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Friedrich Nietzsche

Par-delà bien et mal Bloc s02

Bloc 265 sur 302

Référence canonique b0264.s02

Allemand

Der Gegensatz kommt auf seine Spitze, wenn sich, gemäss der Sklavenmoral-Consequenz, zuletzt nun auch an den „Guten“ dieser Moral ein Hauch von Geringschätzung hängt - sie mag leicht und wohlwollend sein - , weil der Gute innerhalb der Sklaven-Denkweise jedenfalls der ungefährliche Mensch sein muss: er ist gutmüthig, leicht zu betrügen, ein bischen dumm vielleicht, un bonhomme. Überall, wo die Sklaven-Moral zum Übergewicht kommt, zeigt die Sprache eine Neigung, die Worte „gut“ und „dumm“ einander anzunähern. - Ein letzter Grundunterschied: das Verlangen nach Freiheit, der Instinkt für das Glück und die Feinheiten des Freiheits-Gefühls gehört ebenso nothwendig zur Sklaven-Moral und -Moralität, als die Kunst und Schwärmerei in der Ehrfurcht, in der Hingebung das regelmässige Symptom einer aristokratischen Denk- und Werthungsweise ist. - Hieraus lässt sich ohne Weiteres verstehn, warum die Liebe als Passion - es ist unsre europäische Spezialität - schlechterdings vornehmer Abkunft sein muss: bekanntlich gehört ihre Erfindung den provençalischen Ritter-Dichtern zu, jenen prachtvollen erfinderischen Menschen des „gai saber“, denen Europa so Vieles und beinahe sich selbst verdankt. -

Anglais Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13

The opposition reaches its culmination when, in accordance with the logic of slave morality, a breath of contempt finally attaches even to the “good” person of this morality, though it may be slight and benevolent, because within the slave’s way of thinking the good person must in any case be the harmless person: he is good-natured, easily deceived, perhaps a little stupid, un bonhomme. Wherever slave morality gains predominance, language shows a tendency to bring the words “good” and “stupid” closer together. A final fundamental distinction: the longing for freedom, the instinct for happiness and for the refinements of the feeling of freedom, belong just as necessarily to slave morality and morals as art and enthusiasm in reverence and devotion are the regular symptoms of an aristocratic mode of thought and valuation. From this one can understand without further ado why love as passion, which is our European specialty, must be of thoroughly noble origin: as is well known, its invention belongs to the Provençal knight-poets, those magnificent and inventive human beings of the “gai saber,” to whom Europe owes so much and almost owes itself.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13

L’opposition atteint son comble lorsque, conformément à la logique de la morale des esclaves, un souffle de dédain finit par s’attacher même aux « bons » de cette morale, si léger et bienveillant soit-il, parce que, dans la manière de penser des esclaves, le bon doit en tout cas être l’homme inoffensif : il est bonasse, facile à tromper, peut-être un peu stupide, un bonhomme. Partout où la morale des esclaves acquiert la prépondérance, la langue manifeste une tendance à rapprocher les mots « bon » et « stupide ». Une dernière différence fondamentale : le désir de liberté, l’instinct du bonheur et des subtilités du sentiment de liberté appartiennent tout aussi nécessairement à la morale et à la moralité des esclaves que l’art et l’enthousiasme dans le respect, dans le dévouement, sont le symptôme régulier d’une manière aristocratique de penser et d’évaluer. On peut comprendre aussitôt par là pourquoi l’amour comme passion, c’est notre spécialité européenne, doit absolument être d’origine noble : on sait que son invention appartient aux chevaliers-poètes provençaux, ces hommes splendides et inventifs du « gai saber », auxquels l’Europe doit tant de choses et presque elle-même.

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