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Elizabeth Carter

Lettres d’Elizabeth Carter à Catherine Talbot Unité 9

Unité 8 sur 139

Référence canonique 9

Anglais

Deal, April 16, 1/43. I AM extremely obliged to you, my dear Miss Talbot, for your account of the Italian epistolists. I find I am not likely to be much edified by their sense, but they may perhaps be of use to me in gaining the improvement I wish for in the language. I heartily forgive your raillery on my employ ment, which I have with great sagacity at last dis covered to be a very fruitless expence of time : this sort of work indeed would be no unpardonable amusement, was it any ingenious imitation of na ture, but really most of the patterns are a perfect imitation of the gothic taste, and a mere combina tion of inconsistencies. Thus having spent several weeks weeks about a thing that has had no tendency to make me better, wiser, or more agreeable to my self or to society, and finding no great joy from that reputation it has gained me with notable folks, I shall for the future bid farewell to this 'sort of fame, and quietly proceed in the regular track and unambitious exercise of harmless plain-work; as tending much more to the emolument of my family, though (notwithstanding all the fine things I have been saying) not so well suited to my excursive genius, which is better pleased in wandering through the perplexities of A scrawling pattern, than in being confined to travel over an unwearied seam a •mile long, from which I believe you will think I have taken the plan of this period. I long much to know how you like the " Com plaint." I have heard it spoken of in such a manner by good judges, that perhaps it would be prudent in me to avoid declaring how much I ad mire it; some defects it certainly has: but surely these may be treated with indulgence, when they are- compensated by such surprizing beauty. Mr. Wright had given me no account of his negociations when I received your's : I have since had one from himself, which I for some time looked over with great veneration, and most profound ig norance, imagining it had been wrote in Coptic characters; till at length I happily discovered the «» name so name of Miss Talbot, certain magic syllables that cast a more than lustre over the more than Egyp tian darkness of a manuscript, which it would have been impossible for me to read without their assistance, and with it, I believe, I might defy any language or any scrawl, that is, or is not in use upon the face of the whole earth to puzzle me. I hope, as you had so long avoided public places, you have since persevered, as that may have been a means to secure you from the epidemic cold, of which we hear so many melancholy accounts* I would willingly run the hazard of it if I could get to London, for the whole county of Kent is at pre sent to me depopulated, so that with the absence of almost all my friends, and the being confined to sit listening to the roaring of the waves, and the horrible howling of a North East wind, I am quite in a melancholy situation; though it is a great ad vantage under such solitary circumstances to have a genius for castle building, which would afford me some happy hours if I was banished to the Orcades. I began this paper with a very unmerciful design of proceeding to the bottom, and it will be very good news to you that I am at present prevented from adding more, than that I am, &c

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Deal, 16 avril 1743.

JE vous suis extrêmement obligée, ma chère Mlle Talbot, pour votre compte rendu des épistoliers italiens. Je vois que leur pensée ne contribuera probablement guère à mon édification, mais ils pourront peut-être m’être utiles pour acquérir le progrès que je souhaite dans la langue.

Je vous pardonne de tout cœur vos railleries sur mon occupation, que j’ai enfin découvert, avec une grande sagacité, être une dépense de temps fort stérile. Ce genre de travail ne serait certes pas un divertissement impardonnable s’il constituait quelque ingénieuse imitation de la nature ; mais, en vérité, la plupart des modèles sont une parfaite imitation du goût gothique et une simple combinaison d’incohérences.

Ainsi, après avoir passé plusieurs semaines à une chose qui ne tendait nullement à me rendre meilleure, plus sage ou plus agréable à moi-même ou à la société, et ne tirant aucune grande joie de la réputation qu’elle m’a acquise auprès des gens industrieux, je prendrai désormais congé de cette sorte de gloire et suivrai tranquillement la voie régulière et l’exercice sans ambition des simples travaux de couture ; ceux-ci contribuent bien davantage au profit de ma famille, bien qu’ils conviennent moins, malgré toutes les belles choses que je viens de dire, à mon génie vagabond, qui préfère errer dans les perplexités d’un modèle griffonné plutôt que d’être condamné à parcourir une infatigable couture longue d’un mille, dont vous penserez, je crois, que j’ai tiré le plan de cette période.

Je brûle de savoir ce que vous pensez de la « Plainte ». J’en ai entendu parler par de bons juges de telle manière qu’il serait peut-être prudent d’éviter de déclarer combien je l’admire. Elle a certainement quelques défauts ; mais assurément ceux-ci peuvent être traités avec indulgence lorsqu’ils sont compensés par une beauté si surprenante.

M. Wright ne m’avait donné aucun compte rendu de ses négociations lorsque j’ai reçu le vôtre. Depuis, j’en ai reçu un de sa propre main, que j’ai considéré quelque temps avec une grande vénération et une ignorance fort profonde, imaginant qu’il avait été écrit en caractères coptes ; jusqu’à ce qu’enfin je découvre heureusement le nom de Mlle Talbot, syllabes magiques qui jetèrent plus que de l’éclat sur les ténèbres plus qu’égyptiennes d’un manuscrit qu’il m’aurait été impossible de lire sans leur secours. Avec elles, je crois pouvoir défier toute langue ou tout griffonnage, en usage ou non sur toute la face de la terre, de me déconcerter.

J’espère que, puisque vous aviez si longtemps évité les lieux publics, vous avez persévéré depuis lors, car cela aura pu vous préserver du rhume épidémique dont nous entendons tant de récits mélancoliques. J’en courrais volontiers le risque si je pouvais gagner Londres, car tout le comté de Kent est actuellement dépeuplé pour moi. Avec l’absence de presque tous mes amis, et réduite à demeurer assise en écoutant le rugissement des vagues et l’horrible hurlement d’un vent du nord-est, je me trouve dans une situation fort mélancolique. C’est toutefois un grand avantage, dans de telles circonstances solitaires, que d’avoir du génie pour bâtir des châteaux en Espagne ; cela me procurerait quelques heures heureuses si j’étais bannie aux Orcades.

J’ai commencé cette feuille avec le dessein fort impitoyable d’aller jusqu’au bas, et ce sera pour vous une très bonne nouvelle qu’on m’empêche à présent d’ajouter davantage, sinon que je suis, etc.

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