anglais

end of your journey, where I have the comfort of thinking that you will not meet with any one coun tenance so ungracious as that which has distressed you for so many months past ; but will find all your friends and neighbours looking the joy, that I defy them not to Jed upon seeing you amongst them again. You cannot imagine how I am haunted with the thoughts of having grieved you, and yet from my weary and dejected looks, and unreason- VOL. in. B able able low spirits, I find this has constantly been th? case. Alas ! I thought my only grief was to fee) myself perfectly useless to you, but I have been worse, I have been hurtful to you, Was it so the last piece of a week that you entirely spent with us ? I hope not, for then we had some hours that appeared to me comfortable ones. And oh how earnestly did I wish last night that you co'uld have stayed a few weeks more to see me mend upon your hands ! How would I have brightened up my coun tenance, and dismissed those petty cares which I have suffered hitherto to cloud it in so unsufferable a degree ; At least I think I , would have done so ; o I think I will do so, though you are absent, and will be never the better for it. I am convinced now that bad nerves (as one is pleased to call the indul gence of humour) are little short of a mortal sin. They disgrace one's best principles, grieve one's best friends, and make one's whole being ungrate ful. Yoiif's are of quite a different sort from mine, and with an aching head and twitching limbs you go about the world active, useful, cheerful, and thankful. While T, plump and rosy, eating hearty, sleeping well, sit lolling In my easy chair, and not deigning even to look comfortable. Exte nuate as kindly as you will, no effects of an illness, however severe, no uniformity of life, no petty cares and attentions, though vexatious and teizing dfcfe as as gnats, can totally excuse such a disposition : it is, as you said, truly the only temptation that I have to guard against. And I am now awakened to a thorough resolution of using every endeavour to subdue it. I believe yoii would have come into my room again that night, as I wished you then, and as I am now glad you did not, had you heen aware into what a solemn train of thought I was led by the shutting of the door. " Now she is absolutely gone ; I have not even a moment to beg her pardon, or to make out that I have not been quite so much to blame ; When we may meet again is uncertain as human life. How we may meet again, is uncer tain as human happiness. In this Now * of health, arid prosperity, and ease, with every thing dearest to me arouttd, I have always received her with in fectious dejection and uncomfortable gloom. How dare I make any resolutions for a future time; do I deserve that such an opportunity should ever be granted me again ! This opportunity then is gone irrevocably ; The time must Come when every op portunity of every amendment will be gone as zVrevocab/y. The last of all last moments is hasten ing ; and at present all the impression I leave on the mind of my most partial friend is gloom, and * " This golden Now."; Prior. B 2 uricona- uncomfortableness." Fatal dream? But now at last I am thoroughly awake, and a thousand thanks to you as the kind instrument of awakening me? I sat down and died comfortably, -writ you a note, which I will enclose, and then prudently deter mined hot to send it, lest it should hurt you. • I therefore went quietly to sleep, and waked just after six, with the very painful thought that you was absolutely gone. I did not then know that you was gone with a bad head-ache. Surely you could feel no concern at parting with me; And why you' should" ever have cared for rnc, but out of mere compassion, I can hardly guess ; But on those thoughts I will not dwell, nor much on the recol lection how often I have made you promises, of amendment that are still to be made again. 'May it be now to more lasting purpose ! Farewell ! I know not how to thank you enough for all the goodness I have so little deserved. I wish you every happiness, and as a small part of it, that you could know with what true esteem and gratitude 1 am &c. • ffc jfjaaa'fq .to bun \>m vai to !.»m • THE THE NOTE THAT WAS ENCLOSED. NOTWITHSTANPING that, I dare say I shall sleep very well, but wake I hope to quite another sort of life than my lethargic one has been, I beseech you form a smiling and sparkling idea of me ; -I trust it shall be a true one. I will not sit down and lament, but get up and amend. You have done me infinite good, and let that give you pleasure. Blessings attend your steps, and may you enjoy health better than mine, with the conti^ nuance of your own temper and spirits ! Adieu !

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

fin de votre voyage, où j’ai la consolation de penser que vous ne rencontrerez aucun visage aussi peu gracieux que celui qui vous a affligée pendant tant de mois, mais que vous trouverez tous vos amis et voisins laissant paraître une joie qu’ils ne sauraient, je les en défie, ne pas ressentir en vous revoyant parmi eux. Vous ne pouvez imaginer combien je suis hantée par la pensée de vous avoir peinée, et pourtant, à mes regards las et abattus, à mon humeur déraisonnablement sombre, je constate que tel a constamment été le cas. Hélas ! je pensais que mon seul chagrin était de me sentir parfaitement inutile pour vous, mais j’ai fait pis : je vous ai fait du mal. En fut-il ainsi durant la dernière partie de cette semaine que vous avez passée tout entière avec nous ? J’espère que non, car nous eûmes alors quelques heures qui me parurent réconfortantes. Et, oh ! combien ardemment ai-je souhaité, la nuit dernière, que vous eussiez pu rester quelques semaines de plus pour me voir aller mieux entre vos mains ! Comme j’aurais éclairci mon visage et congédié ces petits soucis auxquels j’ai jusqu’ici permis de l’assombrir à un degré si insupportable ! Du moins, je crois que je l’aurais fait. Oh ! je crois que je le ferai, bien que vous soyez absente et ne puissiez jamais en profiter. Je suis maintenant convaincue que les mauvais nerfs, comme il nous plaît d’appeler cette complaisance envers nos humeurs, sont à peine moins qu’un péché mortel. Ils déshonorent nos meilleurs principes, affligent nos meilleurs amis et rendent tout notre être ingrat. Les vôtres sont d’une tout autre sorte que les miens : la tête douloureuse et les membres agités de spasmes, vous parcourez le monde, active, utile, joyeuse et reconnaissante. Tandis que moi, ronde et rose, mangeant de bon appétit, dormant bien, je reste affalée dans mon fauteuil et ne daigne même pas prendre un air satisfait. Atténuez la faute avec toute votre bonté : aucun effet d’une maladie, si grave soit-elle, aucune monotonie dans la vie, aucun petit souci ni aucune attention, bien qu’ils soient aussi contrarieurs et agaçants que des moucherons, ne sauraient entièrement excuser une telle disposition. C’est véritablement, comme vous l’avez dit, la seule tentation contre laquelle j’aie à me garder. Et je suis maintenant éveillée à la ferme résolution d’employer tous mes efforts pour la vaincre. Je crois que vous seriez revenue dans ma chambre cette nuit-là, comme je le souhaitais alors et comme je suis à présent heureuse que vous ne l’ayez pas fait, si vous aviez su dans quel cours solennel de pensées la fermeture de la porte m’avait entraînée. « À présent, elle est absolument partie. Je n’ai même plus un instant pour lui demander pardon ou pour établir que je n’ai pas été tout à fait aussi coupable. Le moment où nous pourrons nous revoir est aussi incertain que la vie humaine. La manière dont nous pourrons nous revoir est aussi incertaine que le bonheur humain. Dans cet Aujourd’hui* de santé, de prospérité et de repos, avec autour de moi tout ce qui m’est le plus cher, je l’ai toujours reçue avec un abattement contagieux et une obscurité pénible. Comment oserais-je prendre des résolutions pour un temps futur ? Mérité-je qu’une telle occasion me soit jamais accordée de nouveau ! Cette occasion-ci est donc irrévocablement perdue. Le temps doit venir où toute occasion de toute amélioration sera tout aussi irrévocablement perdue. Le dernier de tous les derniers instants approche, et, pour le présent, toute l’impression que je laisse dans l’esprit de mon amie la plus indulgente n’est qu’obscurité et malaise. »

* « Ce précieux Aujourd’hui. » Prior.

Rêve fatal ? Mais enfin, à présent, je suis tout à fait éveillée, et mille grâces vous soient rendues, à vous qui avez été le bienveillant instrument de mon réveil ! Je m’assis et mourus tranquillement, vous écrivis un billet que je joindrai à cette lettre, puis décidai prudemment de ne pas l’envoyer, de peur qu’il ne vous fît de la peine. Je m’endormis donc paisiblement et me réveillai peu après six heures, avec la très douloureuse pensée que vous étiez absolument partie. Je ne savais pas alors que vous étiez partie avec un violent mal de tête. Vous ne pouviez certainement éprouver aucun regret à vous séparer de moi. Et pourquoi vous êtes-vous jamais souciée de moi, sinon par pure compassion ? Je peux à peine le deviner. Mais je ne m’attarderai pas sur ces pensées, ni beaucoup sur le souvenir du nombre de fois où je vous ai promis une amélioration qui reste encore à accomplir. Puisse-t-elle cette fois produire un effet plus durable ! Adieu ! Je ne sais comment vous remercier assez de toute cette bonté que j’ai si peu méritée. Je vous souhaite tout le bonheur possible et, pour petite part de celui-ci, que vous puissiez savoir avec quelle estime véritable et quelle gratitude je suis, etc.

LE BILLET QUI ÉTAIT JOINT.

QUOIQUE je sois sûre de très bien dormir, j’espère toutefois me réveiller pour une vie tout autre que la vie léthargique qui fut la mienne. Je vous supplie de vous former de moi une image souriante et étincelante. J’ai confiance qu’elle sera fidèle. Je ne vais pas m’asseoir pour me lamenter, mais me lever pour m’amender. Vous m’avez fait un bien infini, et que cela vous réjouisse. Que les bénédictions accompagnent vos pas, et puissiez-vous jouir d’une santé meilleure que la mienne, tout en conservant votre caractère et votre entrain ! Adieu !

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